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Un voyage à travers les siècles

On trouvera dans cette introduction des données de l'ouvrage La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d'histoire, édité en 2015. Ce "liber familiae", je l'ai désiré tel un hommage à ceux qui nous précèdent et nous marquent de leurs gènes, de leur foi en la vie, de leur persévérance dans les épreuves ; mais je l'ai voulu encore pour les générations actuelles et futures, afin que le passé les éclaire sur leur avenir et qu'elles réalisent la valeur profonde de s'inscrire dans une lignée dont les caractéristiques majeures sont le courage, l'art de s'instruire, de penser et aimer librement et d'attacher à l'empathie toute l'importance qui lui revient. Si à ce jour les porteurs du nom de notre famille ne sont pas si nombreux en Belgique, mais davantage en Argentine, pour les générations antérieures au XVIIIe siècle, toutes les branches potentielles n'ont pas été développées, ce qui aurait constitué une recherche considérable. Des pistes sont néanmoins parfois données. Mon propos a principalement été d'analyser avec un maximum de précision et de données biographiques deux des lignes familiales issues de Jean de Try, ancêtre commun à tous les Detry évoqués, à savoir celle de Thomas de Try, dite branche de Saint-Amand, et celle de Pierre de Try demeurée à Namur. Les branches féminines ont peu été abordées, sauf parfois en notes de bas de page, hormis deux exceptions dans la ligne de Pierre de Try, celles des descendances de Charles Detry (1780-1859) et de son fils Denis Detry (1818-1880) car la raréfaction du nom aux XIXe et XXe siècles y est telle que la parentèle familiale avec laquelle les relations existent alors repose sur des descendances féminines. Le site web ne peut évidemment reprendre le contenu d'une publication de près de 820 pages. C'est donc un résumé des origines de la famille, des engagements qui furent les siens et des principaux personnages qui la façonnent que le lecteur trouvera ici. Si le site donne un aperçu du livre, il apporte néanmoins des éléments nouveaux liés à des accès d'archives familiales ou publiques qui à l'époque de l'édition papier n'avaient pu être mis en œuvre pour des raisons diverses. Cela signifie que certaines notices biographiques qui paraissent ici ont été parfois complétées mais aussi que près d'une trentaine de notices nouvelles ont pu être réalisées et sont présentées. Les descendances féminines dans un onglet propre ont aussi été un peu plus largement développées. Il n'y aura pas de mises à jour régulières du site hormis des faits notoires ou découvertes majeures. Que les vertus diverses transmises par nos ancêtres servent aux jeunes générations de guide et que, quelles que soient les circonstances de leur vie, jamais elles n'abandonnent. La connaissance des siens est sans conteste une source de satisfaction pour qui prend la peine de s'y intéresser. Elle est aussi quelquefois la clef d'énigmes à des situations traumatiques transgénérationnelles au travers de certaines répétitions de l'histoire familiale ou de secrets de famille, dont on sait le poids qu'ils peuvent, dans certains cas, représenter [1].

Philippe-Edgar Detry


[1] A. Ancelin-Schützenberger, Aïe, mes aïeux, Desclée de Brouwer, 1997 ; S. Tisseron, Secrets de famille, mode d'emploi, La Flèche, 2004 ; M. Elkaïm, Comment survivre à sa propre famille, Mesnil-sur-l'Estrée, 2006. Aimable communication de Mme Guillaume Botermans née Gaëlle de Moreau (1971), fille du chevalier Michel et de Gaëtane Geelhand de Merxem, descendante comme Mme Philippe-Edgar Detry de Pierre-Paul Rubens. H. Douxchamps, Rubens et ses descendants, tome IV, Bruxelles, 1985, p. 173.