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Fermier expérimentant en 1785 les semences de tabac de Virginie, maire adjoint de Fleurus en 1785, greffier et membre du Conseil municipal de la ville en 1794

Sébastien dit parfois Jean-Baptiste DETRY, fermier expérimentant en 1785 les semences de tabac de Virginie, marchand cirier et bourgeois de Fleurus, propriétaire à Saint-Amand et à Fleurus, membre du Conseil de la Confrérie du Saint-Sacrement à Fleurus en 1768, échevin de cette ville dès 1783, maire adjoint en 1785 puis membre du Conseil municipal ( 1794), greffier (1785), juré (1790), marguillier et membre de la Fabrique d'église de Fleurus, membre du Bureau de Bienfaisance de cette ville, baptisé à Saint-Denis-Bovesse le 27 octobre 1743, décédé à Fleurus le 5 décembre 1833, y épouse le 10 juin 1775 Marie de MAIFFE (DEMAIFFE), baptisée à Fleurus le 6 octobre 1736, y décédée le 5 juillet 1790, fille de Jacques, marchand de poudre à canon [1] et marchand mercier, maître du métier des merciers en 1738, échevin de Fleurus de 1739 à 1746, en 1750, et de 1754 à 1758, bourgmestre de cette ville en 1743, et de Marie-Joseph Delhaize.

Un fermier instruit, innovant et impliqué dans la gestion de sa ville

Fils de Thomas de Try, censier aux Isnes Sauvages puis de la Cense d’En-Bas à Spy et de la Ferme de la Paix à Fleurus, ville dont il est juré en 1764 et 1765, et de Marie-Valentine Jacquet, Sébastien dit parfois Jean-Baptiste DETRY, fermier expérimentant en 1785 les semences de tabac de Virginie avec son cousin germain Jacques-François de Try, fermier de Fleurjoux est aussi marchand cirier et bourgeois de Fleurus, membre du Conseil de la Confrérie du Saint-Sacrement en 1768, échevin de cette ville dès 1783, maire adjoint en 1785 puis membre du Conseil municipal (1794), greffier (1785), juré (1790) comme son père, marguillier et membre de la Fabrique d'église de Fleurus et du Bureau de Bienfaisance de cette ville.

Propriétaire à Fleurus d'une demeure rue des Bourgeois, de bâtiments au petit marché, de terres et prés au Dieu de Pitié, à la rue du Rie et au lieu-dit Jonquières et d'une terre de prairie proche de Saint-Joseph, il l’est aussi à Saint-Amand, notamment par achat devant le notaire Van Merbeck à Fleurus le 30 avril 1779 à Perpète de Paul de Barchifontaine, de terres en « la campagne du grand coutelier ». Alors que Sébastien Detry est juré de sa ville en 1790, il est chargé avec le lieutenant-mayeur Folie, l'avocat Pirot, le médecin Wauthier et le notaire Reumont d'exposer « aux seigneurs des Etats » le désir de la communauté villageoise de disposer d'un cimetière à proximité de l'église. Le 21 décembre 1792, le Précis du Protocole aux procès-verbaux des Séances des Représentans provisoires du Peuple Souverain du Pays de Namur, relève « que le citoyen Detry, l'un des administrateurs de la ville de Fleurus, et député par les habitans d'icelle (sic) pour annoncer à cette Assemblée qu'ils autorisaient les Représentans provisoires de Namur à gérer aussi pour eux, a obtenu l'honneur de la Séance ». On sait que Sébastien Detry loge entre le 15 juillet et le 6 décembre 1793 des soldats autrichiens, entre la bataille de Neerwinden et la reconquête de la Belgique par les Français, à Fleurus, en 1794. Actif jusqu’à un âge extrêmement avancé, il intervient encore comme membre de la fabrique d’église de Fleurus en 1831 alors presque nonagénaire. Très tôt veuf et durant près d’un demi-siècle, il assume la charge d’éduquer ses enfants, sans se remarier.

Des quatre enfants du couple dont un fils Nicolas Detry (1780-1861), reçu pharmacien à Namur le 4 novembre 1811, pharmacien à Fosses-la-Ville puis à Marbais époux sans descendance de Rosalie Duvieusart (1785-1854), seule leur fille Anne-Françoise DETRY (1783-1867), qui épouse à Fleurus le 26 avril 1811 Jean-Joseph DEMANET (1784-1858), fermier puis marchand à Fleurus, compte une descendance dans les familles Staumont, Hiernaux, et Demanet, ces derniers, initialement marchands tanneurs, et qui donnent une des plus grande société d’orthopédie de Wallonie revendue en 2005 bien que cette branche soit toujours active dans ce secteur après 175 ans d’expérience acquise.

Galerie de photos et de documents


[1] C'est chez Jacques de Maiffe qu’à la suite de la paix conclue dans le cadre de la guerre de succession d'Autriche, on paye, afin de fêter la chose, par ordonnance de la Cour du 23 septembre 1749, 32 florins pour 80 livres de poudre à tirer, livrée aux bourgeois, pour reconnaissance de la Paix, au prix de 8 sols la livre. Chanoine A. Theys, Histoire de la ville de Fleurus, Couillet, 1938, pp. 331-332, et 287. Jacques Demaiffe, propriétaire en 1753 rue du Rieu à Fleurus. Chanoine Theys, p. 44 et pp. 271-272 ; P. Prévôt, Les cens et rentes du Domaine pour Fleurus en 1753 ou le « cartulaire Warnier », Fleurus, 2014.


P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try, Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp.254-255 ; AEM, Ville de Fleurus, liasse 163 ; AEM, Notaire Carpent à Fleurus, liasse 3541, acte 4236 du 20 janvier 1831 ; AEM, Registre des résolutions, 1778-1794 ; Précis du Protocole aux procès-verbaux des Séances des Représentans provisoires du Peuple Souverain du Pays de Namur, 21 décembre 1792 ; Chanoine A. Theys, Histoire de la ville de Fleurus, Couillet, 1938, pp. 251, 272, 273, 280, 284, 386, 713, 737 ; P. Prévôt, Le cadastre primitif de Fleurus, Fleurus, pp. 14, 15, 17, 71, 77 ; P. Prévôt, Déclarations de successions, 1ère partie 1818-1830, Fleurus, 2008, p. 35 ; P. Prévôt, Compte des Aides, Ville de Fleurus, 1780 sur base de AEM, Archives communales, Fleurus, n° 263 ; P. Prévôt, Hypothèques de Charleroi. Transcriptions des actes. Publication d’un panel d’actes représentatifs pour la période 1799-1830, slnd, passim ; P. Prévôt, Les cens et rentes du Domaine pour Fleurus en 1753 ou le « cartulaire Warnier », Fleurus, 2014.


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