« Plus haut que terre se veult le try. »

– Devise familiale

Armoiries de la famille Detry, autrefois de Try

Armoiries familiales

Dans les crayons généalogiques réalisés par le général Émile Dendal (1847-1932), époux d'Alice Detry, et son fils Gustave Dendal (1887-1968), les croquis d'armoiries représentent un rocher à trois coupeaux qui, selon la tradition familiale, se veut armes parlantes en référence au « try » ou « trieu ». Il se trouve dans les archives familiales une reproduction d'un dessin à l'encre de ces armes, qui semble XVIIIe par l'écriture du patronyme mentionné « de Try et Detry » mais aucune indication ne permet d'en connaître la source [1]. La devise « Plus haut que terre se veult le try » utilisée notamment par Émile Detry (1858-1914) accrédite cette figure héraldique. La branche de Saint-Amand porte, elle, des armoiries différentes dont aucune origine n'a cependant été trouvée.

La branche de l'auteur porte « d'argent à une jumelle d'azur accompagnée en chef d'une anille de sinople, et en pointe d'un rocher de trois coupeaux du même [2]. L'écu surmonté d'un heaume d'argent, grillé, colleté et liseré d'or, doublé et attaché de gueules, aux bourrelet et lambrequins de sinople et d'argent. Cimier : l'anille de l'écu dans un vol d'argent. La devise est : « Plus haut que terre se veult le try » en lettres de sinople sur un listel d'argent » [3]. Ces armoiries publiées dans Le Parchemin en 1992 figurent sur des portraits, des pièces d'argenterie, des chevalières, des reliures en cuir et des écrins de médailles. L'on doit aussi au talent de Jean-François Houtart, héraldiste connu et reconnu, divers dessins sur papier et, sur parchemin en 1997, des armes d'alliance « Detry-della Faille de Leverghem ». Ces dernières ornent aussi une taque de cheminée en fonte réalisée par le chevalier Bruno de Menten de Horne, et une pierre extérieure sculptée en 2003 sur pierre de France, par Marc Gruslin [5]. Elle est encastrée dans la façade de la Villa des Roses à Namur, demeure de l'auteur et de son épouse, et porte en outre la devise familiale. En raison du décret du 12 mai 2004 relatif à l'enregistrement d'armoiries de personne physique en Communauté française, les armoiries ci-avant décrites ont fait l'objet d'un enregistrement, par arrêté ministériel du 12 janvier 2013, pour Philippe-Edgar et Alain Detry et leurs descendants porteurs du nom [6].

Galerie de photos et de documents


[1] Archives de la famille Detry.

[2] Le Parchemin, Bruxelles, 1992, pp. 57-58 ; Office Généalogique et Héraldique de Belgique : http://oghb.be/hv/detry-olim-de-try ; J. Douxchamps, Armorial belge contemporain, Wépion, 1997, p. 43 ; http://www.docstoc.com/docs/99788371/Armorial-Namur.

[3] Selon le décret du 12 mai 2004 modifié le 30 avril 2009 et l'arrêté du Gouvernement de la Communauté française du 14 octobre 2010 portant exécution du décret ci-dessus mentionné, concernant l'enregistrement des armoiries bourgeoises, ces dernières sont confirmées le 29 octobre 2012. Moniteur belge, 26 août 2013.

[5] Sur Marc Gruslin, sculpteur, héraldiste sur pierre, restaurateur des pierres de monuments classés et d'église, voir « Marc Gruslin, sculpteur et passeur d'éternité » in Laboralys, Le Carnet des savoirs, 2013 ; Le Hérault, 2013 ; Artisans d'art en province de Namur, Namur, 2014, p. 32. Résidant à Bossière, c'est lui qui est chargé par la Fabrique d'église de ce village de restaurer en 2014 les trois stèles commémoratives des victimes de la Première Guerre mondiale dont la pierre encastrée dans le mur du cimetière et dédiée à la mémoire de René-Joseph Detry.

[6] J.-P. Springael, Armoiries de personnes physiques et d'association familiale en communauté française, Bruxelles, 2014, pp. 76-77.