« Le hasard, c’est la forme que prend Dieu pour passer incognito. »
– Albert Einstein
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René-François Detry, docteur en droit de l'Université de Gand, président du Cercle Littéraire des Étudiants libéraux et secrétaire de la Société Générale des Étudiants Libéraux et de l'Almanach de l'Université de Gand, directeur général en charge des finances coloniales et du Personnel d’Afrique et secrétaire général ff au Ministère des Colonies, président du Comité de direction du Département colonial, chef de Cabinet de l'administrateur général des Colonies en charge du personnel d'Afrique, puis chef de cabinet des Ministres des Colonies Houtart et Pécher, et ensuite chef de cabinet du Premier Ministre et Ministre des Colonies Jaspar, délégué du Gouvernement belge en diverses occasions, président de la Commission consultative touchant à l'organisation éventuelle d'une loterie d'État, président-fondateur du Comité de gestion de la Loterie Coloniale (de 1934 à son décès), président du Comité de gestion de la Loterie du Secours d'hiver, président de la Ligue du Souvenir congolais, président de la section des Flandres des Vétérans coloniaux, vice-président du Groupe colonisation à l'Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles, président de la Commission de simplification fiscale pour la Colonie, délégué de la Colonie à la Société des Mines d'or de Kilo Moto et à la Minière de la Télé, président d'honneur du Mémorial érigé en mémoire du docteur Gustave Dryepondt, membre du Cercle Royal africain, membre du Comité du budget colonial, membre de diverses commissions d'examens, membre de la Commission de propagande coloniale scolaire, membre de la Commission mixte de l'Office douanier colonial, membre de l'Office spécial d'imposition des entreprises belgo-coloniales (Colonies et Finances), membre de la Commission de la Péréquation des traitements de la Magistrature et de la Fonction publique, membre suppléant du Jury international des récompenses de l'Exposition internationale coloniale, maritime et d'art flamand à Anvers (1930), membre du Jury pour le Prix lancé par la Société belge d'Études coloniales, membre de la Caisse des veuves et orphelins des fonctionnaires coloniaux, membre de la Fondation scolaire en faveur des enfants coloniaux, membre suppléant du Conseil de discipline du Ministère des Colonies, membre de divers comités de bienfaisance et de charité au cours de la guerre 1914-1918, grand officier de l’Ordre de Léopold II, commandeur de l’Ordre de Léopold, commandeur de l’Ordre de la Couronne, croix civique de 1ère cl., commandeur avec plaque de l’Ordre militaire du Christ, officier de l’Ordre de la Légion d'Honneur, officier de l’Ordre Grand-ducal de la Couronne de Chêne, officier de l’Ordre de l’Etoile de Roumanie, médaille commémorative du Centenaire de l'Indépendance nationale (1ère cl.), médaille du Comité national, médaille du Roi Albert avec ruban strié d'une rayure, né à Vilvorde le 21 janvier 1881, décédé à la Villa de la Tenderie à Watermael-Boitsfort le 5 août 1945, épouse à Etterbeek le 30 octobre 1929 Hélène van Dooren [1], infirmière secouriste 1914-1918, membre de l'Union des Femmes coloniales belges, trésorière de l'Oeuvre du Tricot du soldat, née à Gand le 30 mars 1882, décédée à Etterbeek le 20 mai 1966 [2], qui avait épousé en 1ères noces à Ledeberg le 29 décembre 1903 (mariage dissous) Georges Cosyns, ingénieur chimiste, docteur en sciences, spéléologue, assistant à la section des sciences minérales et assistant dès 1908 du Professeur Chavanne pour le cours et les exercices pratiques de chimie générale à l'Université libre de Bruxelles (ULB) [3], professeur extraordinaire de pétrochimie à l'ULB, fondateur de la Société Pharma, membre du groupe Les chercheurs de la Wallonie, membre de la Société française de Minéralogie, auteur de publications sur la spéléologie et l'exploration géologique pour la revue de l'ULB, pour le bulletin de la Société chimique de Belgique, les Annales de la Société Royale zoologique et malacologique de Belgique, le Bulletin de la Société belge de géologie, de paléontologie et d'hydrologie, propriétaire ensuite d'une usine de produits chimiques à Machelen puis exploitant de café et d'essences de géranium au Congo belge, chevalier de l’Ordre de Léopold II.
Francophone par son père, Léon-Octave Detry, Colonel-commandant le 12ème régiment de Ligne, et hollandais d'origine par sa mère née Sidonie van Mal, René-François Detry revendique cette dualité d'ascendances qui lui permet de maîtriser parfaitement les deux langues nationales ; il lit par ailleurs couramment l'allemand et l'anglais. Fils d’officier supérieur, il connaît la vie nomade d’un fils de militaire : Vilvorde, Bruges, Contich, Ostende et Liège abritent la famille. Après ses études secondaires accomplies à Liège, il songe à l'École militaire où il souhaite accomplir une carrière qu’une santé parfois capricieuse ne lui permet pas de réaliser. Il s'inscrit dès lors en 1901 à la Faculté de droit de l'Université de Gand qui est déjà une des premières universités du pays, placée de 1903 à 1906 sous le rectorat de Paul Thomas, philologue et professeur à Gand et à Bruxelles et qui vient de former des jeunes dont les noms s'inscrivent plus tard dans l'Histoire : Henri Pirenne, Franz Cumont, Louis de La Vallée-Poussin, Joseph Bidez et bien d'autres encore.
Il assume rapidement à l’université diverses charges telles que secrétaire de l'Almanach, correspondant du Journal des étudiants, président du Cercle littéraire où il réalise une conférence sur L'industrie dans la Grèce ancienne ou encore secrétaire de la Société Générale des Étudiants Libéraux dont il est un membre effectif. René-François Detry termine ses études en 1907, et son diplôme de docteur en droit en main, il entre à l'Administration centrale de l'État indépendant du Congo à titre temporaire. Ne pouvant, pour cause d'éloignement, demeurer à Ostende où résident ses parents, il s'installe alors au no 46 de la rue du Mont Blanc à Saint-Gilles.
Pendant plus de vingt ans, René-François Detry espère épouser, ce qui arrivera finalement à la suite d'un divorce, une jeune femme qui n’est alors pas libre : Hélène van Dooren, qui, après avoir effectué ses études secondaires à Gand, a, cas particulièrement rare pour une jeune fille du monde à cette époque, suivi des cours de chimie en élève libre à l'Université de Bruxelles ; devenue assistante bénévole du professeur Georges Cosyns, elle l’épouse ensuite et lui donne un fils, Max Cosyns, savant de réputation internationale adjoint du professeur Auguste Piccard. René-François Detry l’épouse en 1929 et entre dans le milieu très progressiste de son épouse. Bien que la jeune femme appartienne à une famille gantoise bourgeoise qui donne agent de change, banquier et Commissaire d’arrondissement, elle est en effet la cousine de Louise et Jeanne van Duuren, respectivement docteur en Philosophie et Lettres de l'ULB en 1900 et docteur en Sciences chimiques de l'ULB en 1903, membres de mouvements féministes et cofondatrices du Cercle de l'Université populaire destiné à vulgariser les sciences en milieu ouvrier.
Conférencier, René-François Detry traite entre-temps, à Ostende notamment, de la colonisation au cours de conférences pour la Société d’Études coloniales. Lors de la Première guerre Mondiale, le jeune fonctionnaire se dévoue pour diverses associations, ce qui lui vaut l'attribution en 1919 de la médaille du roi Albert avec ruban strié d'une rayure destinée à récompenser les hommes de nationalité belge ou étrangère qui, pendant la guerre, ont consacré leur activité à promouvoir, organiser ou administrer des œuvres de charité ou d'humanité ayant pour objet de venir en aide aux Belges malheureux. Il est nommé par arrêté royal du 31 décembre 1917, avec effet au 31 décembre 1915, sous-directeur au Ministère des Colonies et se consacre à L’union Coloniale Belge pour laquelle il organise des projections cinématographiques.
En 1922, il est membre fondateur de la Fondation scolaire en faveur des enfants de Coloniaux, notamment avec le gouverneur général Maurice Lippens, récemment désigné à ce poste, et souvent en représentation en présence du Roi, de la Reine et des Princes royaux ou comme à Tervuren, à la visite remarquée du Ras Teferi dont la presse signale la présence accompagné de son superbe cortège de Rois et de Princes. Il doit aussi gérer le déménagement du département des Colonies vers la place Royale en mars 1925 et est désigné dans le jury chargé de procéder à l'examen des épreuves du concours général organisé par la Commission de propagande coloniale scolaire. Le 20 août 1925, il est le représentant officiel de la Belgique au stand du Ministère des Colonies à la Foire commerciale de Luxembourg, et y accueille le Prince Félix, époux de la Grande-Duchesse.
Conseiller du Cercle africain, René-François Detry est de toutes les sorties, de toutes les inaugurations car après avoir été nommé chef de cabinet de l’administrateur général des Colonies, il exerce cette fonction pour trois ministres des Colonies. Il siège aussi dans le jury établi par la Société belge d'Études coloniales pour la réalisation d'un plan d'une encyclopédie coloniale doté d'une somme de 1 500 francs. Il est là aux côtés d'Alexandre Halot, président de la Société belge d'Études coloniales, ou de Charles Pergameni, président de la Société royale de Géographie. Le lauréat est Gaston Denis Périer pour son projet portant comme devise : Ex Africa semper aliquid navi. Si 1929 est exceptionnel pour lui car c’est alors qu’il se marie, l’année est encore marquée par des obligations professionnelles auxquelles René-François Detry n'échappe pas : la création de la Ligue du Souvenir Congolais sous le patronage du Roi Albert 1er et dont il est membre du Comité exécutif, secrétaire puis président. Dès l'année de sa création, cette association se montre très active et honore un peu partout en Belgique et à l'étranger la mémoire de coloniaux. Il intervient à l’Institut national de radiodiffusion, en tant que directeur général au Ministère des Colonies et président de la Ligue du Souvenir congolais, sur la Radiophonie scolaire.
Par arrêté royal du 6 juin 1930, il est assimilé aux inspecteurs généraux tant pour le rang hiérarchique que pour la rémunération et est alors nommé à la tête du service général du Personnel d'Afrique. Au même moment, il est désigné comme membre suppléant du jury international des récompenses de l'Exposition Internationale Coloniale, Maritime et d'Art flamand d'Anvers. Il est membre de nombreuses associations coloniales et honoré de plusieurs distinctions honorifiques belges et étrangères.
Parvenu au rang de grand commis de l'État, porteur de hautes et diverses distinctions honorifiques, il est à penser que ce quinquagénaire à la santé parfois capricieuse envisage de se reposer sur ses lauriers. Son répit est de courte durée car dès 1934, après sa désignation pour siéger au sein de diverses commissions coloniales et financières, le Ministre le charge d'une lourde et difficile mission : instaurer en Belgique une loterie au profit du Trésor colonial. À ce titre, René-François est nommé en avril Président de la Commission consultative touchant à l'organisation éventuelle d'une Loterie coloniale. Composé de dix-huit personnalités, elle regroupe de hauts représentants des intérêts coloniaux mais aussi des personnalités diverses. Un mois plus tard est instaurée par arrêté royal du 29 mai 1934 la Loterie coloniale ancêtre directe de notre actuelle Loterie Nationale, après qu'un premier Comité de gestion s'est en fait déjà réuni le 18 mai.
L'époque n'est pas facile, c'est la crise économique et fonder une loterie doit permettre de venir en aide à la Colonie qui subit les effets directs de la diminution du cours des exportations en forte baisse. Le Comité de gestion de la Loterie Coloniale est composé de hauts fonctionnaires et présidé par René-François Detry, qui par cette fonction déterminante marque la destinée de cette entreprise, aujourd’hui Loterie Nationale, florissante et nonagénaire. En 1936, il assure les fonctions de secrétaire général dans son département. Présidant, comme presque chacun d’eux, un tirage de la Loterie Coloniale, au Cirque royal à Bruxelles, l'événement est agrémenté du tournage d'un film promotionnel réalisé par Henri Storck en 1938.
Parvenu au faîte de sa carrière, le président du Comité de gestion de la Loterie coloniale est heureux même si la situation économique morose du pays engendre une chute des ventes : du 1er juillet 1934, date de la mise en vente des premiers billets, jusqu'en avril 1940 où l'invasion du pays amène la suppression des émissions, il est vendu, en 65 tranches, pour près d'un milliard et demi de francs de billets et coupures, somme colossale de laquelle plus de 900 millions sont redistribués aux gagnants, et près de 500 millions à la Colonie. Par les fonds générés et par la division des billets en coupures, nombre d'institutions à caractère social et philanthropique ont bénéficié d'une aide, parfois substantielle : l'Œuvre nationale des Invalides de la Guerre, la Croix Rouge de Belgique, l'Œuvre nationale de l'Enfance, l'Œuvre nationale des aveugles, la Bibliothèque Albertine, Les Amis de la Basilique Nationale de Koekelberg, etc. La mission confiée à René-François Detry a dépassé toutes les espérances mais n'a pas toujours été simple, certains voulant en 1937 l'abolition pure et simple de la Loterie Coloniale, tant pour son manque de morale que pour le soutien de plus en plus contesté apporté au Congo belge.
La Loterie Coloniale suspendue après son dernier tirage au cantonnement militaire de Tongres le 27 avril 1940, des débats naissent quant au fait de la restaurer sous une forme ou une autre. Finalement, le 20 décembre de cette année-là, les statuts de la Loterie du Secours d'hiver paraissent au Moniteur. René-François Detry est alors confronté à la mise en place de cette nouvelle loterie dont il assure la présidence, et qui se déroule, par souci d'économie, dans les locaux mêmes de la Loterie Coloniale avenue de la Toison d'or. Le tout en présence toujours d'un huissier de justice, de représentants du Comité de gestion de la Loterie du Secours d'Hiver, d'un délégué du Département Inspection et Contrôle du Secours d'hiver et parfois du baron Emmanuel Janssen, chef du Département Finances du Secours d'hiver.
Le Secours d'hiver distribue des vivres mais aussi des vêtements notamment au Foyer Léopold pour venir en aide aux classes moyennes si durement atteintes disent alors les publicités qui suscitent des dons. Le visage mythique de la Reine Astrid, bien que décédée, illustre des cartes postales en faveur de l'Œuvre et portent la mention En souvenir de moi, sauvez-les et montre des individus de tout âge dans le besoin. René-François Detry assume, en septembre 1941, les fonctions de secrétaire général dans son département ministériel, puis est en disponibilité par suppression d'emploi en juillet 1942, avant de réintégrer les fonctions momentanées de secrétaire général ; à nouveau en disponibilité pour les mêmes motifs, il reprend son poste le 6 septembre 1944. Il a entre-temps pris part à la première, puis à la deuxième assemblée plénière du Secours d'hiver qui a lieu au Palais des Académies. La séance est présidée par Paul Hymans, Président du Secours d'hiver.
La santé de René-François Detry, en cette période de guerre, décline toutefois sérieusement. Rongé par un cancer, fatigué par ses multiples fonctions et responsabilités, épuisé par une opération inutile, il est de surcroît très anxieux pour Max Cosyns, le fils né du premier mariage de son épouse. En tant que chef de service à l'Hôpital Brugmann, ce dernier y a en effet organisé un important réseau de Résistance mais il est arrêté, torturé et, refusant de parler, en février 1943, condamné à mort. Sa mère est effondrée, sa douleur et sa rage sont immenses. Mais Max Cosyns n'a pas dit son dernier mot. Le jour de son exécution, il exige le respect du règlement, à savoir la lecture de la sentence dans sa langue d'origine. L'interprète n'étant pas arrivé, sa condamnation est commuée en départ pour Dachau. Il reste en camps de concentration vingt-sept mois, dont quatre à Dachau, et devient célèbre pour y avoir organisé un bloc opératoire clandestin de fortune, qui à la veille de la libération du camp, a permis un nombre considérable d'opérations. Mais toutes ces émotions conjuguées à la maladie ont raison des forces de René-François Detry, qui s'éteint dans sa villa de Boitsfort le 5 août 1945, dans une Belgique libérée et quatre mois après la résurrection de la Loterie Coloniale. Il est resté proche de sa sœur Elvire Detry et de ses neveux et nièces, tous universitaires et qui comptent deux académiciennes. Quant à la Loterie Nationale, cette institution où d’autres membres de la famille ont ensuite joué un rôle, elle est aujourd'hui devenue ce que l'on sait, générant chaque année un bénéfice net imposant dont les objectifs, s'ils ont évolué depuis lors, n'en sont pas moins demeurés une aide quasi omniprésente à la collectivité.
Hélène van Dooren qui n'a pas encore épousé René-François Detry, avec son fils né d'un premier mariage, le savant Max Cosyns
Hélène van Dooren, en haut à gauche, infirmière lors de la première Guerre mondiale notamment aux côtés du docteur Depage
Représentation sur un médaillon monté sur un socle de marbre de René-François Detry (1881-1945), président-fondateur de la Loterie Coloniale
René-François Detry est à plusieurs reprises l'invité du comte et de la comtesse de Paris au manoir d'Anjou
Le Prince Léopold, le roi Albert, Auguste Piccard et Max Cosyns, beau-fils de René-François Detry, le 18 août 1932, conférence Palais des Académies
Au milieu, la tête de côté, René-François Detry préside un tirage de la Loterie Coloniale vers 1934-1935
Tirage de la Loterie Coloniale sous la présidence de René-François DETRY, au Théâtre Royal de Namur le 16 mai 1936. Collection Loterie Nationale, Bruxelles
Album souvenir de la fondation de la Loterie Coloniale offert à son président-fondateur, René-François Detry
La villa de la Tenderie construite à Boitsfort pour Max Cosyns par René-François Detry et où il réside également
Accueil par Hélène Detry de son fils Max Cosyns après son ascension dans la stratosphère, Le Soir 25-08-1934
René-François Detry à l'extrême-gauche inquiet lors de l'envol à Hour en 1934 de son beau-fils Max Cosyns
Auguste Piccard, Max Cosyns, beau-fils de René-François Detry et sa mère et son beau-père à Hour en 1934
Assemblée pleinière du Secours d'hiver. Le Cardinal-Archevêque de Malines est reçu par le président Paul Hymans à la gauche duquel se trouve René-François Detry
[1] van Dooren : famille bourgeoise de Gand. Le grand-père d'Hélène, Auguste-Bernard van Dooren (° 1824), agent de change à Gand, × Séraphine van Hauwaert, compte e. a. deux frères, Jules van Dooren (° 1833), commissaire d'arrondissement à Gand de 1883 à 1898 (Archief van de provincie Oost-Vlanderen, 2/8677/1, G/26/2 et 1/4269/1 e. a..) et Adolphe van Dooren (° 1839), directeur de la banque de Flandre dans la même ville.
[2] Riche : fille du lieutenant-général Honoré Riche (1816-1882), comdr. O. Léopold, et de Marie-Rose-Antoinette Casier. Divers portraits du lieutenant-général Riche sont conservés au Service iconographique du Musée Royal de l'Armée à Bruxelles (Annuaire militaire, 1883, p. 471 ; La Belgique militaire, 1882, II, p. 542). Personnalité étonnante que celle de Juliette Riche, la mère d'Hélène, qui vit souvent éloignée de son époux et fonde à Weynduine la première colonie maritime pour enfants débiles de mineurs. Elle s'en occupe activement jusqu'à sa mort.
[3] « La Faculté de médecine de l'Université libre de Bruxelles sous l'occupation » in Collection Musée de la Médecine, n° 2, 2009, pp. 40-41.
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry. Autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp. 578-612 ; C. Peltier, Archives de Storck, Henri, Université Libre de Bruxelles, 2021 ; Ugo Arquin, « Nonante ans de Loterie Nationale fondée par un Namurois d’origine » in L’Avenir, 1er juillet 2024. G. Hennebert, L’incroyable épopée de Max Cosyns, collègue d’Auguste Piccard, espion de Churchill, héros de la déportation, Éditions Racines, 2024 ; C. Sarolea, Les origines de l’oeuvre congolaise, 1905, p. 2 ; John Sherman Porter, Moody’s Manual of Investments. American and Foreign, New York, 1930, p. 2974 ; Bulletin mensuel de l’association des Vétérans coloniaux, février et novembre 1932, pp. 4-8, janvier, mars, juillet 1934, pp. 1, 4, 1935, pp. 6, 7, juillet 1936, p. 4; L’Illustration congolaise, 8 janvier 1936 (avec photo), 1er juillet 1936 ; F. Dellicour, Les premières années de la Cour d’appel d’Elisabethville 1910-1920, imprimerie Lesigne, 1938, p. 56 ; Bulletin des émissions organisées sur les auspices de l’INR, volume 8 à 9, 1938 ; Bulletin de la Ligue coloniale belge, Banque du Congo belge, 1939, pp. 21,34 ; Le Soir, 18 décembre 1936.