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Propriétaire de la cense à son nom à Bouge

Martin de TRY (DETRY), censier à Bouge dès 1713 notamment sur des terres appartenant à l'abbaye de Grandpré, et sur celles chargées de rentes à la Collégiale Notre-Dame à Namur, propriétaire de la Cense « Martin Detry » comprenant environ 80 hectares en ce lieu, bourgeois de Namur le 18 octobre 1702, baptisé à Boninne le 13 avril 1676, décédé à Namur le 10 août 1746, épouse à Namur (Saint-Michel) le 30 janvier 1701 Marie-Antoinette de HAMOIR baptisée à Tillier le 29 novembre 1672, décédée à Namur (Saint-Michel) le 4 mars 1711, fille de Nicolas, censier de l'abbaye à Tillier, puis fermier à Emines et Bouge, bourgeois de Namur le 7 décembre 1672, et de Catherine Doucet (de Tillier).

En décembre 1734, une communication est faite à la communauté de Bouge par le sergent de Namur : « Je soussigné sergeant de la Haute Cour de Namur certifie et relatte à tous qu'il appartiendra de s'être, le 13 décembre 1734, transporté au village de Bouges et d'avoir été de maison en maison notifier aux propriétaires, manans et habitans de se retrouver le 15 ensuivant à une heure après midy en la maison de Martin Detry, l'un desdits propriétaires, pour y prendre résolution au sujet des frais du procès pour les carrières ». La réunion se tient effectivement et il est décidé de poursuivre le procès dont question qui se veut profitable à toute la communauté. Afin d'éviter pour subvenir aux frais du procès de lever des impôts, une vente de raspes sur la commune est organisée à cet effet. Seules figurent à cette résolution les signatures de sept propriétaires précédées de la mention première suivante : « Consentans Martin Detry, propriétaire tant pour luy que Charles Thomas, Jacques-Joseph Hamoir, Crispin Botty, Joseph Duvivier, locataires des biens dudit Detry ».

Martin Detry semble avoir eu de nombreux locataires car tant des documents comme ce dernier cité en atteste mais encore le relevé des impôts fonciers sous la forme des « assiettes » qui signalent qu'outre les propriétés qu'il occupe personnellement, lui appartiennent les biens occupés par Nicolas Lannoy, Jean Marcelle ou Jean-Baptiste Hanozet. Le 29 janvier 1742, Martin Detry s'adresse aux Prevôt, Doyen et Chanoines de la Collégiale de Notre-Dame à Namur pour leur demander de réduire à un tiers plutôt que à un demi la rente qui leur est due, pour l'an 1740, sur la récolte des terres qui leur appartient et que Martin exploite signalant « que les ouvriers d'aoust entrant dans lesdittes terres du remontrant pour les faucher ont trouvé dans la pluspart desdittes terres une si grande quantité d'herbes qu'ils ont jugé et estimé que la récolte de 1740 n'étoit, et ne seroit tout au plus que d'un tiers de dépouille(...) ». Il signe sa requête avec aisance alors qu'il est demandé le témoignage des « ouvriers d'aoust à Martin Detry qui tous apposent leurs marques ».

Martin Detry et Marie-Antoinette de Hamoir compte une large descendance dans la branche de la famille Detry dite « de Saint-Amand ».

Galerie de photos et de documents


P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try, Namur, 2015, pp. 73-74 (avec bibliographie).


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