La publication familiale réalisée en 2015 n’a pas d’équivalent dans ce qui a pu être écrit sur le sujet, par l’ampleur des recherches effectuées, l’étendue des branches traitées et le grand nombre d’illustrations reproduites.
Un certain acharnement s'est pourtant abattu sur les archives familiales. Émile Detry, arrière-grand-père de l'auteur, photographe amateur de talent, effectue des recherches, rassemble des documents familiaux et s'attribue une devise familiale : « Plus haut que terre se veult le try ». La plupart de ses archives périssent dans l'incendie de Namur en 1914 ou disparaissent dans le démantèlement de sa propriété de campagne à Salzinnes après sa mort ; son fils Edgar en sauve néanmoins une partie. Le général Dendal, époux d'Alice Detry, s'intéresse aussi à la généalogie et quelques notes nous sont parvenues mais sa vie nomade de militaire a raison d'une grande part de ses archives. René-François Detry, fondateur de la Loterie coloniale transmet ses papiers personnels au fils né d'un premier mariage de son épouse, le physicien Max Cosyns à la mort duquel, suite à un remariage, sa descendance légitime, est privée de sa succession...Une situation identique est réservée au fils unique d'Arsène Detry. Certaines archives familiales parvenues à Mme Paul Faider, conservateur du musée de Mariemont, fille d'Elvire Detry, se consument avec tout le contenu de ses appartements privés lors du terrible incendie qui ravage le château.
Après son décès, les archives d'André Detry, bâtonnier de l'ordre des avocats et bourgmestre de Wépion sont confiées au musée local qui, victime d'une forte crue de la Meuse, perd la plupart de ses collections emportées ou détruites par les eaux. Les souvenirs de famille de deux branches éteintes aujourd'hui, celles de Léon Detry, bourgmestre de Gembloux, et de Madame Henri Provis née Sidonie Detry, passent dans des mains étrangères à la famille,et n'ont pu être localisées avec précision. Edmond Detry, féru de généalogie, rassemble de nombreuses archives que l'auteur a, en partie, photocopiées, mais les originaux sont introuvables aujourd'hui. La ferme et la brasserie Detry à Saint-Amand sont vidées de leur contenu lors de leur vente et l'on brûle dans la cour de la première, des jours durant, près de deux siècles d'histoire familiale... Si l'on ajoute à cela la destruction des maisons Detry lors du sac de Tamines en 1914, les pertes irréparables subies lors de la seconde guerre mondiale dans les archives publiques des villes de Mons et de Tournai, la disparition de certaines archives communales lors de la fusion des communes, et les souvenirs perdus par Paul Detry lors de l'indépendance du Congo, le bilan est évidemment assez négatif.
Toutefois, même si les circonstances ou le manque d'intérêt, nous prive aujourd'hui de certaines d'entre elles, par les archives conservées et complétées pendant un demi-siècle par Edgar Detry au White Cottage à Wépion, dont la plupart sont confiées à l'auteur, et par une collecte quasi systématique de ce dernier auprès de toutes les branches familiales, un Fonds est aujourd'hui reconstitué. Si on ajoute à cela les quelques archives d'André Detry (1903-1990) transmises par son fils Pierre, les importantes archives inventoriées d'Ernest de Try, déposées aux Archives générales du Royaume à Bruxelles sous le nom de « Papiers Ernest de Try », et celles du Chanoine Jules Detry partagées entre Anita et Chantal Detry et les Archives modernes du Grand Saint-Bernard à Martigny (Valais-Suisse), une documentation confortable permet à ce jour de comprendre et illustrer l'histoire familiale. Mme Luc Hennau née Martine Gregoir, petite-fille de Sylva Detry, May Dewaet, fille de Marie-Louise Detry, Alain Decastiau, petit-fils de Léa Detry et Françoise Sacré, petite-fille de Pauline Detry, de la branche de Tamines, ont, de leur côté, donné accès avec générosité aux souvenirs de famille qui ont pu leur parvenir.
Hormis les intérêts de certains membres de la famille mentionnés plus haut, il convient encore de soulever les patientes recherches de Thérèse Faider, petite-fille d'Elvire Detry, de Pierre-Paul Mouzelard, arrière-petit-fils de Marie-Françoise Detry, de Pierre (Pitou) van der Smissen, descendant de Marie-Valentine de Try dont les travaux et le Fonds d'archives sont déposés à l'Office Généalogique et Héraldique de Belgique à Bruxelles, ainsi que les publications de l'éminent professeur Jean-Louis Van Belle à la demande d'Erik Mondron et de Pierre Casimir-Lambert, tous deux descendants tant de Marie-Valentine que de Marie-Rose de Try. Sans oublier les travaux de Charles Debouche, descendant de Marie-Antoinette de Try comme en descend le généalogiste bien connu Emile Bouvier époux de (sa cousine par les de Try) Marie-Louise Petit (Upigny), descendante, elle, de Marie-Catherine de Try.