Les origines probables

Les trois premières générations qui suivent sont plus que probables et ce tant par la localisation, que par la similitude des prénoms, mais non prouvées. Avec toute la prudence que la science impose, plusieurs filiations diffusées notamment sur geneanet les considèrent clairement comme les premières générations de notre famille.

Martin de TRY, baptisé à Boninne vers 1495. Dont :

Martin de TRY, censier à Boninne, bourgeois de Namur le 30 septembre 1553 relevant la bourgeoisie, baptisé en 1525, décédé à Boninne en 1608 à 83 ans. Dont :

Martin de TRY, censier à Boninne, bourgeois de Namur le 30 septembre 1606, décédé à Boninne en 1624.

Les enquêtes du Conseil provincial de Namur font état le 6 octobre 1595 que devant les conseillers Berthoult et Proost, du conseil de Namur, Polet du Trieu, Lambert Bossere et consors agissent contre Dieudonnée Penasse veuve de Jean Gabriel. Il y est question d'une généalogie de Try « exhibée », hélas non retrouvée dans les pièces jointes, et des déclarations de divers témoins « dont Pierson du Honthoir, fils de Jehenne de Try et Jehan Pelart, bourgeois de cette ville âgé de 90 ans qui dit avoir connu Martin del Ruel dit de Try allié à une nommée Mago, desquels sont sortis une unique fille, Servaise de Try, laquelle serait morte 9 à 10 ans après ses père et mère il lui semble il y a environ 32 ans ».

Il y est aussi question de « Marguerite de Try veuve de Jean Brigaud fille de Henry de Try, de Marguerite de Try veuve de Jehan Bodart, de Jehenne de Try veuve de Pierre d'Aix, fille de Lambert de Try, et de Jehenne de Try veuve d'Andrianne du Honthoir » sans que les liens de parenté ne soient clairs. Il précise les avoir tous connus pour avoir toujours habité au lieu de Saint-Servais et été voisin proche de Martin del Ruel. Jehan du Cherolet (Chevolet), tailleur de pierre de son métier à Saint-Servais dit aussi avoir bien connu Martin del Ruel dit de Try et sa femme. Viennent alors les témoignages de Lambert de Saint Hubert, tailleur de pierres et de Jehan de Lannoy, « entretailleur » de pierres qui précisent, le premier n'avoir pas connu Martin du Trieu mais bien Henry Coyenne ne sachant s'il était frère dudit Martin, lequel fut allié avec une Martine et était de son métier, maître tailleur de pierres ayant souvent travaillé pour lui, et le second, avoir bien connu Henry du Trieu dit Coyenne, « ayant traficqué et besoingné beaucoup avec luy comme aussi Martinette sa femme et qu'il lui semble qu'il peut y avoir environ vingt ans que ledit Henry est mort pensant que sa femme l'at survécu, ayant le déposant taillé une épitaphe pour ledit Henry quy est encore à la quarrière des Grands Malades ». Les origines lointaines de la famille Detry restent donc à déterminer avec certitude mais il est fort probable qu’elles se trouvent profondément ancrées en terres namuroises.

Les origines certaines

Jean senior de TRY, propriétaire du « Grand Trieu » et censier du sieur de Jamblinne à Beez, bourgeois de Namur le 16 octobre 1629, décédé à Beez (Lives-sur-Meuse) le 12 avril 1660, y épouse le 25 novembre 1623 Jeanne BURET, décédée à Beez ( Lives-sur-Meuse) le 14 mars 1659, fille de Stéphane (Etienne) et d'Anne Andrion.

Ni le lieu, ni la date de baptême de Thomas de Try, bourgeois de Namur le 25 juin 1669, auteur de la branche dite de Saint-Amand, et bourgeois le même jour que son frère Martin, de même que ceux de Pierre de Try, bourgeois de Namur le 19 juin 1686 ne nous sont connus ; un Pierre de Try est bien baptisé à Champion mais signalé comme fils de Philippe de Try et de Marie Frippiat (ex matre de Bande). Hors sans doute possible, lorsque Thomas, Martin et Pierre de Try relèvent la bourgeoisie à Namur en 1669 et 1686, ils sont dits fils de Jean de Try, bourgeois de la ville. Il n'existe alors qu'un seul Jean de Try disposant de cette qualité de bourgeois, celui repris ci-dessus comme Jean senior de Try. Il est probable que ses enfants soient nés dans une commune avoisinante de Beez où les registres paroissiaux de cette époque ne sont plus conservés. Ajoutons qu'Antoinette de Hamoir épouse de Martin de Try, fils de Thomas, est la marraine de Nicolas de Try, fils de Mathieu de Try, lui-même fils de Pierre, ce qui semble bien confirmer la filiation évoquée.

Jean et Anne de TRY ont dix enfants dont entre autres :

Jean junior de Try (1641-1709), maître de carrières et marchand à Brumagne dès 1685 en association avec Jean-Baptiste de la Fontaine, marchand de bois à Beez, propriétaire à Beez, mambour du Très Saint-Sacrement à Lives-sur-Meuse, bourgeois de Namur le 4 octobre 1670, inhumé dans l'église de Lives-sur-Meuse où sa pierre tombale subsiste, époux de Marie-Françoise Minet (1629-1717), sans descendance mais dont la notice est reprise dans les personnalités évoquées ici, Guillaume de Try, chanoine de la collégiale Notre-Dame à Namur, décédé à Namur le 3 janvier 1712 (évoqué lui aussi dans les personnalités familiales mentionnées dans les archives familiales mais pour lequel ainsi que son frère Paschal, aucun élément de filiation n'a été trouvé), Thomas de Try, auteur de la branche dite de Saint-Amand considérée comme la première ligne, et Pierre de Try, dont descendent les Detry demeurés Namurois, et considérés comme formant la seconde ligne.


P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp. 53-62, 289.