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Les descendances féminines issues de dames nées DETRY, sont on l’imagine bien, sur cinq siècles, considérables, et variées dans la représentativité qu’elles ont pu avoir dans la société belge. Toutefois, et cela sans en tirer une quelconque vanité, il est assez remarquable de constater que beaucoup de ces descendants qui ont du sang DETRY, mais n’en portent pas le nom, se sont distingués dans des domaines divers ; la politique et la diplomatie, en grand nombre dans le notariat, la Résistance, les arts et les lettres. Il y a encore un nombre très élevé de descendants à Namur et dans le Namurois.
La plupart de ceux dont les noms vont suivre sont assez connus pour qu’une notice ne doive leur être consacrée. Quelques autres, sont, malgré leur renommée, davantage oubliés d’un grand nombre, et une notice suit. Il est évident qu’il s’agit d’une très petit échantillon...
De Ida de TRY, bourgeoise de Namur le 16 décembre 1716 qui épouse à Boninne le 3 juin 1682 Etienne (de) BEAUFAYS, descendent Jean-Philippe SMET dit Johnny HALLYDAY (1943-2017), chanteur, compositeur et acteur français, et à Namur les DELAHAUT, torréfacteurs de café rue de l’ange, bien connus dans cette ville où ce commerce démarre en 1864. Ces Delahaut partagent les mêmes ancêtres que la baronne Delahaut et le docteur Jean Delahaut (voir ci-dessous la descendance de Marie-Anne DETRY (1800-1870)).
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 63.
De Marie-Agnès DETRY qui épouse à Balâtre-Sainte-Aldegonde le 23 septembre 1763 Paul-François CLOSE, notaire à Namur de 1761 à 1780 puis à Bouvignes, procureur, échevin à Bouvignes à qui l’on doit l’inventaire du cartulaire, descendent les Close, notaires à Onhaye, Philippeville, Surice, Anthée, Rienne, Sart-Custine, Gedinne, maire de Onhaye, conseiller provincial à Namur etc.
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 72 ; Recueil des lois et des arrêtés royaux de la Belgique, Bruxelles, 1881, p. 21.
De Marie-Rose de TRY qui épouse à Anvers le 15 février 1763 Jean-Baptiste FRANCESCHINI, marchand à Anvers, descendent sous ce nom un officier municipal d’Anvers puis une lignée de cinq notaires qui donne bourgmestres à Fosses-la-Ville, un agent de change à Anvers, les Mercier qui donnent un médecin à Braine-l’Alleud, les Duculot, les Lemaître.
Jules Franceschini (1830-1910) notaire à Fosses où il est bourgmestre, conseiller provincial, arrière-petit-fils de Marie-Rose de Try
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 76.
De Marie-Antoinette de TRY qui épouse à Saint-Amand le 4 février 1771 Lambert LAUVAUX, censier de la ferme de l’au-delà de l’eau à Mehaigne, descendent les familles Brabant (patronyme rectifié en de Brabant par jugement), Borboux, Wigny, Debouche, Dandoy, Bouvier, André, Petitjean, Petit (Upigny), Delange, Bedoret, de Halleux, où l’on ne compte plus les notaires et avocats, les agriculteurs, les hommes politiques à tout niveau de pouvoir.
Jules (de) Brabant (1845-1908), membre de la Chambre des Représentants, époux de Marie Debouche (1849-1934), arrière-petite-fille de Marie-Antoinette de Try
Juliette de Brabant (1881-1942), descendante de Marie-Antoinette de Try, épouse d'Antoine Borboux (1863-1919), et trois de leurs cinq enfants, Juliette dite Lily épouse du ministre-baron (Pierre) Wigny, Antoine, jésuite et Maurice, notaire
Cécile Borboux (1909-1995), chanoinesse de Saint-Augustin, fondatrice des Gais Pinsons, oeuvre éducative pour les enfants des rues à Liège
Le baron (Pierre) Wigny, ministre à quatre reprises, époux de Juliette dite Lily Borboux (1903-1985)
Charles de Brabant (1878-1952), notaire à Genval et sénateur suppléant, époux d'Yvonne Gesnot (1888-1981), cousine de Mme Edgar Detry
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 78.
De Marie-Rose de TRY qui épouse à Hanret le 9 décembre 1762 son cousin par les Hamoir, Jean-Charles BACQUELAINE, censier du domaine de seigneur de Burdinne, propriétaire en ce lieu du moulin à vent des Arcis, échevin de la Haute Cour de justice, descendent les Bacquelaine, magistrat, géographe, médecin et ministre, les Garot, Dautrebande, Wéry, Dubois, les notaires Fraipont, les Guilleaume, les familles d’Hemricourt de Ramioul et de Looz Corswarem, les van Vyve, les Huens parmi lesquels Jean-Léon Huens dont il a paru intéressant de rappeler ici la vie :
Jean-Léon HUENS (1921-1982), diplômé de l’Institut supérieur des Arts décoratifs de la Cambre à Bruxelles, dessinateur et illustrateur de livres, Prix national belge de Via Secura en 1971, honoré de plusieurs certificates of merit de la Society of illustrators de New York où il est introduit après sa mort.
Illustrateur de livres pour enfants notamment en collaboration avec l’historienne Jeanne Cappe pour les Editions Casterman (« Cendrillon », « La Petite Fille aux allumettes », contes de la comtesse de Ségur etc…) mais encore pour le « Journal Tintin », pour des écrivains et essayistes belges (Marie Gevers, Marcel Lobet…), Jean-Léon Huens, qui porte le prénom de son grand-père paternel, est fondateur avec son frère Etienne de la Société Historia consacrée à l’histoire de Belgique. Cette collection comprend notamment « Nos Gloires » dont plusieurs centaines de vignettes sont de lui, et qui visent dans l’esprit de l’historien-comte Pirenne à favoriser l’idée de l’existence « d’un peuple et d’une âme belge ». Les originaux ont été cédés par la famille au Musée Royal de Mariemont où Paul Faider et Germaine Feytmans, gendre et fille d’Elvire Detry furent conservateurs et si actifs. Jean-Léon Huens est l’auteur de certaines couvertures pour la collection Marabout et c’est aussi à lui que l’on doit la célèbre illustration de poiriers en fleurs illustrant les pots de véritable sirop de Liège. Il est actif au-delà de nos frontières, en Espagne et il est publié en couverture du National Geographic Magazine, du Saturday Evening Post, du Reader’s Digest, etc. Il fait l’objet de diverses expositions.
Marie-Rose de Try (1738-1825) qui épouse Jean-Charles Bacquelaine, censier et propriétaire du moulin de Burdinne, échevin etc. eurent treize enfants et une très large postérité du nom mais aussi dans les comtes d'Hemricourt
Le docteur Daniel Bacquelaine, descendant de Marie-Rose de Try, ministre fédéral libéral des Pensions
Jean-Léon Huens (1921-1982), illustrateur de renom, descendant de Jean-Charles Bacquelaine et de Marie-Rose de Try
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp. 27, 45, 61, 240 ; Actes du colloque tenu au Musée royal de Mariemont les 9 et 10 novembre 2012 ; « Jean-Léon Huens » in Wikipédia (avec biblio).
De Marie-Valentine de TRY , décédée à Bruxelles avant 1801 et qui épouse Charles TOMBOY, propriétaire à Bruxelles puis fermier de la cense d’En-Bas à Spy descendent les Lalieu, notaire à Spy, concessionnaire des mines de houille de Mornimont, les familles Zoude, grands propriétaires à Saint-Hubert, Misson, les notaires Claes, les Houtart, Brifaut, les Lambert, propriétaires de verrerie, Mondron, Pirmez en la personne du ministre Eudore Pirmez, Gerard (des Gerard-Fallon, de Namur), brasseur et distillateur à Namur, les de Schryver, van der Smissen, Sury, les notaires Laurent, Misonne, Watillon, Lambin, Grosfils, Houyet, Dandoy, Vanham, Bedoret.
Parmi ceux-ci rappelons la belle personnalité de Joseph Sury :
Jules-Joseph dit Joseph SURY (1866-1944), docteur en sciences, ingénieur en chef des distilleries Louis Meeûs à Wijnegem-Antwerpen, photographe pictorialiste postimpressionniste, pionnier de la photographie couleur dès 1900, inventeur de procédés photographiques sous le nom de Procédé Sury dès 1908 et du Procédé Color aux poudres, ayant déposé dix-huit brevets d'invention et de perfectionnement en Belgique, France et Allemagne, fondateur, administrateur et mandataire de la SA La Photographie des Couleurs fondée à Anvers en 1908 avec son beau-père Adolphe van der Smissen et Léonard Misonne.
La petite Keuture, propriété dénommée plus tard Le château des dames, acquise à la Révolution française par le notaire Lalieu, gendre de Marie-Valentine de Try
Aline Lalieu (1809-1860), petite-fille de Marie-Valentine de Try, épouse de Valentin Lambert (1810-1886), maître de verrerie et fondateur avec Ernest Solvay en 1863 de la société Solvay
Le château des Hamendes à Jumet, propriété de Valentin Lambert et Aline Lalieu puis de leur gendre Léon Mondron
Eudore Pirmez (1830-1890), ministre libéral de l'Intérieur, époux de Léona Lambert (1836-1911), arrière-petite-fille de Marie-Valentine de Try
Faire-part de décès de Louis Gerard (1804-1871), distillateur, époux de Flore Lalieu, petite-fille de Marie-Valentine de Try
Propriété des Zoude à Saint-Hubert, branche anoblie issue de Maximilien ZOUDE (1790-1865) et d'Adèle Lalieu (1802-1885), petite-fille de Marie-Valentine de Try
Le château de Schepdael à Lennik, propriété du député catholique Valentin Brifaut (1875-1963) époux de Louise Claes, descendante par les Zoude de Marie-Valentine de Try
Mme Joseph. Sury née Augusta van der Smissen (1878-1944), descendante de Marie-Valentine de Try. 1908. Archives José Albert Sury
Joseph J. Sury (1866-1944), pionnier de la photographie Color Portrait en 1922, époux d'Augusta van der Smissen.Archives José Albert Sury
Rue Saintraint en 1926. On aperçoit au centre de la photo la demeure de Jean Watillon et Françoise Misonne descendante de Marie-Valentine de Try. Elle fut au XIXe siècle celle de François Bouché, fils de Marie-Catherine de Try
Henri Lambert (1862-1934), industriel renommé qui épouse sa cousine Marie Mondron (1877-1959) excellente cavalière et amateur de chasse à courre, descendante à la fois de Marie-Valentine de Try et de Marie-Rose de Try
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 248 ; Journal de la Belgique : pièces officielles, nouvelles diverses, 1826, p. 283 ; J.-F. de le Court et Th. Scaillet, La famille Claes de Hal. Du notariat brabançon à la grande propriété foncière de Wallonie, Bruxelles, 2025 ; Le Parchemin, janvier-février 2025, pp. 93-94.
De Marie-Apolone de TRY (1752-1809) qui épouse Jacques LADRIE, brasseur à Fleurus et maître du métier, puis propriétaire d’une fabrique de bas de soie à Tournai, descendent les Lefebvre à Fleurus qui donnent un bourgmestre de la ville et s’y allient aux Misonne, les Everaerts, et les Pasquier, scientifiques et littérateurs dont la descendance s’allie à nouveau aux Detry (voir notice sur Esther Detry et Achille Pasquier).
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 252.
De Marie-Catherine de TRY qui épouse à Namur le 4 février 1793 Pierre BOUCHE, négociant à Namur, est issue une très nombreuse descendance de leur fils, François Bouché (1794-1874), avocat, président du Tribunal de Première Instance de Namur, conseiller provincial, époux de Caroline Buiron, dans les barons et comtes Capelle, les Mélot et barons Mélot qui donnent ministre, bourgmestre de Namur et de nombreux Résistants, les Desclée de Maredsous, les Henry de Frahan, les Nève de Mévergnies, les Thibaut de Maisières, les Petit (à Upigny), les Denis, Mertens de Wilmars, Héger, Cornil, Bouvier etc.
François Bouché (1794-1874), fils de Marie-Catherine de Try, avocat, président du Tribunal de Namur, membre-fondateur de l'Institut Saint-Louis etc., dont large descendance
Bienfaiteur du Cercle Catholique construit en 1873 Place Saint-Aubain à Namur sur les plans de l'architecte Frédéric Léanne, cousin de Mme Edgar Detry, le nom de François Bouché, président du Tribunal de Namur, fils de Marie-Catherine de Try est repris dans la frise qui orne le plafond de ce lieu aujourd'hui classé
Baron Léon Capelle (1850-1918), diplomate, arrière-petit-fils de Marie-Catherine de Try, et frère de Mme Ernest Mélot. Coll.ANRB, Bruxelles
Le baron Capelle issu des Detry est inhumé à quelques pas de la dalle funéraire de Nicolas Higuet, fermier de la Commanderie époux de Charlotte Detry (1776-1826)
Charles-Louis Petit (1818-1899) et Adélaïde Bouché (1836-1900), petite-fille de Marie-Catherine de Try. Ancêtres de tous les Petit, d'Upigny
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 265.
De Marie-Agnès DETRY qui épouse à Champion le 2 juin 1793 Jean-Joseph de HUCOR(G)NE (1750-1851) (rectification du nom avec récupération de la particule par différents jugements), fermier-propriétaire à Dhuy où il est pendant soixante ans membre du conseil communal, centenaire à la santé éclatante, descendent les familles de Hucorne, dont une branche possède à Namur la réputée Maison des desserts rue Haute-Marcelle, mais aussi de nombreux fermiers, les Deuquet à Tillier, Bonet, Anciaux, fermiers à Marchovelette et négociants à Namur, les Destexhe à Héron, Rigo, Quevrin, Wautier, Ramaekers, Dangoisse, Warnier, les Stasse à Warnant-Dreye, les Detienne.
Personnalité locale, Jean-Joseph de Hucorne époux de Marie-Agnès Detry de laquelle le journal catholique namurois « L’Ami de l’Ordre » dresse le portrait dans son édition du 25 août 1851 : « Le 17 de ce mois est décédé à l’âge de 101 ans au hameau des Boscailles à Dhuy le respectable centenaire Jean Hucorne, cultivateur-propriétaire, et pendant la majeure partie de sa vie, membre de l’administration communale. Modèle de la probité la plus intègre, d’un jugement droit et éclairé, d’un caractère bon et franc, d’une exactitude parfaite à acquitter ses devoirs moraux et religieux, il laisse le plus honorable souvenir à ses nombreux enfants, petits-enfants et aux habitants du lieu qui le prenaient avec confiance pour leur arbitre et conciliateur, s’il s’agissait entre eux de quelque doute ou différend. Souvent même, il fut consulté par beaucoup de propriétaires ou administrateurs sur les anciennes lois et coutumes que son heureuse mémoire lui faisait rappeler parfaitement. Sa santé et ses forces le soutinrent jusqu’à la fin de sa carrière patriarchale, son jugement et sa paix d’âme ne l’abandonnèrent pas ; il répondit lui-même avec calme aux prières des derniers sacrements qui lui furent administrés peu de jours avant qu’il allât recevoir la récompense des justes, comme ses nombreux amis ou descendants en ont la confiance la mieux fondée. »
Parmi les descendants directs de Jean-Joseph de Hucorne et de Marie-Agnès Detry se trouve notamment Marie-Louise dite Mamie Stasse (1923-2024), elle aussi centenaire pleine de vitalité jusqu’à un âge très avancé. Aimant la musique, elle eut de son époux, Louis Godfroid, entrepreneur et Résistant lors de la Seconde guerre Mondiale, cinq filles qui comptent une descendance dans les familles Dubois, Gilbert de Cauwer, Mathy, Losdyck et Demeure.
Formant alors le coin de la rue Courte à Namur, maison appartenant à Denis Detry, frère de Mme de Hucorne, et époux de Marie-Thérèse Deuquet. Emile Detry fecit, vers 1890
La ferme du Sart à Dhuy qu'exploite pendant 40 ans Denis Detry (1786-1856), conseiller communal en ce lieu
Centenaire de Jean (de) Hucorne époux de Marie-Agnès Detry, ancêtre en ligne directe de Mme Louis Godfroid née Marie-Thérèse Stasse décédée elle aussi centenaire. L'Ami de l'Ordre, 23 août 1851
Cahier de pensionnat de Mme Lucien Ansiaux née Caroline Deuquet (1861-1925), arrière-petite-fille de Marie-Agnès Detry et grand-mère de Mme Louis Godfroid née Marie-Thérèse Stasse
Lucien-Télesphore Anciaux (1857-1929), fermier à la ferme de Maquelette à Marchovelette, époux de Caroline Deuquet
Le tilleul à Warnant-Dreye acquis par Marie-Thérèse Stasse et Louis Godfroid et aujourd'hui dans sa descendance de Codt
Mme Lucien-Télesphore Anciaux née Caroline Deuquet (1861-1925), arrière-petite-fille de Marie-Agnès Detry
Les moissons à Warnant-Dreye par les ouvriers agricoles, où les Stasse, représentant une partie des descendants de Jean (de) Hucorne et Marie-Agnès Detry s'installent et expoitent la ferme de La Chapelle
Marie-Thérèse Stasse (1923-2024) à Warnant-Dreye où la famille exploite une ferme dans la tradition familiale
Mme Louis Godfroid née Marie-Thérèse Stasse, aimant la nature, mère de famille nombreuse et dont le chant lui apporta toujours joie et enthousiasme en la vie
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 502 ; L’Ami de l’Ordre, 25 août 1851.
De Marie-Anne DETRY (1800-1870), descendante de Lambert de TRY et Marie-Jeanne de FONTAINE, épouse de Joseph DEBRU, fabricant coutelier à Namur, sont descendants par leur mère, la baronne (Mariette) DELAHAUT (1922-2023) et son frère le docteur Jean Delahaut (1923-2025).
Personnage atypique que la baronne Delahaut qui œuvre pour la Croix Rouge et en faveur du rapatriement des prisonniers politiques et militaires lors de la Seconde guerre Mondiale et des mois qui suivent la Libération, fonctionnaire interalliée à Wiesbaden, fonctionnaire internationale à Paris lors de l’Assemblée générale de l’ONU assistant en direct à la signature Universelle des Droits de l’Homme en 1948, active dans le domaine de l’éducation pour les jeunes handicapés mentaux, Namuroise de l’année en 1989, Prix Blondeau de la Ville de Namur en 1998, fondatrice de plusieurs établissements scolaires dont celui qui porte son nom à Namur. Elle obtient concession de noblesse personnelle avec le titre de baronne le 8 juillet 2018. Quant à son frère, Jean Delahaut (1923-2025), docteur en médecine de l’Université de Louvain, otorhinolaryngologue, chef de service dans deux hôpitaux namurois, membre du Conseil de l’Ordre des médecins, président du Club Richelieu et membre du Club Probus à Namur, écrivain et poète, époux de Marie-Paule Mareschal, il est père de six fils et grand-père de Delphine Delahaut qui épouse Olivier Vandresse, petit-fils de Jacques Detry.
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, p. 57 ; Lettres patentes de noblesse, 2013-2022, Bruxelles, 2024, pp. 94-95.
De Alice DETRY qui épouse à Vilvorde le 22 octobre 1881 le général Emile Dendal, Blanche DENDAL (1882-1933), en religion Mère Domitille, moniale bénédictine de l’abbaye de Maredret, Denise DENDAL (1884-1975), en religion Sœur Marie-Gertrude, religieuse au Monastère de la Vigne à Bruges, le major Gustave DENDAL (1887-1968) et le Colonel BEM Charles DENDAL (1890-1958).
Postérité du Général Emile Dendal rompu à l’art militaire et franc-maçon convaincu et de Alice Detry, douce et raffinée, les enfants de ce couple aimant satisfont, en ce qui concerne les fils, leurs parents, alors que les filles, nées pour un mariage mondain, ébranlent les convictions philosophiques de leur père en empruntant la voie religieuse. De longs questionnements, des remises en question, des souffrances présideront à ces choix mais une affection grande et sincère entre tous restera néanmoins de mise.
1° Blanche DENDAL, régente littéraire, enfant de Marie, secrétaire à l'Institut Supérieur pour Jeunes Filles d'Anvers, et ensuite en religion Mère Domitille, moniale bénédictine de l'abbaye de Maredret, née à Vilvorde le 15 juillet 1882, décédée à Maredret le 29 janvier 1933. C’est après un long combat psychologique qu’elle mène au sein de sa famille et notamment de son père franc-maçon que Blanche arrive à vivre sa foi. Son père quittera la Loge à la suite de cela.
2° Denise DENDAL, Premier Prix de piano du Conservatoire d'Anvers, en religion Sœur Marie-Gertrude, religieuse au Monastère de la Vigne à Bruges, née à Vilvorde le 6 décembre 1884, décédée à Aalter le 8 mars 1975.
Suivant elle aussi sa vocation, Denise Dendal entre au Monastère de la Vigne à Bruges le 3 juin 1932, et malgré son entrée tardive, elle a toutefois la joie de fêter ses quarante ans de profession, trois mois avant d'atteindre l'âge respectable de nonante ans. Au Monastère de la Vigne à Bruges, Denise retrouve sa cousine Anne-Marie Gailly (1902-1984), fille de Paul et de Charlotte Lebrun et petite-fille de Alexandre Lebrun et de Marie-Françoise Detry. Admise le 20 novembre 1928 sous le nom de Sœur Marie-Cécile, Anne-Marie Gailly fut sous-prieure, maîtresse des Novices et organiste. Elle fête à Bruges le 28 octobre 1981 son jubilé d'or de profession religieuse et est non seulement la cousine mais une véritable amie pour Denise.
3° Gustave DENDAL, major au 9e régiment de Ligne, puis industriel, directeur de la S. A. belge américaine de Machines de bureau et de la S.A. « Anciennes filatures Bastin et Nouvelles Manufactures de tissus », propriétaire de « La samaritaine » à Liège et de la « Maison Hiclet » à Bruxelles, fournisseur de la Cour, peintre, aquafortiste, céramiste, chev de l’Ordre de Léopold, chevalier de l’O de la Couronne, officier de l’O de Léopold II, croix de guerre avec palmes, 6 chevrons de front, né à Vilvorde le 5 janvier 1887, décédé à Cointe le 13 décembre 1968, épouse à Liège le 19 avril 1921 Jeanne THIRY, céramiste, peintre, née à Liège le 27 octobre 1893, décédée à Cointe le 23 décembre 1959, fille d'Oscar, industriel, administrateur de sociétés à Liège et à Bruxelles, et de Marie Liégeois.
Dont descendance de leur fille Mme Jacques Spinette née Josette Dendal (1922-2007), et de leur fils, Jacques Dendal (1934-2013), ingénieur civil électricien-électronicien de l’Université de Liège, docteur en sciences techniques de l'Académie polonaise des Sciences de Varsovie, professeur honoraire ordinaire à l'Université de Liège, membre du Conseil d'administration de l'Université de Liège, chargé de la chaire d'acoustique et éclairage (seule chaire en Europe occidentale), fondateur et directeur du Centre d’Étude et de Développement en ingénierie acoustique (CEDIA), vice-président de l'Association belge des acousticiens, membre du Conseil d'administration du CHU (1982 à 1996), président du Bureau des Bâtiments de l'Université de Liège, membre de l'Association des ingénieurs sortis de l'Institut électrotechnique Montefiore, membre du Groupement acousticien de langue française, membre de la Commission électrotechnique internationale, membre de l'Institut belge de Normalisation, maître de conférences, éditeur du Bulletin d'acoustique, directeur de très nombreux mémoires et thèses, auteur de nombreuses publications, collaborateur à de nombreuses revues spécialisées, lauréat du Prix aux jeunes décerné par l'Association des Ingénieurs diplômés par l'Université de Liège, administrateur de la SA « Val Benoît Motor » à Liège, officier de l’Ordre de Léopold II, commandeur de l’Ordre de la Couronne, époux à Liège le 11 avril 1961 Micheline BORSU.
4° Charles DENDAL, licencié en Sciences économiques de l’Université Libre de Bruxelles avec la Plus Grande Distinction, Colonel BEM commandant le 23e régiment de Ligne, professeur à l’École de Guerre, directeur du Bulletin belge des Sciences militaires, maître de conférences, président du Comité d'organisation du Congrès international de la Parole, auteur de publications, membre d'honneur du « Centre diplomatique, économique et culturel » de Bruxelles, prisonnier de guerre 1914-1918, commandeur de l’Ordre de Léopold et de l’Ordre de la Couronne, officier de l’Ordre de Léopold II, croix civique de 1ère classe, croix de guerre 1914-1918, croix du Feu, officier de l’Ordre de la Légion d'Honneur, officier de l'Aigle Blanc de Serbie avec glaive, officier de l’Ordre du Sauveur de Grèce, croix de guerre française avec étoile en vermeil, médaille de l'Yser, médaille commémorative des guerres 1914-1918 et 1940-1945, médaille de la Victoire, médaille commémorative du Centenaire, huit chevrons de front, cité à l'Ordre du jour de l'Armée belge et de l'Armée française, né à Namur le 18 juillet 1890, décédé à Ixelles le 17 juillet 1958, épouse à Etterbeek le 24 avril 1919 (sa cousine) Germaine GURICKX, pianiste, critique d'art et musicale, diplômée d'art dramatique et de déclamation du Conservatoire royal de Bruxelles, interprète de théâtre et récitante de poésie notamment sous le pseudonyme de « Germaine La Vallée », née à Bruxelles le 27 septembre 1892, décédée à Ixelles le 17 juillet 1982, fille de Camille, Premier Prix de piano du Conservatoire Royal de Bruxelles, concertiste, compositeur, professeur au Conservatoire de Mons puis de Bruxelles où ses élèves firent frappés une médaille à son effigie en son honneur, fondateur en 1889 et dirigeant de la Société de musique de Mons, membre du Collège musical belge à Anvers, membre de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique à Paris, membre de différents jurys pour le conservatoire de Bruxelles, pour le Concours musical Riesenburger, pour le concours supérieur de piano du Conservatoire de Liège, mais aussi pour la composition d'une « Marche solennelle symphonique » pour l'Exposition Universelle d'Anvers en 1894, membre du Comité d'honneur créé pour les 25 ans des Concerts Populaires, membre du Collège musical belge, membre de la « Jeune Belgique », revue mensuelle de littérature, membre du « Congrès International de l'art public » à Bruxelles en 1898, officier de l’Ordre de Léopold, et de Blanche-Marie Gendebien.
Blanche Dendal (1882-1933), alors en religion Mère Domitille, moniale bénédictine de l'abbaye de Maredret
Denise Dendal (1884-1975), Premier Prix de piano du Conservatoire d'Anvers, alors dans le monde, avant son entrée au Monsatère de la Vigne à Bruges
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try, Namur, 2015, pp. 754-775 (avec bibliographie) ; Les artistes musiciens belges au XVIIIe et XIXe siècles, volume 1, 1885, p. 221 (Camille Gurickx) ; La Jeune Belgique, volume 10, Bruxelles, 1891, pp. 99, 223, 356 (mariage Gurickx-Gendebien).
Albert Einstein a écrit dans un Liber Amicorum de Germaine Gurickx, album contenant des contributions d’écrivains, d’artistes et de musiciens belges, français et allemands. Ce carnet a été mis en vente chez Sothebys à New York le 17 juin 1999 (lot 23). Les papiers d’Albert Einstein, volume 15, correspondance de juin 1925 à mai 1927, Presses universitaires de Princeton, 1987, p. 211. H. Vandevoorde, Stil verzet : De oorlogsjaren van August Vermeylen 1939-1945, Lannoo, 2024, passim.
Charles Dendal réalise de nombreuses conférences dans tout le pays. Elles portent tantôt sur "Où en sommes-nous au lendemain de la 5e assemblée de la Société des Nations", "Léopold Ier, fondateur de notre dynastie" au cours de laquelle il est dit à son sujet "que son talent oratoire est au moins égal au talent militaire", "Le Roi chevalier : Albert Ier", "Sa majesté la Reine Astrid", "Le baron Jacques" etc. Plusieurs de ses correspondances échangées avec le comte Guillaume dit Willy de Grunne de la Maison de la Reine Elisabeth, dans le but de devenir attaché militaire à Paris, ainsi que son manuscrit de conférence sur la Reine Astrid sont conservés dans les Archives du Palais Royal à Bruxelles, numéro 192. Charles Dendal est également membre de l'Amicale des écrivains anciens combattants. La Patrie belge, 1er janvier 1925 ; Bibliographie de Belgique, 1er janvier 1925 ; Revue franco-belge, mai 1925 ; Renaissance d'Occident, juin, 1925 ; Le Pourquoi Pas?, 9 octobre 1931 ; Les Beaux-Arts, 22 janvier 1937 ; L'Invalide illustré, 1er septembre 1937. En ce qui concerne son épouse, Germaine Gurickx, alors connue sous le nom de Germaine La Vallée, des correspondances se trouvent conservées aux Archives et Musée de la Littérature à Bruxelles, notamment celles à Raymond Limbosch et à Edith Séverin. Archives et Musée de la Littérature à Bruxelles, M.L 02034/0072 et M.L 15287/ 0018.
De Léonie DETRY qui épouse à Gembloux le 15 décembre 1904 Franz de LATHUY, docteur en droit, rentier et propriétaire du « château de Lathuy » à Gembloux, amateur d’horticulture et d’ornithologie, membre de la Société Royale linnéenne de Bruxelles (1910), commissaire aux comptes de la société anonyme « La sécurité de l’ouvrier » à Gembloux (1921) où son beau-père Léon Detry est actionnaire, est né Jean de Lathuy, magistrat, écrivain, poète etc.
Jean de LATHUY (1905-1998), docteur en droit, avocat, juge de Paix du canton de Gembloux et juge suppléant près le Tribunal de Police de cette ville, substitut du Procureur du Roi à Namur, président du Comité départemental de Namur du Front démocratique wallon, président de l’Association libérale de Gembloux, candidat libéral pour cette ville et pour la Province, fondateur des « Lettres mosanes », auteur théâtral et notamment de comédies dans le genre XVIIIe, directeur du journal libéral « Le Réveil » et collaborateur de revues et journaux, membre de la « Jeune Garde Wallonne de Gembloux », membre d’honneur du « Boxer Club Gembloutois », écrivain en langue française et wallonne, poète, bibliophile, conférencier, généalogiste, né à Gembloux le 8 novembre 1905, décédé à Namur le 26 janvier 1998.
Cette biographie est en réécriture suite à la découverte d'archives nouvelles.
Issu d’une ancienne famille de maïeurs et échevins de Trognée au XVIe siècle, Jean de Lathuy est le fils de Franz, docteur en droit, rentier, membre de la Commission d’assistance publique de Gembloux, candidat sur les listes libérales de cette ville où il est propriétaire du château de Môha dit « Château de Lathuy », amateur d’horticulture et d’ornithologie, et de Léonie Detry dont le père, Léon, est bourgmestre de Gembloux. La branche de Jean de Lathuy s’est installée à Gembloux où elle donne à la ville des notaires, bourgmestres, grands propriétaires. A cette famille appartiennent notamment Augustine de Lathuy (1798-1867) épouse de François-Joseph Navez (1787-1869), peintre romantique de renom, membre de l’Académie Royale de Belgique, et Marie-Antoinette de Lathuy épouse d’Auguste-Donat de Hemptinne, pharmacien du Roi, membre de l’Académie Royale de médecine, membre de l’Académie Royale des Sciences, des Lettres et des Beaux-Arts de Belgique, dont Navez a laissé un très beau portrait familial.
Éduqué dans un milieu porté sur les arts, sa mère dévore la littérature et la poésie, et la politique, présente tant du côté maternel que paternel, Jean de Lathuy est formé, malgré l’engagement libéral des siens, au Collège Notre-Dame de la Paix à Namur où il reçoit une solide culture de base et réalise également des traductions latines et grecques, notamment Philoctète, de Sophocle, et ce alors qu’il y est rhétoricien. En 1933, un de ses poèmes figure à la une du journal « L’Avenir du Luxembourg ». Il est par la suite candidat libéral dans sa commune et pour la Province et préside l’Association libérale de Gembloux qu’il rend active notamment avec des meetings et des conférences. Directeur du journal libéral « Le Réveil », il est aussi membre puis président du « Comité départemental de Namur du Front démocratique wallon », et attentif à ce que l’âme wallonne subsiste dans tous ses aspects en cette époque où la montée flamingante se manifeste en force. Il dénonce la décadence économique de la Wallonie, la suprématie flamande qui s’installe et la délocalisation d’entreprises en Flandre et en France. Les slogans de l’époque sont clairs, avec des conférences à la clef : « Amis wallons, tous au poste ; Wallonie : réveille-toi ».
Si la famille a toujours été proche des chevaux et des chiens de race, en 1936, époque où sur le plan géopolitique, l’insécurité règne, c’est non seulement dans un esprit de concours d’élevage de chiens de race que Jean de Lathuy est sollicité comme membre d’honneur du club, mais encore pour une raison plus inattendue que la presse nous révèle : « l’Armée belge se rendra acquéreur dans un avenir rapproché de centaines de chiens dressés pour assurer la liaison entre les unités en cas de mobilisation. Le « Boxer Club Gembloutois » va s’efforcer d’adapter les chiens de ses adhérents aux services que l’Armée peut réclamer de ces utiles auxiliaires en cas de conflit ».
Lors d’une exposition consacrée au peintre Félicien Rops organisée en 1937 au Musée de Groesbeeck-de Croix à Namur où elle attire plus de 2000 visiteurs, Jean de Lathuy y donne une causerie sur une œuvre bien connue de l’artiste « La tentation de saint Antoine », où « son irreligion, son immoralisme s’y sont donné libre cours » écrit-on alors. L’année suivante, il figure parmi les fondateurs avec François Bovesse et Max Defleur, docteur en Philosophie et Lettres, professeur, romancier, Prix Rossel 1946 etc, de la revue « Les Lettres mosanes » dont les collaborations belges mais aussi étrangères sont prestigieuses : Henry Bordeaux, Frédéric Mistral neveu, Jean Giraudoux.
Il publie notamment en 1938 chez Dasnoy-Lambert à Namur deux comédies classiques Quatre coeurs sous un platane et Le Crédule, et en 1940 chez Duculot Le prévenu ou les partis pris, comédie en trois actes, en vers.
En janvier 1939, la presse locale évoque l’une de ces publications préfacée « fort élégamment » par Robert Hicguet, secrétaire de François Bovesse, en termes plutôt flatteurs : « Jean de Lathuy qui est Namurois publie chez J. Dasnoy-Lambert, rue de l’Ange, deux Comédies classiques, l’une en vers, qui ont tout le charme un peu lent, un peu circonstancié, un peu précieux, des rimes scéniques Louis XV intitulées « Quatre cœurs sous un platane », l’autre en prose cuisinée selon les recettes anciennes et finement saucée, intitulée « Le crédule ». J’ai pris à le lire un plaisir fraîchement ventilé (foin du vent putride qui souffle sur beaucoup de pièces modernes). Le lever du rideau est charmant. La philosophie en est un peu légère, mais pas plus qu’elle ne soit dans les idylles de Virgile et Cherrier ». Plus tard dans l’année, il est encore dit à son propos que « Jean de Lathuy sait son XVIIIe à fond et charme les vers comme d’autres charment les oiseaux ».
En 1940, il publie chez Duculot à Gembloux, « Le prévenu ou le parti pris ». De 1950 à 1958, le journal « Le Courrier de l'Orneau », partage non moins d’une centaine de fables de La Fontaine adaptées par lui. Grand bibliophile, notamment sur Louis XVII et sur le théâtre en général, la bibliothèque théâtrale de Jean de Lathuy est aujourd'hui conservée à la Bibliothèque Moretus à Namur, alors que sa bibliothèque sur Louis XVII a été acquise par Mme Laure de la Chapelle, présidente du Cercle d'études historiques Louis XVII. Il est en outre l’auteur d’un ouvrage « Louis XVII. Études critiques » édité en 1969. Vouant un véritable culte à sa mère, décédée nonagénaire, Jean de Lathuy a contribué avec compétence et affection familiale aux recherches entreprises sur la famille Detry par Philippe-Edgar Detry, auteur de la généalogie écrite de la famille.
Jean de Lathuy épouse à Gembloux 15 janvier 1936 Jeanne Henry (1911-2001) et n’a pas descendance.
Léonie Detry lors de son premier bal photographiée par Alexandre, photographe de la Reine, à Bruxelles
La propriété familiale des Lathuy à Gembloux dite tantôt château de Gembloux, château de Moha ou château de Lathuy
Jean de LATHUY, étudiant brillant au Collège Notre-Dame de la Paix à Namur pour lequel il écrit une pièce en latin qui y sera interprêtée en public
Nul doute que la mère de Jean, Léonie Detry surnommée en famille dès son plus jeune âge Miss book tant elle dévore la lecture, aura une influence sur son fils et son amour des belles lettres
Jean de Lathuy finira ses jours là où il est né mais non pas dans la maison principale progressivement abandonnée mais bien dans les dépendances réaménagées
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp. 541-543 ; Le Soir, 22 novembre 1909, 21 avril 1925, 23, 28 septembre 1938 ; Le Patriote, 14 février 1912 ; Vers l’Avenir, 13 décembre 1920, 19 mai 1923, 26 mai, 8, 11 juin 1926, 6 août 1936, 24, 26 septembre 1937, 3 janvier, 1er mars, 15 novembre, 4 décembre 1939 ; L’Avenir du Luxembourg, 19 décembre 1930, 5 août 1933 ; Le Soir, 25 novembre 1935, 18 mai 1936, 6 mars 1937, 22 novembre 1938, 20 mars 1939 ; La Meuse, 18 mai 1936 ; Journal de Charleroi, 20 novembre 1936, 7, 21 janvier 1937 ; La Nation belge, 18 décembre 1936, 14 décembre 1939 ; La Province de Namur, 15, 22 juin 1942, 10 mars 1944 ; M. Piron, Anthologie de la Littérature wallonne, Liège, 1979, pp. 502-505 ; « Jean de Lathuy, poète gembloutois », in Bulletin du Cercle Art et Histoire de Gembloux et environs, avril 1982 ; P. van Kerrebrouck, La Maison de Bourbon 1256-2004, 2004, p. 223 ; Tribune horticole, volume 5, p.380 ; Le Gerfaut, revue belge d’ornithologie, société ornithologique du centre de la Belgique, 1911, p. 64 ; Moniteur belge, 31 mars 1921, p. 2945.
De Jeanne DETRY, agrégée de l’enseignement secondaire en Arts ménagers, professeur à l’Ecole professionnelle pour jeunes filles à Namur, membre de l’Oeuvre de la Soupe populaire à Saint-Amand lors de la Première guerre Mondiale, médaille commémorative de 3e catégorie du Comité national de Secours et d’Alimentation pour la Province du Hainaut, épouse à Saint-Amand le 6 septembre 1913 Jean RIQUETTE, dessinateur industriel, prisonnier de guerre, est né Jacques RIQUETTE (1924-2015), cadre d’entreprise, déporté lors de la Seconde guerre Mondiale, qui épouse à Saint-Servais le 7 novembre 1957 Odette DIJEUX (1921-2020), céramiste d’art.
Odette DIJEUX, bru de Jeanne DETRY, est initialement diplômée des cours ménagers avec Distinction de l’Ecole Professionnelle ménagère de Namur où elle a sa belle-mère comme professeur. Elle est ensuite diplômée de sténodactylographie avec la Plus Grande Distinction du Jury Central de comptabilité et de correspondance commerciale de Namur (1948), puis décide de changer de voie et de se consacrer aux arts, domaine où très vite elle brille : Premier Prix avec Grande Distinction (Cours de Céramique) (1952), Deuxième Prix (Peinture-Nature morte) (1952), Troisième Prix (Peinture-Paysage) (1952) de l’Ecole des Beaux-Arts de la ville de Namur.
Elle devient alors pour soixante ans céramiste d’art exposant dans différents salons en Belgique et à l’Exposition Universelle et Internationale de Bruxelles (1958), est Prix d’Excellence du Groupe céramiste au Festival Européen de Olloy-sur-Viroin (1961), Premier Prix (ex æquo avec Yvette Manoy) à l’Exposition des Artisans d’art du Namurois (1968), est membre de l’Office des Artisanats et des Métiers d’Art de la Province de Namur, membre collaborateur et bienfaiteur du Comité central des Fêtes de Wallonie où elle tient le rôle d’Alexandre Farnèse dans les défilés militaires, membre du Comité Don Juan d’Autriche à Bouge, membre de l’asbl « Pro Peyresq », membre des Amis de l’Art, membre de la section junior de la Chambre de Commerce et d’Industrie de Namur, choriste à Namur. Sa production est immense et son atelier de la rue des brasseurs à Namur porte désormais une plaque commémorative rappelant son inlassable activité. L’année de son décès, un catalogue paraît sur son œuvre.
Mme Jean Riquette née Jeanne Detry, le 4 novembre 1912, professeur et ensuite belle-mère de Odette Dijeux. Stern Bruxelles, fecit
Diplômée de l'école des Beaux-arts de Namur dans la classe d'Albert Dandoy, Odette Dijeux abandonne le dessin pour la céramique
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp. 144-145 ; P.-E. Detry, Odette Dijeux, céramiste d’art à Namur un demi-siècle durant, Namur, 2020 ; B. Martin-Schmets, Les 40 Molons dans la céramique, Editions namuroises, 2026.
De Elise DETRY qui épouse à Namur le 20 octobre 1920 Alphonse REMACLE, employé, est issu leur fils, Marcel Remacle, dessinateur talentueux.
Marcel REMACLE (1926-1999), auteur de bande dessinée humoristique, collaborateur pour les Editions Dupuis, dans le « Journal de Spirou », mais encore pour divers périodiques notamment « Le Moustique », « Pourquoi Pas ? », « En Marche » etc. Principalement connu pour « Le vieux Nick et Barbe-Noire », « Hultrasson », « Bobosse ». Il utilise parfois le pseudonyme de Ted Smedley.
Elève de l’athénée royal de Namur, Marcel Remacle n’est guère fait pour les études. Sa scolarité n’est pas brillante et même son talent pour le dessin ne se dévoile par encore à cette époque. Amateur de peinture à l’huile puis de bande dessinée avec Hergé notamment, il admire aussi Morris. Il ne poursuit pas sa scolarité et s’installe comme… coiffeur à Namur mais très vite désespère de sa clientèle qu’il trouve insipide et sans conversation. Il est lié avec son cousin germain Léon Detry (1917-1986), qui inspecteur des contributions à Liège, combattant 1940-1945, membre de « Wallonie Libre » est passionné d’Histoire. Ce dernier a épousé Simone Desmet (1923-2014), descendante par sa mère du baron Guillaume de Foullon de Cambray (1757-1822), officier au régiment du Prince de Ligne, et de Françoise dite Bonne de Sto(c)quart (1756-1791), appartenant tous deux à de très anciennes familles liégeoises et hennuyères.
Juste après la guerre, Marcel Remacle devient « cartoonist » tout en maintenant son activité professionnelle à titre purement alimentaire. Employé ensuite chez Dupuis, il entre enfin dans le monde artistique qui lui convient et s’y consacre pleinement. En 1958 il crée sa série phare « Le vieux Nick et Barbe-Noire » pour laquelle il réalise non moins de 26 albums. Le succès est international et des adaptations sont faites en Allemagne, en Espagne, en Italie, en Angleterre, en Yougoslavie, dans les pays scandinaves et même en Argentine où tout une branche de la famille Detry s’est installée depuis trois quarts de siècle (voir notice sur Florimond Detry). On évalue à plus de 1800 planches, aujourd’hui très recherchées, sa production. En 1964, il crée aussi avec Marcel Denis au scénario, le « viking Hultrasson » pour lequel il dessine trois albums. Sa carrière artistique est extrêmement riche, et si en 2013 une rétrospective et une biographie lui sont consacrées, il est dès les années 80 mis à l’honneur sur la chaîne de télévision Antenne 2 qui lui consacre une rubrique de l’émission pour enfants « Récré A2 » animée par Dorothée.
Solitaire, Marcel Remacle n’a jamais cherché la renommée même si son talent la lui accorde de plus en plus au fil du temps, depuis sa disparition au tournant du XXIe siècle.
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry autrefois de Try. Cinq siècles d’Histoire, Namur, 2015, p. 389 ; Libération, 18 décembre 1999 ; Vers l’Avenir, 3 juillet 1991, 30 mars, 2 avril 2013 ; C. James, Hommage à Marcel Remacle, Nivelles, 2013 (avec bibliographie).