« Ne demande pas ce que ton pays peut faire pour toi, demande ce que toi tu peux faire pour ton pays. »
– John Fitzgerald Kennedy
La famille est sans conteste royaliste et il n'est pas vain de rappeler qu'avant même que notre Dynastie belge soit en place, Jean-François Detry (1742-1816), chanoine prémontré de l'abbaye d'Heylissem, prêtre réfractaire, est exilé à l'île de Ré en 1798 pour avoir refusé de prêter le serment, exigé alors sous le régime républicain français, de « Haine à la Royauté ». L'attachement de la famille à la Dynastie belge est concomitante à son règne et déjà le 20 juin 1857, Maximilien Detry (1806-1872), bourgmestre de Saint-Amand à la suite de son père, qui dans le cadre de ses fonctions de maire de sa commune mais aussi de conseiller provincial du Hainaut, jure fidélité au Roi Léopold Ier dès 1830, est le porte-parole du Conseil communal « pour exprimer à Sa Majesté toute sa satisfaction et celle de toute Sa population au sujet des mesures qu'Elle a eu le bon esprit de prendre afin de rétablir le calme troublé momentanément à l'occasion de la discussion de la Loi sur la Charité ». Le 2 octobre 1869, c'est Denis Detry (1818-1880), fils de Charles Detry (1780-1859), échevin à Saint-Marc ayant lui aussi juré fidélité au Roi Léopold Ier dès 1830, qui, à l'invitation du gouverneur de Namur, le comte de Baillet, assiste en présence du Roi Léopold II et de la Reine Marie-Henriette à l'inauguration de la statue érigée par la Ville en l'honneur de Léopold Ier, « fondateur de la Dynastie dont la mémoire est si chère à nos populations ».
L'année 1878 voit fêter le 25e anniversaire du mariage du Roi Léopold II et de la Reine Marie-Henriette. C'est l'occasion pour Marie Langhendries, descendante des lignages de Bruxelles, et alors fiancée au docteur Louis-Philippe Detry, de se manifester et de recevoir un « Souvenir et Remerciement » signé de la main même de la Reine. C'est que Louis-Philippe Detry (1851-1914), échevin de l'Instruction publique à Gilly, ville où il devient lieutenant-colonel de la Garde civique, n'est pas moins attaché à la famille royale. En 1894, il a le plaisir d'accompagner le prince Albert alors en visite à la Société de gymnastique « La Gillicienne » et conserve longtemps la mémoire de ce moment. Fêté en 1892 pour son dévouement envers la milice citoyenne de Gilly, il reçoit son portrait en grande tenue réalisé par le peintre Watelet et ému, Louis-Philippe remercie « et au milieu du silence le plus profond, le major Detry se lève et devant tous les assistants debout, porte le toast au Roi, sauvegarde de la patrie, qui à la tête de la nation, incarne le mieux l'amour du pays ». Fidèle à la personne du Roi Léopold II, il est membre du Comité de patronage du « Grand concours National et International de Tir » organisé pour les fêtes des septante-cinq ans de l'indépendance de la Belgique. En tant que chef de corps, il reçoit à cette occasion, le 21 mai 1905, un drapeau national officiel, et rappelle avec fierté que « ces trois couleurs forment pour tout cœur bien né une idée, une émotion, un souvenir, une espérance », et que « nous défendrons jusqu’à la mort le trône de notre souverain, notre belle Constitution et le sol libre de notre chère Belgique ». Le déjeuner qu'il donne à cette occasion évoque à suffisance son attachement dynastique :
Potage constitutionnel
Barquettes patriotiques
Saumon à l’Indépendance
Filet de bœuf de Waelhem garni à la 1830
Poularde de Berchem à la Merode
Asperges brabançonnes
Langoustes à la Jenneval
Marquise à la Chasteleer
Café congolais extra
Gâteau Léopold II
Desserts.
En 1911, on fête le XXVe anniversaire de la Garde civique de Gilly et une manifestation est organisée en cet honneur. Plus que jamais attaché à la monarchie, Louis-Philippe porte un toast au Roi Albert Ier précisant : « Au Roi, Messieurs qui bien que jeune encore a gagné la confiance, l'estime et l'admiration de tous les Belges par son discours du Trône où il a si bien dépeint ses aspirations, ses tendances et son ferme désir de marcher dans la voie du progrès. À Sa Majesté la Reine Elisabeth qui dès son arrivée sur notre sol national a su conquérir tous les coeurs, toute la sympathie, et le respect absolu de tous les Belges par une sollicitude maternelle, un dévouement admirable, un amour sans borne pour les humbles, les miséreux et les pauvres malades ». À cela s'ajoute l'envoi au Roi d'un télégramme « L'assurant de tout l'attachement de la Garde civique de Gilly à Sa personne et formant des voeux de prompt rétablissement pour la Reine Elisabeth, alors souffrante ».
En 1903, Léon-Octave Detry, alors major, assiste comme membre de la première heure à la réunion de démarrage de la Société d'Études coloniales qui se déroule dans la salle blanche du casino d'Ostende « qui avait reçu une très jolie décoration de plantes ornementales encadrant le buste du Roi. M. le lieutenant général Donny, aide de camp du Roi, vice-président de la Société d'Études coloniales à Bruxelles, est venu spécialement à Ostende pour assister à la cérémonie d'inauguration et en rehausser l'éclat par sa présence (...) ». Président, en 1905, de la Commission organisatrice de la Fête militaire qui se déroule à Ostende dans le cadre des fêtes de l'Indépendance de la Belgique, l'événement est en tous points réussi, et la presse conclut « qu'une dernière Brabançonne, reprise en choeur et écoutée debout par tous les spectateurs clôture cette fête réussie en tous points et il convient de féliciter la Commission organisatrice, dont le major Detry, président ». Alors lieutenant-colonel au 3e régiment de Ligne, Léon-Octave conduit en 1910 le corps d'officiers du régiment à la fois lors du service funèbre donné en mémoire du Roi Léopold II et ensuite au Te Deum chanté pour l'arrivée au règne du Roi Albert Ier, en l'église des Saints Pierre et Paul à Ostende. Reçu en audiences privées par le Roi Albert Ier, notamment le 13 juin 1911, alors qu'il est colonel commandant le 12e régiment de Ligne, il est chargé de remettre le 23 juillet 1911 le drapeau national à la Société des Anciens Frères d'Armes à Saint-Nicolas (Liège) où il déclare avec émotion : « réunis aujourd'hui autour des plis du Drapeau national, vous donnez le spectacle réconfortant d'une force sur laquelle le Roi et la Patrie peuvent compter en toutes circonstances. En vous associant, ce n'est pas l'agrément seul que vous avez recherché, vous avez voulu mettre en œuvre en l'élargissant, le sentiment familial le plus vif, ce sentiment auquel à l'armée on fait tant appel, « la solidarité ». Sa Majesté Le Roi, qui préside avec tant de clairvoyance et de sagesse aux destinées de notre beau Pays, applaudit à votre initiative et a bien voulu me charger de vous en féliciter . Le 27 novembre 1911, c'est au Te Deum célébré pour la saint Albert en hommage au Roi Albert Ier qu'il est présent en la cathédrale où officie l'évêque de Liège. Le décès de Léon-Octave fait l'objet d'un « Rapport au Roi » par le Ministre de la Guerre, le 15 juin 1912.
Julia Detry (1874-1957) épouse de son cousin Pierre Rubay (1868-1940), recteur de l'École de médecine vétérinaire de Cureghem est présentée à plusieurs reprises au Roi Léopold III qui tient ce dernier en grande estime. Les fêtes du Centenaire de l'établissement qu'il dirige se déroulent en la présence du Roi Léopold III qui lui remet en personne les insignes de grand officier de l'Ordre de Léopold. Le Roi Léopold III délègue par ailleurs, pour Le représenter, un de ses généraux aides de camp aux funérailles de Pierre Rubay. Son épouse, profondément attachée à la Dynastie figure comme « souscriptrice » par un don en 1948 au cadeau offert pour les vingt-et-un ans de la Princesse Joséphine-Charlotte. Marcel Detry (1879-1972), chirurgien à Bruxelles et à Jumet, est adjoint puis chef de service à l'hôpital de Jumet fondé en 1912 en présence d'Edith Cavell pour laquelle il opère. C'est une dizaine de soldats envoyés individuellement de Jumet vers Bruxelles et ensuite, quand le sort le permet, vers les Pays-Bas, dont il sauve la vie, et ce à intervalles d'environ une semaine, jusqu'à la fin du mois de janvier 19151. Il collabore aussi avec le docteur Depage dont on sait le rôle qu'il joue aux côtés de la Reine Elisabeth à l'hôpital « L'Océan » à La Panne.
Le 28 juin 1908, Jules Detry (1881-1950), ténor, chroniqueur musical et théâtral assiste, à l'invitation du sieur Warocqué, au dîner donné en l'honneur de la visite du Prince Albert et la Princesse Elisabeth dans le parc du château de Mariemont. Trésorier puis directeur de la Chorale des XVI à Charleroi qui fête son vingtième-cinquième anniversaire en 1932, un télégramme est envoyé au Roi Albert Ier et à la Reine Elisabeth « afin de Leur adresser des voeux de loyalisme ».
Ernest Detry dit de Try, éditorialiste et agent d'affaires au Congo n'a pas de mots assez forts pour évoquer la grandeur du Roi Léopold II qu'il admire profondément notamment pour son oeuvre coloniale. Il énonce son point de vue non seulement dans une publication en 1912, mais encore dans des poésies dont il est friand et qu'il dédie à la Famille Royale :
Palais Royal, noble et vaste demeure
D'un grand esprit, le Roi Léopold II ;
Dans l'existence, où chacun passe et meure,
Ton calme évoque un Souverain fameux,
Dont le génie et la profonde vue
Nous ont donné, sans conflits dévorants,
Plus de grandeurs et de neuve étendue,
Qu'au temps jadis, les plus fiers conquérants
En 1935 encore, Ernest de Try se fait le défenseur de tous ceux qui ont tout donné au Congo et adresse au Roi Léopold III, un très long « Rapport au Roi » dans le but de Le convaincre d'accorder une pension aux coloniaux invalides.
Si Olga Detry (1882-1966), directrice d'établissements d'enseignement pour jeunes filles à Charleroi et à Bruxelles, ne cesse lors de distributions de Prix ou événements divers de pavoiser les lieux qu'elle dirige des couleurs nationales et de faire retentir, par des choeurs et orchestres, la Brabançonne, elle encourage le patriotisme sous toutes ses formes. En 1923, elle organise à Charleroi une fête patriotique où la presse rappelle « qu'elle exalta l'héroïsme surhumain déployé par nos petits soldats dans les combats sanglants de Liège, Namur, et plus tard dans les boues infectes de l'Yser, et nous montra enfin, en sublime délivrance, la rentrée de notre vaillant Roi dans un pays que son courage et sa ténacité lui avaient permis de revoir ». Suite à la mort tragique du Roi Albert le 17 février 1934, elle marque la Distribution des Prix de juillet de l'établissement qu'elle dirige, d'un hommage tout particulier. Si la Brabançonne est jouée avec force par un orchestre, Marche-les-Dames, poème de Cammaerts est écouté dans un silence impressionnant », suivi par « une élève qui, d'une voix grave, dit un poème de Verhaeren, Le Roi et La Reine à La Panne, alors qu'enfin une Brabançonne, à deux voix, termine l'audition ».
Entre-temps, en 1923, Fernand Detry (1879-1941), combattant 1914-1918, président de la section de Saint-Amand des Anciens Combattants et fervent patriote rend un vibrant hommage, en juillet à l'occasion de la Fête nationale, lors d'une cérémonie à laquelle participent les garçons de l'école communale, à quatre héros locaux pour lesquels un mémorial est inauguré, et « au cours de la réunion qui succède à la cérémonie propose d'adresser un télégramme au Roi en témoignage d'indéfectible attachement ». Trois mois plus tard à l'occasion de l'inauguration du Monument aux morts de Saint-Amand, il rappelle : « Souviens toi de la guerre et de ses horreurs, sois sans haine pour nos ennemis vaincus, mais sois belge d'abord ».En 1929, c'est Gaston Detry (1877-1947), rentier à Uccle, qui fait un don de 1000 francs pour la souscription générale placée sous le haut patronage du Roi Albert Ier, lancée en vue d'ériger un monument au général baron Jacques de Dixmude sur la Grand-Place de Dixmude.
Si pour sa part Edgar Detry ne manque aucun Te Deum, il symbolise à lui seul les notions de « Dieu, famille, patrie » qu'évoquent régulièrement ses correspondances de guerre avec son beau-père, officier supérieur évacué pour raisons médicales en Suisse, comme en ce 31 mai 1915 où il écrit : « Hier a eu lieu à Namur une manifestation religieuse grandiose. Dix mille personnes ont accompagné Notre Evêque depuis la chapelle Notre-Dame du Rempart jusqu'à la grotte de Bricgniot et retour. Cette manifestation imposante en vue de la prochaine fin des hostilités porta l'émotion des assistants à son comble lorsqu'à la clôture, 10.000 voix entonnèrent une vibrante Brabançonne ». En 1918, il correspond avec son beau père alors chargé de commander le Centre d'instruction militaire d'Eu en Seine Maritime qui lui signale avoir noué des relations privilégiées avec le comte d'Eu, cousin du Roi Albert Ier. Cet attachement justifie dès lors qu'Edgar Detry figure parmi les membres du Comité des Fêtes commémoratives organisées à Wépion en 1925 en l'honneur des noces d'argent du Roi Albert et de la Reine Elisabeth. C'est également lui qui initie à Wépion les fêtes du Centenaire de la Dynastie en 1930 et c'est son fils André Detry (1920-1981), alors âgé de dix ans, qui figure un jeune marié de 1830 installé, pour le cortège historique, dans une calèche pavoisée.
René-François Detry, chef de cabinet du Ministre des Colonies, président-fondateur de la Loterie Coloniale, exerçant de nombreuses fonctions honorifiques, très présent aux Te Deum, est souvent en relation avec la Famille Royale. Si fin 1925, c'est à lui que revient l'honneur d'accueillir à la Foire commerciale de Luxembourg le Prince Félix époux de la Grande Duchesse de Luxembourg, il est tantôt proche du Prince Léopold lors du banquet donné au Métropole en juillet 1926 pour l'anniversaire de la fondation de l'État indépendant du Congo, ou s'adresse au Secrétaire de la Reine Elisabeth en septembre de cette année-là pour l'informer de la visite en Belgique de la célèbre doctoresse Pears. En novembre, il est aux côtés du Roi Albert 1er et du Prince Léopold au gala du Cercle africain qui se déroule à la Monnaie. On y représente Madame Butterfly et le ballet Nymphes des Bois au profit de la Croix Rouge du Congo. Il collabore d'ailleurs avec cette dernière institution, section de la Croix-Rouge de Belgique placée sous le haut patronage du Roi Albert Ier et la Présidence d'Honneur de la Reine Elisabeth. Enfin, en décembre, a lieu en présence du Prince Léopold la séance de rentrée de la Section de droit maritime et colonial lors de la Conférence du Jeune Barreau de Bruxelles dans la grande salle de la Cour d'assises du Palais de Justice.
Le 20 mai 1928, René-François Detry est aux côtés du Prince Léopold et de la Princesse Astrid à l'Université coloniale d'Anvers et en janvier 1932, il fait partie de la petite délégation de quatre personnalités reçues au Palais par le Roi Albert Ier dans le cadre de la sortie du livre À nos héros coloniaux morts pour la civilisation, ouvrage par ailleurs remis en novembre de la même année au Prince Léopold. En décembre 1933, René-François Detry est aux côtés du Prince Léopold au Palais des Académies où se déroule le XXVe anniversaire du Conseil colonial. En février 1935, il représente le ministre des Colonies à l'exposition Léopold II à Bruxelles initiée par le Amis et serviteurs de Léopold II en vue de perpétuer la mémoire du grand Roi, en avril, il est à la Manifestation des Coloniaux à la Mémoire de Léopold II, et en novembre représente le ministre pour fleurir la statue équestre de Léopold II place du Trône à Bruxelles. Comme président de la Ligue du Souvenir congolais, René-François Detry dépose une gerbe, le 17 décembre 1936, à la crypte de Laeken à la mémoire du Roi Léopold II décédé à cette date en 1909. En février 1937, il se recueille devant le Monument du Roi Léopold II, Place du Trône, à l'occasion du 40e anniversaire de la prise de Redjaf sur le Nil par les troupes congolaises commandées par le Colonel Chaltin, et en juillet 1938, il est au Palais des Académies lors de la Distribution des récompenses pour actes de courage et de dévouement en présence du Roi Léopold III, du Prince Charles, du Prince Baudouin et de la Princesse Joséphine-Charlotte. Il est encore présent aux côtés du Roi Léopold III, du duc de Brabant et de la Princesse Joséphine-Charlotte à la remise des distinctions honorifiques qui se déroule en ce même lieu en juillet 1939. René-François Detry est aussi l'invité assez régulier, en 1933, 1938 et 1939 du comte et de la comtesse de Paris, au manoir d'Anjou.
Jules Detry, Chanoine dans l'Ordre des Chanoines réguliers du Grand Saint-Bernard, est par sa qualité d'aumônier de la Reine Marie-José d'Italie proche de la Cour. Ami d'enfance de Madeleine de Lantsheere, dame d'honneur de la Princesse Marie-José puis de la Reine Astrid, il a une profonde admiration pour la famille royale belge, pays dont il est resté très proche de coeur. Au moment de la Question royale, il écrit sur ce sujet, car il est aussi journaliste en plus d'être ethnologue et missionnaire, dans Le Courrier de Genève, sous le pseudonyme de Bernard Dupierry. Il y fait un état de la situation et attire l'attention sur le danger du séparatisme wallon. Il précise : « Certes tous les adversaires du Roi ne sont pas séparatistes mais tous les séparatistes sont adversaires du Roi. Qui s'en étonnera ? Les ennemis de la Belgique savent très bien que le Roi est le ciment de l'Unité nationale et le rempart de l'Indépendance belge. C'est un roc sur lequel leurs intrigues doivent se briser ». Il est en relation épistolaire à ce propos avec le Révérend Père Braun alors en poste à l'Université de Fribourg et futur aumônier de la Cour de Belgique auquel il écrit le 15 février 1946 : « Renseignements pris, le journal La Liberté n'a jamais rectifié les accusations qu'il a lancées à l'adresse du Roi en 1940, faisant écho aux glapissements de Paul Reynaud et autres sieurs désireux de décharger sur notre Roi les responsabilités qui les écrasaient (...) ». Le Chanoine Detry accueille la Reine d'Italie au Grand Saint-Bernard le 10 mai 1949et l'accompagne ensuite à Saint-Maurice, comme il le fait aussi ultérieurement à Gstaad mais aussi en pèlerinage à Vézelay. En 1950, c'est aux côtés de la Princesse Joséphine-Charlotte qu'il est à la Société Royale de Géographie d'Anvers où il donne une conférence sur le Tibet dont il revient. L'année suivante, il publie un vibrant hommage au Congo belge et conclut « La Belgique avec son Congo est un grand pays ».
Lors du mariage de la Princesse Joséphine-Charlotte avec le Grand-Duc Jean de Luxembourg, en 1953, un Te Deum est chanté en l'église du Sacré-Coeur à Ouchy et c'est Jules Detry qui prononce alors l'éloge des époux. Parmi ses innombrables conférences, il en donne une à Luxembourg et est reçu par le Prince Félix au Palais grand ducal, et il est aussi orateur pour l'Union Royale Belge de Genève. En 1953, le Roi Baudouin le décore de la médaille d'argent de la Reconnaissance Belge pour les services rendus au Pays pendant la période de guerre 1940-1945. A la même époque, il écrit un très bel article dans la Gazette littéraire qui évoque le monastère des Cornes fondé par les moines du Saint-Bernard et qui permet de situer les rapports entre la Maison de Savoie, quelques familles nobles du canton de Vaud et la Cour d'Angleterre. Il prépare, au printemps 1955, un voyage au Congo avec la Reine Marie-José mais il est finalement annulé « pour raison de famille ».
Lorsqu'il est contacté, en juillet, par le secrétariat de la Reine Marie-José pour devenir son aumônier, son interlocutrice lui signale que « Sa Majesté serait particulièrement heureuse de voir dans son entourage un chanoine du Grand-Saint-Bernard et aussi un fidèle ami de sa famille ». En 1960 encore, Jules Detry est en contact avec Marjorie-Hilda Sykes, ancienne secrétaire du baron de Cartier de Marchienne, ambassadeur de Belgique à Londres à propos de l'abdication du Roi Léopold III qui reste pour lui une douleur. Il signale avoir versé les correspondances originales qu'il a recopiées, dans les archives de la Reine Marie-José. Son aumônier pendant un quart de siècle, jusqu'à son décès en 1980, il est régulièrement auprès d'Elle au château de Merlinge où en mars 1969 il passe un long séjour au cours duquel il est en compagnie du Roi Baudouin pour lequel il a pris en main en 1961 la concrétisation d'un cadeau des ressortissants belges en Suisse à l'occasion de son mariage avec Dona Fabiola. En juin 1969 c'est Sa Sainteté le Pape Paul VI que le Chanoine Jules Detry rencontre à Genève. Le 29 octobre 1970, il prend part à une réception donnée lors du baptême de Raffaello, fils de la Princesse Marie-Béatrice de Savoie.
De Mexico, le 10 mars 1971, il reçoit du gendre de la Reine Marie-José, Luis Reyna Corvalan, époux de Marie-Béatrice de Savoie une lettre charmante : « je sais que vous avez répondu à notre amitié très fidèlement et je garde un excellent souvenir de vos conseils et de votre appui moral. J'espère avoir le plaisir de vous revoir lors de notre prochain voyage en Europe et de pouvoir reprendre nos conversations. Je vous demande la bénédiction de Dieu pour ma famille ». L'année suivante, le 31 octobre, il est à la réception de mariage du Prince Victor-Emmanuel de Savoie. Les archives de Jules Detry comportent en 1974 le double d'une lettre adressée à la Reine Marie-José pour lui présenter ses voeux dans laquelle « il la prie d'accepter l'assurance de sa gratitude pour les innombrables marques de bienveillance et de confiante amitié dont je fus l'heureux bénéficiaire pendant près de quarante ans ». La Reine Marie-José, de même que ses enfants, écrivent par ailleurs souvent, avec amitié et affection à Jules qui est en outre un ami proche de la Princesse Catherine Napoléon et du Prince Jérôme Napoléon, petits-enfants de la Princesse Clémentine de Belgique; leur père, le Prince Napoléon (1914-1997), petit-fils du Roi Léopold II, est reçu par le Chanoine Jules Detry lors de son passage au Collège de Champittet en mars 1975.
André Detry, avocat, bâtonnier à deux reprises de l'Ordre des avocats de Namur et ancien Résistant armé, a fait de la Question royale, et de la défense du Roi Léopold III, son sujet de prédilection et tout au long de l'année 1950, il prend son bâton de pèlerin lors de meetings politiques du Parti social-chrétien dont il est un candidat pour la Province de Namur et la presse signale que « M. Detry retraça l'histoire de la Question royale, insistant sur l'obstination d'une opposition qui ne recule pas devant la diffamation pour arriver à ses fins ». Lors de l'installation du Conseil communal de Wépion, suite aux élections communales de 1964, André Detry est nommé échevin des Finances et de l'Instruction publique et suite à un remaniement en 1967, bourgmestre. Comme tant d'autres élus de la famille qui l'ont précédé, échevins ou bourgmestres, il prête alors le serment traditionnel « Je jure fidélité au Roi, obéissance à la Constitution et aux lois du peuple belge ».
Son frère, Jacques Detry, chef de cabinet de cinq ministres, président de banque et de la Loterie Nationale et Résistant armé, rencontre à de nombreuses reprises le Roi Baudouin ou le Prince Albert dans le cadre de ses fonctions : le 19 novembre 1982, il est à la résidence de l'Ambassadeur du Mexique à une réception donnée en l'honneur du Prince Albert, avec lequel il est, le 17 janvier 1985, au Salon du Véhicule utilitaire au Heysel. Entre-temps, Jacques Detry assiste aux remises des Prix Artois Baillet Latour 1983 et Prix de la Recherche scientifique médicale 1984, tous deux au Palais des Académies, en présence de la Reine Fabiola. Le 24 septembre 1985, il prend part avec le Roi Baudouin, la Reine Fabiola et le Prince des Asturies à l'ouverture officielle, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, d'Europalia-Espagne. Les 30 octobre 1985 et 2 décembre 1986, Jacques Detry est aux côtés du Roi Baudouin, les deux fois au Palais des Congrès à Bruxelles, à l'occasion, d'une part, du cinquantième anniversaire de la Commission bancaire, et d'autre part, des cinquante ans de l'Association Belge des Banques. Photographié à Ostende en 1985 en compagnie du Prince Albert, Jacques Detry assiste ensuite au Palais des Académies, le 27 février 1986, à la remise des Prix quinquennaux du Fonds National de la Recherche Scientifique, et le 25 octobre de la même année, aux festivités des 75 ans du Carnegie Hero Fund, les deux fois avec le Roi Baudouin ; quelques mois plus tard, le 29 avril 1987, on le retrouve aux côtés du Prince Albert lors de la séance académique suivie d'une réception au Palais des Beaux-Arts de Charleroi, en l'honneur de l'Année du Commerce extérieur, sujet cher au Prince, et le 11 mai en compagnie du Roi Baudouin à la Séance académique d'ouverture de la troisième édition de Flanders Technology International à Gand. Le 6 septembre 1987, Jacques Detry répond à l'invitation du professeur Ignace Claeys Boüuaert, président du 41e Congrès de l'Association Fiscale Internationale qui se tient en présence du Prince Albert au Palais 10 du Heysel.
Membre du Comité de coordination de la Fondation Roi Baudouin, Jacques Detry est aussi un précieux soutien financier lors de la préparation, sur trois ans, des anniversaires royaux pour lesquels outre une photo dédicacée du Roi Baudouin et de la Reine Fabiola avec leurs marques de reconnaissance, il reçoit le livre de Paul et Anne van Ypersele de Strihou consacré au château de Laeken, Un château au siècle des Lumières avec cette dédicace : « Hommage de la Fondation Roi Baudouin à Monsieur Jacques Detry, membre du Comité des Finances pour la célébration du 60e anniversaire de S. M. Le Roi et des 40 ans de Son Règne en témoignage de gratitude pour sa précieuse collaboration 1989-1991 ». Les courriers reçus à cette époque par Jacques Detry précisent : « Nous savons les efforts importants que, sous diverses formes, vous avez consentis en hommage au Souverain, pour participer à la réussite de cette campagne exceptionnelle. Au moment où elle se termine, nous tenions à vous remercier une fois encore et à vous répéter que ce fut un privilège de pouvoir bénéficier de votre précieux appui ». Entre-temps, Jacques Detry qui entretient une relation privilégiée avec le prince Albert dans le cadre du Fonds Prince Albert créé pour la formation de spécialistes en commerce extérieur, mais plus encore par sa présidence de la Croix Rouge, le rencontre plusieurs fois au Belvédère, échange avec lui des courriers, et assiste le 9 février 1989, au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, aux 125 ans de la Croix Rouge de Belgique, cérémonie rehaussée de la présence du Roi Baudouin et de la Reine Fabiola, du Prince Albert et de la Princesse Paola.
Le 13 février 1990, Jacques Detry est présent au Sommet européen de la Semaine Internationale de l'Agriculture au Palais 5 du Heysel avec le Prince Albert, et le 18 octobre 1990 est à ses côtés au vernissage de l'exposition « Dynastie et Culture » à la CGER à Bruxelles.
Le 5 décembre 1990, il assiste en présence du Roi Baudouin et de la Reine Fabiola à la remise, au Concert Noble, du Prix International Roi Baudouin pour le Développement, et l'année se clôture le 15 décembre 1990, par une cérémonie en l'honneur de la Reine Fabiola sous le nom de « Hommage à la Reine. 30 ans d'écoute » qui se déroule dans les Palais du Heysel à Bruxelles et à laquelle Jacques Detry se trouve également. Enfin, le 20 juin 1991, il est au concert donné au Palais des Beaux-Arts suivi d'une réception au Palais Royal, ceci dans le cadre de la programmation des concerts d'automne ou de Noël annuels donnés le plus souvent au Palais de Bruxelles ou au château de Laeken, et dont Jacques Detry est un fidèle. Il connaît de longue date Jacques van Ypersele de Strihou, alors chef de cabinet du Roi Baudouin, et le Maître des Cérémonies de la Cour n'est autre que le baron Christian de Posch, un ami d'enfance de Jacques Detry. Ce dernier est par ailleurs presque toujours présent au Te Deum et porte un intérêt réel aux activités du Fonds Léopold III pour l'Exploration et la Conservation de la Nature.
Arsène Detry (1897-1981), peintre, professeur, directeur artistique et critique d'art est immortalisé en conversation avec la Reine Fabiola en 1979 ; particulièrement touchante est la sculpture, finalisée la veille de sa mort en 1998 par André Willequet (1921-1998), époux de Françoise Detry (1937-2023), sculpteur, membre de la Classe des Beaux-Arts de l'Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, créée dans un tronc de tilleul coupé du parc de Laeken et offert en 1997 par la Reine Paola. Gilberte Detry (1924-2022) est à plusieurs reprises dame d'honneur de la Reine Fabiola dans le cadre de la présidence d'activités caritatives exercée par son époux, Freddy Hartog Mackenzie. Monique Detry (° 1945), est l'un des professeurs à l'Institut de la Vierge-Fidèle à Bruxelles de Mathilde d'Udekem d'Acoz épouse du Roi Philippe de Belgique, de la Princesse Astrid, et de la Grande Duchesse de Luxembourg née comtesse Stéphanie de Lannoy.
Philippe-Edgar Detry collabore plusieurs années avec l'Archiduchesse Anne-Gabrielle d'Autriche à l'Oeuvre « Aider Autrui » pour laquelle elle le remercie à chaque fois avec gentillesse et émotion précisant tantôt : « J'ai reçu toutes ces merveilles… (...) Votre généreuse fidélité me touche et me donne du courage. Grand merci en « leur » nom ». Dans le cadre de ses fonctions de mécénat à la Loterie Nationale, Philippe-Edgar Detry est amené à rencontrer assez régulièrement des représentants de la famille royale tant dans le cadre de la Biennale Internationale de la Dentelle dès 1989, que du Concours Musical International Reine Elisabeth de Belgique ou de la remise des Prix à la Chapelle Musicale Reine Elisabeth à Waterloo37 où la Reine Fabiola est très présente. Mais aussi lors des concerts de Noël au Palais Royal, des dîners de gala ou concerts de la Fondation Reine Paola, et des concerts de la Fête nationale au Palais des Beaux-Arts auxquels le Roi Albert II et la Reine Paola puis le Roi Philippe et la Reine Mathilde assistent. Lorsque ces événements se déroulent au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles, il a alors le privilège d'être reçu au Salon Royal. En 2003, Philippe-Edgar Detry assiste aux diverses festivités qui marquent les dix ans de règne du Roi Albert II et le 6 décembre, il est à la soirée de gala donnée à l'hôtel Conrad au profit de la Fondation Princesse Margarita de Roumanie en sa présence ainsi que que celles du Prince et de la Princesse Alexandre de Belgique et du Prince Radu de Hohenzollern-Veringen. Veillant au protocole pour les Fêtes des 70 ans de la Loterie Nationale, Philippe-Edgar Detry accueille, le 18 octobre 2004, le Roi Albert II qui participe au tirage exceptionnel donné à cette occasion et visite ensuite l'exposition « L'Enchantement du Jeu ».
En 2005, il assiste, du 16 au 21 juillet, aux événements qui marquent les 175 ans de l'indépendance de la Belgique et le 25e anniversaire du fédéralisme en notre pays : « La Belgique danse », Place Poelaert, moment émouvant se déroulant simultanément dans douze villes de Belgique, un concert au Palais des Beaux-Arts et le 21 juillet, depuis la Tribune Royale, un spectacle Place Rogier qui est interrompu pour cause de « drache nationale ». Il est encore présent cette année-là au concert et à la réception donnés au Palais Royal « à l'occasion des 175e anniversaire du Traité de Londres et de la Dynastie », et le 17 novembre à la réception qui marque le 100e anniversaire de la naissance de la Reine Astrid, et ce en présence non seulement de la famille royale belge mais encore des souverains suédois, norvégiens et luxembourgeois. Secrétaire général honoraire de « Dynastie et Patrimoine culturel », ancien Musée de la Dynastie, Philippe-Edgar Detry est annuellement invité au Te Deum. Le 24 novembre 2007, il est à la soirée de gala « Auto Night » au Musée de l'Automobile de Bruxelles, en présence du Prince et de la Princesse Alexandre de Belgique car il est aussi proche du Fonds d'Entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique et dans ce cadre, a le plaisir d'accompagner à plusieurs reprises le Prince Alexandre de Belgique, notamment le 9 mai 2008, lors d'une visite à Namur pour laquelle le Prince lui adresse ces quelques mots : « Nous avons passé grâce à vous une journée fort agréable. Soyez-en remercié. En particulier la visite de la maison de Croix nous a ravis et impressionnés. La beauté et la richesse artisanale des objets exposés me laissent rêveur. Le déjeuner au Cercle de Wallonie fort exquis et la visite des caves de la Maison Grafé nous laissent un fort beau souvenir. Merci de votre accueil, de votre gentillesse et recevez, cher Monsieur Detry, l'expression de nos sentiments les meilleurs ». Le Prince y joint à son attention un insigne en argent tiré à très faible édition aux chiffres du Roi Léopold III et de la Princesse de Réthy sommés de la couronne royale. L'année 2008-2009 est celle de la présidence par Philippe-Edgar Detry du Rotary Club de Namur-Citadelle et l'occasion pour lui d'y faire venir, pour une soirée privée, la Princesse Alexandre de Belgique.
Le 18 octobre 2008, Philippe-Edgar Detry est présenté à la Princesse Astrid dans le cadre du concert de gala clôturant à Waterloo le Bicentenaire de la Société Royale d'Harmonie de Braine-l'Alleud. L'année 2009 est marquée le 13 mars par la soirée de gala à Namur du Fonds d'entraide Prince et Princesse Alexandre de Belgique à l'organisation de laquelle Philippe-Edgar Detry collabore, mais encore par les 75 ans de la Loterie Nationale, événement pour lequel il veille au protocole de la soirée, et accueille au Salon Royal la Princesse Mathilde et le Prince Philippe. En novembre 2009, il est de ceux qui accueillent au Musée Bel'vue le Roi Albert II pour une visite de l'exposition consacrée au Roi Albert Ier. Le 4 décembre 2009, Philippe-Edgar Detry assiste avec tristesse en l'église Notre-Dame de Laeken aux funérailles du Prince Alexandre de Belgique dont il a pu apprécier à plusieurs reprises la délicate et discrète culture et les grandes qualités de coeur. Le 2 juillet 2010, il est présent au concert donné au château de Laeken à l'occasion de la présidence belge de l'Union européenne en présence des souverains, et le 20 novembre, est présenté à la Princesse Astrid lors du concert donné à l'église Saint-Loup à Namur au profit de l'Association mondiale de l'Enfance (Amade) dont son épouse, Nathalie della Faille de Leverghem, est bénévole au sein du comité local de Namur. En 2011, Philippe-Edgar Detry est présent à la projection privée, à l'hôtel Conrad à Bruxelles, du très beau film documentaire de Nicolas Delvaulx Le Prince Alexandre de Belgique et reçoit à cette occasion de la Princesse Léa une édition limitée de cet enregistrement ; en octobre 2011, il est à la fois, le 14, au vernissage à la Fondation Folon de l'exposition de photographies du Roi Léopold III par sa fille la Princesse Marie-Esméralda, et le 19 au Palais des Académies à Bruxelles pour la proclamation, en présence de la Reine Paola, des Prix Terre d'avenir. Le 2 septembre 2012, il est invité à la Fête champêtre que donne la Reine Paola au château de Laeken dans le cadre du 20e anniversaire de la Fondation qui porte son nom, et est présent, en octobre, au vernissage de l'exposition au Cinquantenaire à Bruxelles « La princesse Marie-José. Entre Belgique et Italie. Une garde-robe royale » placée sous le Haut Patronage de la Reine Paola.
Le 29 novembre 2012, c'est en sa qualité d'administrateur de Prométhéa qu'il est présenté à la Princesse Claire lors de la soirée des Caïus à l'Opéra Royal de Wallonie à Liège. Le 8 mars 2013, Mme Philippe-Edgar Detry, membre de l'Inner Wheel de Namur Citadelle rencontre lors d'un déjeuner en cette ville, la Princesse Marie-Esméralda qui lui dédicace son livre, Lilian, une princesse entre ombre et lumière. Le 16 mai 2013, Philippe-Edgar Detry assiste et remet des bourses, en présence du Prince Philippe et de la Princesse Mathilde, à la 50e remise des bourses aux lauréats de « Vocatio », et le 17 juin 2013, il est au « Concours International Musical Reine Elisabeth » où le Roi Albert II et la Reine Paola le reçoivent au Salon Royal. Le 2 décembre 2013, il est au concert de Noël de la « Fondation Reine Paola » à l'Hôtel Plazza en présence de la Reine Paola, et le 18 juillet 2014, à l'inauguration au Palais Royal de l'exposition estivale « Science et Culture au Palais », avant d'assister au traditionnel concert de Noël, le 17 décembre, au Palais Royal, en présence du Roi Philippe, de la Reine Mathilde et de plusieurs membres de la famille royale. Le 21 janvier 2015, il est aux côtés de la Princesse Astrid à une visite privée de l'exposition « L'année de Flore » aux Halles Saint-Géry, le 24 janvier il assiste à l'ouverture de « Mons 2015, capitale européenne de la culture » à la collégiale Sainte Waudru en présence du Roi Philippe et de la Reine Mathilde, et le 27 janvier à l'inauguration du New Building de la Chapelle Musicale Reine Elisabeth à Waterloo en présence de la Reine Paola et du Roi Albert II avec lesquels il a le privilège de converser en petit comité.
Le 27 février 2015, Philippe-Edgar Detry fait partie d'un petit groupe d'une dizaine d'invités qui déjeunent avec la Princesse Esmeralda de Belgique présentant à Bruxelles son livre Albert et Elisabeth44 dédicacé à cette occasion, et le 14 mars il est à l'hôtel de ville de Mons pour le gala de la Princesse Léa de Belgique. Le 5 mai c'est en compagnie du Roi Philippe qu'il assiste au départ du « Train des 1000 » à la gare du Midi à Bruxelles, et le 27 mai à la remise du Prix Reine Paola pour l'Enseignement en présence de la Reine Paola au château de Laeken. Le 2 juin, il assiste à la remise des Prix aux lauréats de la session violon 2015 du Concours Reine Elisabeth à la Chapelle musicale à Waterloo en présence de la Reine Mathilde avec laquelle il a le plaisir de converser.
Le frère de Philippe-Edgar, Alain Detry (° 1954), alors échevin de l'Environnement et des Espaces verts de la Ville de Namur et conseiller provincial de Namur, co-fondateur en 1994 de « Best », salon Européen de l'Environnement et des Technologies propres à Namur, est pour sa part aux côtés du Prince Laurent lors de l'édition 1995 du Salon alors placé sous Son haut patronage et lors de l'édition de 2001. Il est à nouveau en Sa compagnie en 2005 dans le cadre du « Salon de la Marguerite », projet de développement durable à l'École Sainte-Marguerite à Bouge.
On le constate, tout au long de près de deux siècles d'histoire de Belgique, un membre de la famille Detry s'est trouvé à chaque époque un témoin d'un instant privilégié, affirmant haut et fort son attachement à l'Institution Royale et à ceux qui la représentent au cours des temps. D'autres descendants Detry ont ces contacts et cette foi en la Royauté. Ne pensons qu'à Charles Dendal (ex matre Detry) (1890-1958), colonel BEM commandant le 23e régiment de Ligne, professeur à l'École de Guerre, auteur en 1940 de plus de 1000 conférences qu'il donne notamment, au moment du Centenaire de l'Indépendance, en Belgique et en France, et qui ont pour thèmes « Léopold Ier le sage », « Albert Ier » ou « La Reine Astrid ». La presse signale, alors qu'il est à la Grande salle de la Bourse à Charleroi « qu'après avoir rendu un vibrant hommage à la personnalité et à l'oeuvre du fondateur de notre Dynastie, il exalte en une péroraison enthousiaste ses illustres successeurs au cours d'une bonne, une très bonne manifestation à la fois instructive et réconfortante à l'occasion du Centenaire ». Que ce soit à Tournai, aux « Amitiés françaises », ou en Flandre, le message est semblable et l'enthousiasme pour l'orateur identique comme la conclusion du journaliste qui suit sa conférence au Cercle Artistique et Littéraire de Gand : « La péroraison dans laquelle l'orateur enferma les plus justes hommages à la personne de nos trois Rois, déclencha un véritable enthousiasme ».
Cet attachement viscéral à la monarchie, Charles Dendal ne cesse de le clamer avec conviction. Sollicité pour un article important dans L'Encyclopédie Belge éditée par La Renaissance du Livre en 1933, il rappelle que « Léopold II n'eut de cesse de défendre obstinément le principe d'une armée solide » ou se référant au Roi Albert Ier lors de la Première Guerre mondiale : « Mais bientôt notre Roi eut le sentiment d'une attaque prochaine en force. Il donna aussitôt les instructions les plus formelles pour une défense opiniâtre. Combien Il voyait juste ». Le 13 octobre 1937, c'est une conférence au Cercle » Mars et Mercure » à Bruxelles qu'il donne sur « Les destinées émouvantes du Roi chevalier....et de la Reine des Neiges ». Charles Dendal poursuit inlassablement pendant vingt ans, cette « propagande monarchiste » à laquelle il croit profondément, et en 1957 encore, à l'âge de soixante-sept ans et peu avant son décès, il prononce une conférence en la salle de l'Ordre de Léopold à Bruxelles, en présence d'invités du monde diplomatique, sur « Léopold Ier, le fondateur de la Belgique Indépendante ». De son côté, son épouse, Germaine Gurickx (1892-1982), arrière-petite-fille d'Alexandre Gendebien, membre du Gouvernement provisoire et ministre de la Justice, est pianiste, critique musicale et d'art, et récitante de poèmes sous le nom « Germaine La Vallée ». Elle déclame régulièrement dans des salons privés, et même pour des émissions radiophoniques entre autres pour les soirées de Fête nationale où elle récite à l'antenne des oeuvres de poètes belges mais encore lors d'événements exceptionnels. Elle est en effet à Paris en 1925 dans le cadre prestigieux du Palais Bourbon lors de la « Fête en l'honneur des écrivains belges » donnée par la Société des Gens de Lettres de France dont Alex Pasquier descendant des Detry est membre d'honneur. L'événement se déroule en présence de la Reine Elisabeth et de la Princesse de Caraman-Chimay, et la presse rapporte que Germaine déclame « avec un profond sentiment, des poèmes de Verhaeren ». Leur fille, Marguerite Dendal est l'épouse de Jacques Gerard (1912-1992), ambassadeur de S. M. le Roi des Belges, et lui-même fils de ministre plénipotentiaire.
De son côté, Mme Paul Faider (fille d'Elvire Detry) (1903-1983), conservateur du Musée de Mariemont, présidente de l'Académie Royale de Belgique dont elle est la première dame membre de la section Histoire et Critique, reçoit en tête-à-tête à Mariemont le 10 mai 1957 la Reine Elisabeth, est invitée à dîner au Palais royal le 19 avril 1966 en l'honneur de la visite du Roi de Suède et rencontre à diverses occasions le Roi Baudouin. Lors de son décès en 1983, le Roi Baudouin et la Reine Fabiola, en vacances à Motril, envoient d'ailleurs à la famille un télégramme ému de condoléances.
Enfin, le fils né d'un premier mariage de Mme René-François Detry, le professeur Max Cosyns (1906-1998), docteur en Sciences physiques et en Biophysique, membre du Conseil Solvay, rencontre à plusieurs reprises le Roi Albert Ier, notamment dans le cadre du jeune Fonds National de la Recherche Scientifique, créé en 1928 et très fortement encouragé par le Souverain ; le 18 août 1932 Max Cosyns est photographié au Palais des Académies à Bruxelles lors d'une conférence du Professeur Piccard, avec le Roi Albert Ier et le Prince Léopold, et en mars 1933 lors de l'inauguration de l'Institut des Arts et Métiers en compagnie du professeur Auguste Piccard. Le Roi Léopold III qui soutient l'expédition des professeurs Piccard et Cosyns dans la stratosphère en 1934 dans la lignée de l'appui considérable d'un demi-million de francs apporté à ces expériences scientifiques, par le Roi Albert Ier, accorde depuis Lucerne où il est en vacances, un interview à ce sujet au journal Le Soir, ce qui constitue à l'époque un fait rarissime. Le Roi Léopold III souligne « le courage personnel des scientifiques et l'avancée qu'ils apportent à la science ». Max Cosyns le rencontre à nouveau lors du vernissage de « L'Alberteum », inauguré lors de l'Exposition Universelle de Bruxelles du 27 avril au 6 novembre 1935, véritable musée des Sciences dans lequel la nacelle où s'est installé Max Cosyns, est exposée.
Si la famille Detry fait corps depuis au moins cinq siècles avec une région, Namur, elle s'inscrit également de près dans une dynamique dynastique qu'elle s'est toujours efforcée, dans la mesure de ses moyens, d'encourager.
Sur le plan philosophique, deux tendances familiales cohabitent depuis l'indépendance de la Belgique, catholique et libérale. Charles Detry (1780-1859) est échevin catholique de Saint-Marc pendant plus de trente ans, et Denis Detry (1786-1856) est conseiller communal catholique de Dhuy. La branche gantoise, en voie d'extinction dans les mâles démontre une très grande piété, ainsi que Léa Detry (1893-1937), dame visiteuse de la Miséricorde et fondatrice du patronage Sainte-Thérèse à Ciney. Alexandre (1844-1913) et son fils Elie Detry (1884-1933) sont échevins catholiques de Warisoulx alors que la nièce de ce dernier, Elise Detry (1921-1991), cadre de banque, préfète de la Congrégation de la Sainte Vierge à Rhisnes, se dévoue sans compter au sein de l'asbl des Pélérinages diocésains de Namur à Lourdes, et de ceux sur les pas de Saint-Bernard ; Sylvain Detry (1871-1932), est conseiller communal catholique à Tamines, Constant Detry (1883-1950), est souscripteur lors de l'édification de la Chapelle de Sainte-Thérèse de l'Enfant Jésus aux Buissonnets à la Citadelle en 1925 et 1927, et Joseph Detry (1909-1972) est un très généreux mécène, à plusieurs reprises en 1933 et 1934, lors de la construction de l'église du Sacré Coeur à Saint-Servais. Jules Detry (1881-1950) et son fils Edmond Detry (1910-2000) sont également actifs dans diverses oeuvres à Charleroi. La famille donne trois de ses fils à l'église tous trois chanoines et quant à Marie-Charlotte Detry (1808-1881), elle est, en religion, Soeur Vincent de Paul des Soeurs de Notre-Dame. Nestor Detry (1895-1986) est membre de la Jeune Garde catholique à Namur mais occupe ensuite longtemps le poste de bourgmestre de Champion sous la bannière « Intérêts communaux » tout comme André Detry (1920-1981), bourgmestre de Wépion qui suit le même cheminement après avoir été candidat conseiller provincial catholique pour Namur. La branche argentine est pour sa part restée très pratiquante et l'un de ses représentants, Alejandro Gancedo Detry (° 1946), avocat, est chevalier de Grâce magistrale de l'Ordre Souverain, Militaire, Hospitalier de Saint-Jean de Jérusalem, Rhodes et de Malte.
Au rang libéral, la famille donne trois conseillers provinciaux en la personne de Maximilien (1806-1872) et Jean-Baptiste Detry (1842-1923) pour le Hainaut, et Alain Detry (° 1954) pour Namur, par ailleurs le premier, bourgmestre, et les deux autres, échevins libéraux. Denis Detry (1818-1880), est membre du Comité scolaire pour le parti libéral à Namur, et Jules (1846-1919) et Mélissa Detry (° 1980) sont tous deux candidats conseillers provinciaux pour Namur, alors que Jean-Sébastien Detry (° 1978), est échevin des Finances et des Sports sur la liste MICS à Profondeville. Louis-Philippe (1851-1914) est échevin libéral de Gilly, Philippe-Léopold Detry (1831-1922), est membre de l'Association libérale du canton de Gosselies pour laquelle il participe à des meetings, alors qu'Alexandre Detry (1849-1914), membre de l'Association des libéraux du canton de Fléron, réalise des conférences de propagande libérale. Blanche Detry (1878-1966), présidente de la Section féminine de l'Association libérale de Saint-Gilles-lez-Bruxelles, est aussi candidate aux élections communales de cette commune. Marcel Detry (1879-1972) est trésorier du Comité de l'Association générale des étudiants libéraux de l'Université libre de Bruxelles, avant de devenir médecin, et René Detry (1880-1966), futur ingénieur, est membre de la Société générale des étudiants libéraux de cette même université. Enfin, René-François Detry (1881-1945), président du Cercle des étudiants libéraux de l'Université de Gand, est chef de cabinet de deux ministres libéraux et un ministre catholique, alors que Jacques Detry (1924-2006), est chef de cabinet de cinq ministres libéraux.
Plusieurs Detry sont membres, au XVIIIe, des patrouilles bourgeoises de Cognelée, Bouge, Marche-les-Dames ou Saint-Marc, qui veillent au bon ordre des lieux. Félix Detry (1815-1877) est membre de la Garde civique de Wépion, Désiré Detry (1840-1905) est lieutenant adjudant major du 7ème Bataillon de la Garde civique de la Province de Namur, Louis-Philippe Detry (1851-1914), médecin et lieutenant-colonel commandant la Garde civique de Gilly, et Léon-Octave Detry (1854-1912) commande le 12e régiment de Ligne. Sa sœur, Alice Detry (1859-1944) épouse du général Dendal, est mère de deux officiers. Alphonse Detry (1937-2022) est major.
Les Detry ont su, par ailleurs, s'engager quand il le fallait. Nombre d'entre-eux sont combattants lors des deux guerres mondiales et il est fastidieux de les énumérer tous. En outre, plusieurs sont Résistants : Georges Detry (1922-1997) et trois frères, ignorant chacun que l'autre en est : Maurice (1917-1994) qui sauve des Juifs de la déportation, André (1920-1981) et Jacques Detry (1924-2006).Tant défendre son pays que contribuer aux oeuvres qui apportent soulagement et réconfort aux misères des hostilités, marquent l'action des nôtres. Lors de la Première Guerre mondiale, Léon Detry (1850-1930) est président du Comité du Secours et d'Alimentation de Gembloux, Marcel Detry (1879-1972), chirurgien à Bruxelles, prend des risques importants pour opérer des blessés anglais avec Edith Cavell, et Jules Detry (1881-1950) se dévoue, avec son épouse, pour les oeuvres de Secours et d'Alimentation de Charleroi, et reçoit à ce titre la médaille commémorative du Comité national en 1919, mais se rend encore utile en France lors de la Seconde guerre Mondiale. Jeanne Detry (1885-1954) est une cheville ouvrière à Saint-Amand de « L'Oeuvre de la soupe », alors que Ferdinand-Nicolas Detry (1885-1965), simple soldat à l'Artillerie de la position fortifiée de Namur en 1914, a une conduite glorieuse qui lui vaut l'attribution pour sa bravoure durant les hostilités, de la Croix de chevalier de l'Ordre Léopold II et la Croix de Guerre 1914-1918 avec lion d'argent pour cinq citations à l'Ordre du jour du Régiment, de la Brigade ou de la Division. C'est pour sa part au sein de la Commission for relief in Belgium à Namur, que se dévoue Edgar Detry (1886-1967), alors que son épouse est infirmière bénévole pour la Croix rouge. Enfin, Nestor Detry (1895-1986) est actif dans la cité mosane pour l'Oeuvre du Secours d'Hiver et le Colis du prisonnier.
A l'occasion de la Seconde guerre Mondiale, René-François Detry (1881-1945), déjà engagé dans des oeuvres lors du premier conflit germano-belge, est président de la Loterie du Secours d'Hiver, et le chanoine Jules Detry (1905-1980), succède comme directeur général des Stations de plein air à l'Abbé Froidure arrêté en 1942, et sauve lui-même de nombreuses vies. Edmond Detry (1910-2000), membre du Conseil d'administration du Secours d'Hiver de Charleroi, est le directeur du Centre d'accueil des réfugiés de cette ville en 1940, et fort apprécié pour son dévouement et son dynamisme.
Émile Detry (1858-1914) est emporté des suites d'un éclat d'obus reçu sur le pont de Sambre à Namur, alors que Joseph Detry (1893-1914), est sauvagement fusillé par les hordes teutonnes à Temploux à l'aube de ses vingt ans. Louis Detry (1896-1918), mort pour la France, Croix de guerre Française est inhumé au cimetière militaire de Pontaver. Joseph Detry (1896-1963), dévoué pour le Comité local de Namur de la Croix Rouge de Belgique en 1914-1918, est terriblement blessé lors du bombardement de Charleroi en 1944 et celui de Paris emporte Mme Ernest-Pierre Detry née Juliette Coursière (1897-1944) qui précède dans la mort de quatre ans son époux, décédé des suites de ces moments tragiques.
On peut évidemment y ajouter tous les Detry non cités ci-dessus, qui ont exercé les fonctions de conseiller provincial, bourgmestre, échevin ou conseiller communal à Saint-Amand, Gembloux, Champion, Warisoulx, Saint-Marc, Tamines ou Dhuy tout au long des XIXe et XXe siècles, et qui de ce fait, ont prêté serment de fidélité au Roi. La liste se complète aussi très largement des descendants de Marie-Catherine de Try, François Bouché (1794-1874), président du Tribunal de Première Instance de Namur et conseiller provincial, Maria Capelle épouse d'Ernest Mélot (1840-1910), bourgmestre catholique de Namur de 1895 à 1908, ministre de l'Intérieur et de l'Instruction publique, Auguste Mélot (1871-1944), ministre plénipotentiaire, membre du Réseau Comète, prisonnier politique mort pour la Belgique au camp de Neuengamme-Hamburg le 11 novembre 1944, le baron Capelle (1850-1918), ministre plénipotentiaire et père du comte Capelle (1889-1974), secrétaire du Roi Léopold III, ainsi que des parlementaires Petit à Auvelais et Upigny, et de ceux de Marie-Valentine de Try parmi lesquels Léona Lambert épouse du ministre Eudore Pirmez (1830-1890) qui sert la cause coloniale du Roi Léopold II, et Louise Claes épouse du député catholique Valentin Brifaut (1875-1963), avocat, premier président de la Fédération des scouts catholiques et proche du Roi Albert Ier. Mais encore des descendants de Marie-Apolone de Try en la personne d'Alex Pasquier (1888-1963), avocat à la Cour d'Appel de Bruxelles, président de « L'Association des Ecrivains belges de langue française », membre d'honneur de la « Société des Gens de Lettres de France », qui collabore activement aux Grandes Figures de la Belgique Indépendante, Mémorial publié à l'occasion du Centenaire de l'Indépendance de la Belgique et qui bénéficie d'une introduction manuscrite du Roi Albert Ier, de Marie-Antoinette de Try dans les familles Lauvaux, Debouche et Brabant, dont on retient en particulier Lily Borboux, première femme belge docteur en Philosophie, épouse du baron Pierre Wigny (1905-1986), ministre à quatre reprises, présent aux côtés du Régent en 1947 à Léopoldville, anobli par le Roi Baudouin le18 juillet 1972 et élevé au titre de baron, et Alain de Brabant (°1949), juge de Paix du canton de Marche-en-Famenne-Durbuy qui, par son mariage avec Christine-Marie, comtesse Komorowska, tante et marraine de baptême de la Reine Mathilde, assiste au déjeuner de mariage du Prince Philippe et de la Princesse Mathilde au Palais de Bruxelles le 4 décembre 1999. Ils sont les parents de Martin de Brabant, bourgmestre libéral de Schaerbeek.
Des descendants d'Adèle Detry, Louise Thys épouse Lucien Cuvelier (1908-1984), directeur gérant de la SPRL Brasseries Jules Thys à Namur, qui bourgmestre de Profondeville, reçoit le Prince Albert le 10 août 1958, alors que la descendance d'Elisa Detry donne Maurice Frère (1890-1970), financier, diplomate, gouverneur de la Banque nationale, président de la Commission bancaire, collaborateur de Max-Léo Gerard, secrétaire du Roi Albert Ier, et du vicomte Van Zeeland, premier ministre et ministre dans huit gouvernements, et Paul Frère (1917-2008), son fils, ingénieur commercial Solvay, journaliste sportif, célèbre coureur automobile champion de Belgique dans cette discipline en 1955, champion de Belgique d'aviron etc, photographié aux côtés du Roi Léopold III lors du Grand Prix de Belgique en 1955 ou, en compagnie d'Olivier Gendebien, aux côtés du Roi Baudouin, présent dès les entraînements, lors du Grand Prix de Bruxelles en 1960, et invité régulier au Palais royal ; enfin la descendance de Marie-Rose de Try, donne d'une part, Jean-Léon Huens (1921-1982), illustrateur reconnu, collaborateur des Éditions Durendal et Desclée-de Brouwer, qui réalise, pour la société Historia fondée par son frère Etienne, plus de 400 dessins pour Nos Gloires visant à célébrer la Belgique dans l'esprit de l'historien comte Pirenne favorisant l'idée de « l'existence d'un peuple et d'une âme belges », et pour les Éditions Racine l'illustration de l'Histoire illustrée de Belgique, et d'autre part, Daniel Bacquelaine (°1952), docteur en médecine et ministre fédéral des Pensions qui prête serment le 11 octobre 2014 entre les mains du Roi Philippe au Palais de Bruxelles.
Essentiellement terriens à l'origine, l'amour de la nature est resté vivace chez la plupart de même qu'un esprit d'indépendance qui fait haïr les considérations toutes faites, l'asservissement voire même simplement une forme de hiérarchie. Artistes, beaucoup ont des aptitudes pour la musique, l'écriture ou le dessin. Le droit, les finances, les sciences, l'enseignement, les affaires marquent les deux derniers siècles d'histoire familiale, et de manière assez générale, une grande majorité de ses membres se maintient socialement ou rebondit pour certains après deux ou trois générations plus laborieuses, qui donnent des artisans du bois et de la pierre, des mineurs exilés en France après avoir extrait le minerais sur leurs terres à Vedrin, et des employés à la Société Nationale des Chemins de Fer Belges. Hormis la branche de Buenos Aires qui conjugue expatriation et succès fulgurant, et deux branches françaises qui comptent des ingénieurs et des passionnés dans des domaines variés, la famille se répartit aujourd'hui encore dans les trois principales régions du pays que sont le Namurois, le Hainaut et le Brabant wallon. Sans oublier quelques bruxellois et une branche gantoise en voie d'extinction dans les mâles malgré six fils sur onze enfants. Pour certains d'entre nous qui n'ont pas quitté le berceau familial, c'est donc ici l'évocation de cinq siècles d'histoire namuroise ininterrompue, rappelant que Namur baigne nos racines, et qu'à l'image de cette ville hier proie de tous les sièges et aujourd'hui paisible capitale, la famille a su garder le cap. Peut-être faut-il voir dans la devise usitée par Émile Detry « Plus haut que terre se veult le try » et concédée depuis lors à ses descendants, non seulement un clin d'oeil étymologique mais encore une faculté de se distancer des choses matérielles, gage d'une certaine sérénité.
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp. 33-59.