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Censier aux Isnes Sauvages puis de la Cense d’En-bas à Spy et de la Ferme de la Paix à Fleurus

Thomas de TRY, censier aux Isnes Sauvages puis de la cense d'En-bas à Spy contenant environ 70 hectares, puis censier de la Grande Cense ou Cense du Comte (Ferme de la Paix) à Fleurus contenant environ 80 hectares, juré de cette ville en 1764 et 1765, baptisé à Namur (Saint-Michel) le 3 octobre 1709, vivant à la date du 10 octobre 1796, épouse 1) à Hanret le 13 février 1738 Marie-Valentine Jacquet, baptisée à Fontaine-Valmont le 23 août 1713, décédée à Saint-Denis le 19 septembre 1748, fille d’Henri-Guillaume-Bernard, receveur des droits du Prince et des Etats de Liège, et de Rose-Dieudonnée de Noville, censière à Hanret de la ferme du Monastère de Saint-Jacques à Liège, épouse 2) Marie-Catherine Chantraine, baptisée à Flawinne le 30 septembre 1720, décédée à Spy le 19 juin 1788, fille de Martin, censier à Ronet, propriétaire à Flawinne, et de Marie-Apolone Dumoulin (Demoulin), ces deux derniers inhumés dans l’église de Flawinne.

Censier aux Isnes Sauvages puis à Spy et à Fleurus

Un mois avant son mariage, à l'âge de 29 ans, Thomas de Try prend en location la cense des Isnes Sauvages entre Namur et Gembloux, appartenant à Jean-Lambert Obin, conseiller et maître aux requêtes au Conseil privé de sa majesté impériale et catholique à Bruxelles. Les contraintes sont nombreuses pour le locataire s'obligeant à l'entretien des terres, chemins, vergers, au transport pour le propriétaire de grains à Namur en prenant à sa charge les droits de barrière à cet effet, mais encore jusqu'à Bruxelles et à Genappe aux mêmes conditions. Thomas doit aussi assurer au propriétaire une certaine quantité de pigeons issus du pigeonnier de la ferme, et bien entendu ne peut prétendre à aucune modération de son loyer compte tenu des obligations militaires de logement de troupes et fourniture de vivres diverses auxquelles les fermiers du Namurois sont régulièrement soumis. L'acte, passé devant le notaire Wasseige à Namur, se fait en présence de Philippe-Joseph Davreux, licencié es lois et avocat au Conseil provincial et Jacques-Benoît Massart, « jeune homme » résidant à Namur. Thomas de Try appose sa signature au bas du contrat de bail.

Procédures judiciaires

Thomas est à la fois cité devant le Conseil provincial de Namur en 1759 par les religieuses dites Dames blanches, carmélites chaussées, qui lui reprochent que ses servantes se sont introduites avec d'autres, dans leurs bois, et en 1786, il est appelé à comparaître devant ce même Conseil provincial à l'instigation de sa belle-sœur, Rose Jacquet, veuve de Jean-François Gillart, fermière à Hanret. Sébastien Detry au titre de sa mère Valentine Jacquet, et Jacques Detry au titre de sa mère Ida Jacquet, sont également assignés. Il y est question d'avance d'hoiries que ces deux soeurs Jacquet ont reçu lors de leur mariage avec les frères Detry, de leur mère Rose de Noville. Thomas de Try signale bien se souvenir que son épouse a reçu du bétail, notamment « cinquante bêtes à laine, des tonneaux de bière, des assiettes d'étain, des tables dont une grande à manger, une douzaine de chaises, du linge mais aussi le grain pour ensemencer les terres de la cense qu'elle allait occuper avec lui aux Isnes Sauvages ». Il se souvient encore que sa belle soeur Ida Jacquet a elle-même été dotée lors de son mariage avec son frère Jean-Martin de Try « de plusieurs parties de meubles sans pouvoir cependant les détailler » mais aussi de « cinquante bêtes à laine ». Censier ensuite à Fleurus, il se remarie à Catherine Chantraine, appartenant à une ancienne famille de Flawinne. Son lieu et sa date de décès n'ont pas été trouvés mais il est mort à un âge avancé.

Thomas Detry compte une descendance de son premier mariage dans la famille Bacquelaine et dans le chanoine Jean-François Detry, dans les Tomboy, Lalieu, Lambert, Gerard, Zoude, Houtart, Brifaut, Pirmez, Mondron, Sury, van der Smissen, Laurent (Dinant et Beauraing), Misonne, Watillon, Lambin, Bedoret etc… De son second mariage descendent les Ladrie, Demanet et une branche Detry à Tamines. Il cumule de ses deux mariages quatorze enfants.

Galerie de photos et de documents


P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try, Namur, 2015, pp. 238-239 (avec bibliographie) ; AEN, Cour foncière de Flawinne, acte de partage Chantraine du 17 mars 1768.


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