« La vie sans religion est une vie sans principe et une vie sans principe est comme un bateau sans gouvernail. »
– Gandhi
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Sylvain DETRY, entrepreneur de peintures à Tamines, président de l'Association des Commerçants de cette ville, président de la Chorale Sainte-Cécile, vice-président du Cercle Saint-Martin, trésorier de l'Association des Fêtes du Cinquantenaire de l'Institut Saint-Jean-Baptiste de la Salle à Tamines, conseiller communal catholique à Tamines (1926), président de la chorale Sainte-Cécile, membre effectif du Comité consultatif de la Société des distributions d'eau à Tamines, né à Tamines le 11 mars 1871, y décédé le 11 juin 1932, y épouse le 24 avril 1899 Marie-Philomène LEDOUX, née à Tamines le 1er juin 1873, y décédée le 1er janvier 1956, fille de Xavier-J.-Florimond, rentier, et de Marie-Joseph Cobut.
Sylvain Detry, bien qu’inscrit à l’école du village pour ses primaires, bénéficie d’une éducation catholique qui sa vie durant constitue un modèle d’existence. Arrière-petit-fils de Thomas Detry (1767-1853), propriétaire à Spy puis instituteur à Tamines où il est par ailleurs marguillier de l’église Saint-Martin à partir de 1829 et chantre en ce lieu, son arrière-grand-mère Marie-Caroline Crispin (1767-1831) un frère, Jean-Charles Crispin (1772-1813), notaire impérial à Ruremonde. Le grand-père de Sylvain, Napoléon Detry (1802-1843), est, lui, maître tisserand à Tamines, membre du Conseil de fabrique et secrétaire du Bureau des marguilliers jusqu’à son décès. Sylvain est l’aîné des neuf enfants de Thomas Detry (1838- 1912), entrepreneur de peinture, décorateur et marchand de papiers peints à Tamines, et de Joséphine Lebrun (1847-1924), membre du Tiers Ordre de Saint- François, elle-même fille d’un maître de carrière à Mettet. Thomas est témoin lors de la constitution devant le notaire Edmond Février à Sombreffe le 8 juin 1875 d’une société anonyme par Caroline Hanolet veuve de Louis Delcorde qui prend comme mandataire Paul de Moriamé, bourgmestre de Wanfercée-Baulet afin de créer une brasserie à Tamines pour son fils Ludoplhe Delcorde, bourgmestre à Velaine et Louis Danly, banquier à Tamines.
Fervent catholique, le père de Sylvain, a néanmoins une clientèle essentiellement libérale, et se trouve dans une situation délicate lors de la lutte scolaire. Il décide dès lors de confier à sa belle-mère l'éducation de son fils Sylvain qui suit les cours dans une école catholique à Mettet. Mais aussi l’ampleur de la controverse scolaire prise alors. Thomas Detry est entendu à la Chambre des Représentants à cet effet : « L’an 1881, 20 avril à 3 heures de l’après-midi, MM. Neujean, Tournay et Joseph Warnant, membres de la Chambre des Représentants et de la Commission d’enquête scolaire instituée par elle pour la Province de Namur avait procédé au local de la Justice de Paix du canton de Fosses, en audience publique, à l’audition des témoins, à la requête de Monsieur le Président. Parmi ceux-ci :
Thomas DETRY, 42 ans, peintre à Tamines, prête serment et déclare :
« J’ai trois enfants dont deux fréquentent les écoles catholiques, et une l’école communale, l’aîné. Monsieur le Curé et Monsieur le Vicaire sont venus me demander de l’en retirer. Je leur ai répondu que je voulais rester bien avec tout le monde pour conserver tous mes clients, et que pour cela, je laisserais une partie aux écoles communales et les autres aux écoles catholiques. Ils m’ont répondu que cela ne leur convenait pas, qu’il fallait toujours prendre l’une ou l’autre branche. J’ai perdu effectivement une partie de mes clients du côté des catholiques, mais pas tous. A l’occasion du baptême de mon enfant, Monsieur le Curé a encore voulu essayer de me faire retirer mon autre enfant de l’école communale, mais j’ai refusé. J’ai gardé tous mes clients libéraux, je le pense du moins. Après lecture, le témoin persiste et signe ».
Associé à son beau-frère Léon Lebrun, Thomas Detry développe vers 1882 ses affaires, notamment par de grands travaux de peinture entrepris aux Forges d'Aiseau. Il a également comme client important un banquier de Tamines qui tombe en faillite après de grands chantiers commandés à Thomas qui n'en est jamais payé. Ses fils intègrent l'entreprise familiale mais seul Sylvain continue ultérieurement les affaires qui, sous son impulsion, se développent encore. Exempté du service militaire car son père pourvoit à son remplacement par le paiement de soixante pièces d'or de vingt francs, Sylvain, à partir de 1894, soumissionne pour de grands travaux pour la Société Nationale des Chemins de Fer Belges.
Il décroche ainsi non moins de quatre grandes commandes à Gand, Zottegem, Ostende et Spa. Il continue sur sa lancée et s'occupe alors du mess des officiers et de la caserne de Bourg-Léopold, puis ce sont les gares d'Ottignies, Charleroi et un important chantier à Anvers. En mai 1899, il soumissionne pour la peinture de la gare couverte d'Ottignies, et pour la peinture des grands ponts métalliques dépendant des routes de l'État dans la province de Namur. En 1901, il remet prix pour des garde-corps formés de bornes en fonte établis à la suite de la suppression du passage à niveau à la station d'Aye, et obtient la même année l'adjudication pour une somme totale de 4600 francs des peintures des « ouvrages d'art et de l'entretien des bâtiments et dépendances des lignes du Groupe de Tournai ».
Il publie régulièrement des annonces dans Vers l'Avenir et dans La Dernière Heure pour se procurer des ouvriers et apprentis « capables et pouvant se présenter de suite ». N'arrivant pas toujours à trouver la main d'oeuvre utile, il décide, après avoir effectué les peintures du château d'Habay-la-Neuve, de se consacrer davantage à sa région et d'éviter des chantiers trop lourds.
Si Sylvain a déjà perdu en bas âge une sœur et deux frères, en 1905 c’est sa sœur Eugénie, alors âgée de vingt-neuf ans qui disparait du vivant même encore de ses parents. Le souvenir mortuaire imprimé alors chez De Roover-Goffart à Tamines rappelle qu’Eugénie, Congréganiste de la Sainte Vierge était « semblable à un lys éclatant de virginité, d’une fleur d’une immortelle innocence, qui est entrée dans la gloire des Saints... Elle suit l’Agneau divin partout où il va, chantant avec ravissement le cantique des vierges. (...) Celle qui a quitté la terre parée de sa précieuse innocence connaît à l’heure présente ces ineffables délices. Dieu l’a cueillie dans sa fraîcheur pour orner son beau Ciel... pour lui donner un bonheur que ce monde de misères ne pouvait lui offrir. Quelle pensée meilleure pour sécher les larmes les plus amères ». On le voit la famille a su rester malgré certains engagements de type « libéral » profondément catholique comme le sera Sylvain.
En 1913 alors que ce dernier fait réaliser une amusante carte-photo mettant en scène certains de ses ouvriers peintres sur le perron d'un chantier, il en adresse un exemplaire à sa mère avec ces mots : « Chère Maman, il m'est agréable de vous envoyer la première de ces cartes vues tirée spécialement pour vous. Je n'ai pu attendre samedi, c'est trop long. Pardonnez-moi si je ne suis pas allé plus longtemps vous tenir compagnie à mon dernier retour, des visites intempestives en sont seules la cause. Chère, maman, je vous embrasse ». Si son père décède en 1912, Sylvain a toujours sa mère lors de la déclaration de guerre.
Le massacre de Tamines par l'armée allemande en août 1914 qui cause la mort de 450 hommes, détruit les demeures privées et les différentes entreprises de la famille Detry et même si elles sont reconstruites, les choses ne sont plus jamais pareilles. Alors que la maison de Sylvain Detry est la proie des flammes, et qu'il est réfugié avec son épouse et son beau-père nonagénaire dans un jardin, à l'abri de la rage teutonne, il entend les gémissements d'une victime des atrocités allemandes. Philémon Van Der Waeren, battu, victime d'une multitude de coups et blessures et balancé dans la Sambre par l'ennemi, a réussi à se traîner à proximité d'où se trouve Sylvain et sa famille. Il évoque dans ses souvenirs : « Vers trois heures du matin, mes gémissements attirèrent l'attention de M. Sylvain Detry. Lui aussi avait fui.
Aidé de sa femme, il avait emporté son beau-père impotent, âgé de 82 ans, pour le soustraire aux flammes qui dévoraient sa maison. Et tous trois, pour échapper aux Allemands, s'étaient tassés là, immobiles, dans le jardin Decocq. Comme j'appelais au secours, M. Detry s'approcha avec prudence et, à mi-voix, nous échangeâmes quelques mots : Êtes-vous blessé ? Oui. Soldat français ? Non. Belge ? Oui. Un silence et bientôt après M. Detry, se laissant couler au-dessous de la clôture, se trouva en face de moi. Il ne fut pas long à prendre une décision. Rentrer dans son hangar, en rapporter une échelle, me la faire gravir en me soutenant et puis m'emporter à l'abri, fut l'affaire de quelques instants. On me coucha dans une couverture de fortune, sur un lit de briques. Je restai là cinq jours en compagnie de la famille Detry, n'ayant pour me désaltérer que de l'eau de pluie recueillie quelques semaines auparavant. Le calme étant revenu, le 26 août, M. Detry, aidé de la Sœur Supérieure de l'Hospice de Tamines, me transporta à l'ambulance de l'école des Sœurs ». Malgré les risques, la fatigue, on le voit, le sens civique de Sylvain Detry, qui a pourtant tout perdu, reste entier et le souci de l'autre, en danger, est plus fort que la peur.
Alors que l’une de ses sœurs, Zoé Detry (1878-1962), qui a épousé juste avant les hostilités, en 1913, Ernest Baudart, de Falaën, est enceinte de son premier enfant, elle est brutalement privée d'un époux qui semblait en pleine force de l'âge, décédé inopinément en 1921. Elle se consacre alors à l'éducation de son fils unique, Ernest (1922-1955) qui est tout pour elle. Amateur de généalogie, il consigne des recherches sur la famille Detry mais aussi sur la famille de sa grand- mère paternelle, les meuniers Purnode, remontant à Jacques de Purnode, mort à Crupet en 1650. Ordonné prêtre à Tournai le 28 juillet 1946, son ordination sacerdotale donne lieu à une messe solennelle et un diner plantureux à Tamines le 6 août 1946. Sa mère le suit dans ses fonctions de vicaire à Binche notamment.
De santé délicate, il est envoyé dans une petite paroisse à Soulme où elle l'accompagne. Le placement d'une nouvelle cloche dans la très belle église de Soulme est décidé en 1948, mais ce n'est qu'en 1954 qu'elle est consacrée par l'abbé Baudard. Elle est électrifiée en 1956 pour la somme de 11.500 fr. Cette cloche, toujours en place à côté de celle de 1833, porte le texte suivant : « Offerte par Honoré Caussin et Joséphine Delobbe. Ma soeur fut volée le 29 décembre 1943. Dédiée à Notre-Dame de Beauraing, je m'appelle Marie. Je chante à nouveau la gloire du Seigneur, les joies et les deuils de mon peuple. J'ai comme parrain Joseph Delobbe et comme marraine Joséphine Hamoir. Je fus bénite en l'année mariale 1954 sous le pastorat de Monsieur l'abbé Baudart ».
Hélas dès le début de l’année suivant, l’abbé Baudart s’éteint n’entraînant que des regrets. Le discours prononcé à ses obsèques et dédié « à sa très courageuse et vénérée maman dont nous comprenons et partageons l'immense douleur », rappelle sa personnalité attachante et forte où « telle la petite Thérèse de l'Enfant Jésus, avec une patience admirable, un courage vraiment héroïque, une résignation parfaite, il gravit le calvaire que Dieu réserve aux âmes d'élite. (...) » Lui qui avait conquis ses fidèles par « son impeccable dignité qui commandait le respect, sa piété exemplaire qui édifiait et entraînait, sa ponctualité dans l'accomplissement du devoir qui forçait l'admiration, sa bonne humeur rayonnante qui faisait s'épanouir la joie (...) » Et de conclure ce long hommage par « Vous fûtes pour eux un guide sur la terre, soyez à présent, dans le ciel, leur étoile ».
Entre-temps, si Sylvain a pris soin de sa jeune sœur veuve en 1921, il a la profonde tristesse de perdre trois ans plus tard, en 1924, sa mère très aimée des siens ; la mort de Mme Thomas Detry suscite ces pensées imprimées, lors de son décès, chez De Roover-Goffart à Tamines et conservées dans les archives de la famille Detry :
Ô Mère, à notre amour le Seigneur t'a ravie.
Que fait-on ici-bas ? Toujours, toujours souffrir.
Pourtant ta vie était l'espoir de notre vie
Les Mères, ô mon Dieu, ne devraient point mourir.
Si ta perte est pour nous cruelle et bien amère,
Nous espérons qu'au moins, pour toi, la grâce a lui ;
Car les anges ont dû t'accueillir, ô ma mère
Comme un ange exilé que Dieu rappelle à lui.
Non jamais coeur de mère ardent et plein de flamme
N'eut plus de dévouement, plus d'amour que le tien ;
À des soins délicats, tu dévouais ton âme,
Car tes enfants étaient ton bonheur, ton seul bien.
Veille sur nous là-haut, soutiens notre faiblesse,
Jusqu'à ce que la mort puisse nous réunir ;
Laisse tomber sur nous un regard de tendresse,
Quand nous invoquerons ton pieux souvenir.
Engagé dans sa commune, que ce soit dans l'Association des commerçants et la Chorale qu'il préside, il est aussi vice-président du Cercle Saint-Martin dont le quotidien Vers l'Avenir précise « qu'inauguré le 23 janvier 1927, après les vêpres, le curé Smal bénira le nouveau local du Cercle ». Et de rajouter : « À cette occasion, voulant faire comprendre à la population que le Cercle doit être un lieu de réunion pour les familles catholiques, le comité organise une fancy-fair pour les demoiselles, un thé et un souper artistique. Un orchestre symphonique se fera entendre de 4h à 10h du soir ». Des lots sont récoltés pour une grande tombola « et il est rappelé que l'entrée pour la journée est fixée à cinq francs pour les personnes étrangères au Cercle. Les membres adhérents paient 12 francs l'an et les actionnaires nouveaux peuvent obtenir 1/5 d'action moyennant versement de 100 francs, et en sollicitant leur admission auprès du président ou auprès du vice-président, M. Sylvain Detry ».
La mise en action du Cercle n'est sans doute pas innocente car en octobre 1926 Sylvain est candidat aux élections d'octobre sur la liste catholique « établie dans les meilleures conditions de succès » et est en effet élu, malgré des attaques en règle du parti socialiste qui sur l’air de « Oh grand St-Nicolas, patron des écoliers » dresse le portrait des candidats catholiques sous un pamphlet dû à un certain Jean... Prolo, probable pseudonyme :
« Le parti catholique
Est atteint de coliques
Y’a de quoi, nom d’un nom,
Ce sont les élections.
Mais pourtant quoi qu’il fasse,
Qu’il se voile la face,
Et dise « Mea culpa »,
Majorité tu n’auras ».
Quant à Sylvain, on lui dresse le portrait, semblant insinuer qu’il s’est enrichi durant la guerre alors que les maisons familiales ont été totalement détruites, ce qui est un comble :
« La rue de la Station,
Dévots faites attention,
Du pape, Detry Sylvain
Est le séjour divin.
La guerre et ses misères
Découvrez-vous mes frères
Sont une cause qu’il a eu
Ses sacs bourrés d’écus ».
De son côté Vers l’Avenir, journal catholique ne tarit, lui, pas d'éloges sur les candidats : « Rarement, il nous fut donné de vivre une soirée plus réconfortante que celle de jeudi 23 septembre en la grande salle des fêtes des Ecoles Sainte-Catherine. M. Valère Suray, avocat et président de l'Association catholique de Tamines, préside, entouré du secrétaire, M. De Wandeleer et des candidats aux élections du 10 octobre prochain. Une ovation part de l'assemblée quand le président termine la proclamation des candidats auxquels la parole est donnée individuellement ».
Sylvain Detry est attentif au bien-être de ses concitoyens et soucieux de leur confort. La distribution d'eau courante est un de ses soucis primordial mais la mort le ravit à ses fonctions en 1932. Il meurt en catholique convaincu, en cela éloigné des idées libérales et progressistes de sa lignée, et repose sous un imposant monument dédié à la Vierge Marie au cimetière de sa ville natale. Son souvenir mortuaire dédié au « Coeur sacré de Jésus » et à « Notre-Dame de Lourdes », évoque sa grande piété et la douleur dans laquelle il laisse ses proches : « Hélas, si vous l'aviez voulu, Seigneur, elles ne couleraient pas de nos yeux ces larmes brûlantes que nous répandons aujourd'hui en Votre présence. Si Vous l'aviez voulu, il vivrait et serait encore près de nous, cet être tellement aimé dont la mort nous a brisé nos coeurs. Mais nous adorons Votre volonté dont les desseins sont impénétrables, et qui est toujours miséricordieuse jusque dans ses rigueurs apparentes ; nous acceptons, ô mon Dieu, en l'unissant à la Vôtre, la croix douloureuse dont Vous nous accablez. Nous Vous conjurons seulement de nous aider à la porter afin de rendre possible à notre pauvre courage un sacrifice qui nous semble au-dessus de nos forces. Recevez donc dans Votre royaume celui que nous pleurons ; oubliez ses fautes, faites-lui miséricorde, donnez-lui Votre paix. Accordez-nous, Seigneur, de nous sanctifier de telle sorte, par la souffrance, que nous soyons un jour réunis à ceux que nous avons tant aimés ». Son épouse lui survit un quart de siècle.
Sylvain et Philomène Detry adoptent une fille le 21 décembre 1923 :
Marie-Jeanne MARCOU-DETRY (1901-1987), gouvernante de prêtre à Aiseau puis à Bonsecours, sans alliance.
Chambre des Représentants, Enquête scolaire, Bruxelles, 1881, tome II (verbo Detry) ; Archives de la famille Detry ; P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try, Namur, 2015, pp. 260-263 (avec bibliographie) ; AEN, Archives contemporaines, numéros 24-25 et 27-28 ; AEN, Archives contemporaines, n° 41 ; J. Cuvelier, La Belgique et la guerre, II, Bruxelles, 1921, p. 213 ; J. Fichefet, Nouvelle histoire de Tamines, Étude historique, économique et sociale, Gembloux, 1963, pp. 276-277 ; M. Belvaux, « La famille (de) Purnode » in Le Parchemin, 1997 ; A. Simon, Mémoire d'une « cité martyre ». Le massacre de Tamines du 22 août 1914, Bruxelles, 2000 ; Annexe au Moniteur belge du 26 août 1875, p. 583.