« Sans la musique, la vie serait une erreur. »
– Nietzsche
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Jules DETRY, diplômé en Commerciales supérieures de l'Université du Travail de Charleroi, expert-comptable, membre expert de la Société Académique de Comptabilité de Belgique sous le Haut Patronage de S. M. Le Roi, secrétaire général de la SA des Aciéries de Sambre et Meuse à Jeumont, secrétaire de la Bourse industrielle et secrétaire fondé de pouvoirs de la Chambre de commerce et d'industrie de Charleroi, directeur des Ateliers et commerce de gros de la S.A. Labor à Gilly, secrétaire du groupement franco-belge des producteurs de calcaires broyés, secrétaire de la Commission paritaire des carrières du Bassin de la Basse-Sambre et de Charleroi, Premier Prix de solfège avec Distinction du Conservatoire de musique de Charleroi, ténor, musicien, directeur musical de la chorale Tinel à Charleroi, trésorier puis directeur de la chorale mixte Cercle Royal Chorale mixte les XVI en cette ville, critique musical et théâtral pour divers journaux de Charleroi, collaborateur pour la Revue artistique et littéraire L'Hena, membre de l'Union chorale de Charleroi, brancardier des Chasseurs à pied de la Garde civique de cette ville où il remporte de nombreux prix au Concours national de Tir de la ville, maître tireur lors du Grand concours national de tir de 1910, membre de l'Oeuvre de la Saint-Nicolas des enfants pauvres de Charleroi, collaborateur des oeuvres de bienfaisance et de ravitaillement de Charleroi lors de la Première guerre Mondiale aux côtés de M. Tirou, futur bourgmestre, médaille de la Croix Rouge, médaille commémorative du Comité national, né à Charleroi le 7 janvier 1881, y décédé le 30 septembre 1950, épouse à Charleroi le 11 septembre 1907 Renée NONCLERCQ, née à Lodelinsart le 2 mars 1882, décédée à Lessines le 14 juillet 1961, fille de Joseph-Isidore, British War Medal avec citation, médaille commémorative de la guerre 14-18, médaille de la Victoire, et d'Aline Bertrand.
Jules Detry qui perd un petit frère, Edmond, à moins de deux ans, devient enfant unique au sein du couple uni que forment ses parents, Nestor Detry (1850-1911), négociant rue Saint-Nicolas 38 à Namur puis à Charleroi, et Aline Denisty (1855-1909). Cette dernière très pieuse, est la fille de Jean-Baptiste, propriétaire à Charleroi, et de Florentine Hiernaux, membre du Tiers ordre de Saint-François d'Assises et sœur de Florian Hiernaux (1828-1900), Chanoine de la cathédrale de Tournai. Quant à la sœur d’Aline, Julia Denisty (1860-1940), elle entre en religion sous le nom de sœur Emma dans la Congrégation des Soeurs de la Providence de Gosselies, le 10 décembre 1879. A la famille Denisty appartient aussi Marie-Julienne Denisty (1861-1934) qui épouse à Châtelineau le 1er février 1882 Gédéon Genard (t) (1849-1920), constructeur et industriel à Lodelinsart dont le fils Gédéon, futur châtelain de « clairs-chants » dit aussi « château Corbusier », « château du Livot », « La Tourelle » à Rhisnes fut lui aussi un industriel en vue, généreux pour la Ligue scolaire de la Province de Namur, pour les Etrennes pontificales, pour l’Oeuvre nationale du service social aux familles de militaires etc dont il est dit qu’il a laissé un cœur large et généreux.
Enfant studieux et affectueux, Jules Detry est éduqué par des parents profondément bons et charitables qui l'éveillent à la souffrance d'autrui, et à l'art en général. Si son père Nestor Detry se préoccupe tantôt de souscrire pour l'achèvement de nouveaux locaux destinés à l'orphelinat de Charleroi, il est aussi un fidèle donateur pour la Saint-Nicolas des enfants pauvres. Il est très social à l’instar de son frère Adolphe Detry perpétuel révolté contre les injustices, et dans une certaine mesure comme le sera son neveu, le peintre Arsène Detry. Soucieux d'initier son fils à la musique, il l'inscrit au conservatoire et à la chorale Tinel.
Jules Detry n'a pas dix ans lorsqu'il calligraphie les voeux de nouvel an qu'il formule à ses parents : « Avec quel plaisir je reçois ce premier jour de l'an qui me fournit l'occasion de vous renouveler les assurances de mon respect et de mon attachement. Je puis donc encore vous assurer de nouveau que je vous aime de tout mon coeur, que je vous aimerai toujours, et qu'enfin vos bontés pour moi ont été trop loin pour que je ne me fasse pas un vrai plaisir et même un devoir de vous en témoigner ma vive et sincère reconnaissance. Il ne me reste plus, chers parents, qu'à vous prier d'agréer les souhaits que mon coeur vous offre en ce moment et que je forme chaque jour pour votre conservation et votre parfait bonheur. Puisse le Ciel les exaucer et répandre sur vous de continuelles bénédictions. Quant à moi, je tâcherai de conserver votre tendresse par ma soumission, mon amour et mon exactitude à remplir mes devoirs. Tels sont les sentiments de celui qui est et demeurera, mes chers parents, votre très attaché et respectueux fils Jules ».
Éduqué à la musique que pratique avec brio son oncle Florimond Detry en Argentine, il obtient un Prix de solfège au conservatoire de Charleroi et joue de plusieurs instruments, mandoline, guitare et cythare. Il a de surcroît une voix de ténor qu'il met à profit ultérieurement. Tant avec la chorale Tinel qu'en tant que soliste, Jules est de toutes les parties musicales. En 1900 déjà, il remplace avec succès un absent à L'Union chorale. En mai 1902 et en octobre 1903, il prend part à un duo de mandoline pour la Ligue des Verriers Indépendants de Charleroi et pour L'Union chorale, fête musicale suivie d'une redoute ; la presse évoque que leur jeu a été impeccable et respectueux des nuances ; en 1903 et 1905, Jules Detry est au Cercle Namurois où il s'acquitte de sa tâche avec art et distinction. En 1906, il assure la partie musicale à un congrès, et se produit au profit de l'Oeuvre de la Feuille d'étain où en compagnie de M. Spreutels, ils sont qualifiés de distingués duettistes Carolorégiens.
Le 8 décembre 1906, Jules alors âgé de vingt-cinq ans, fait partie du détachement de la Compagnie des Chasseurs à pied de la Garde civique de Charleroi au déjeuner du Tir national à Bruxelles. Personnage actif et curieux de tout, il dispose de dons tant dans le domaine artistique que pour les affaires commerciales. Alors que Jules est entré comme expert-comptable à l'entreprise Auguste Gévelle à Lodelinsart, son patron est interrogé sur son collaborateur car le jeune garçon envisage de se marier et sa belle-famille souhaite être parfaitement informée à son sujet… Ainsi le sieur Gévelle peut-il assurer, le 13 août 1907, que Jules est un garçon sérieux, assidu et travailleur. Que c'est un grand catholique qui porte le flambeau à la procession. Qu'il vient régulièrement au bureau, toujours dispos, qu'il a une bonne conduite et n'a pas l'air de bambocher... Qu'enfin il n'a jamais demandé congé que pour aller au Tir national à Bruxelles. Selon moi M. Detry est recommandable et je pense qu'il rendrait heureux ladite demoiselle. Aussi, le mariage, projeté pour le 11 septembre 1907, peut-il se réaliser. Jules Detry et Renée Nonclercq nouent leur destin le même jour que la soeur de Renée, Aline qui épouse François Servais. Le menu de mariage, au décor Art nouveau parsemé de trèfles à quatre feuilles, propose aux invités un menu qui fait voyager entre un potage japonais, une bisque à la Russe, des poulets du Mans aux fruits, un filet de bœuf bouquetière etc.
La jeune épouse est carolorégienne pure souche. Son grand-père paternel, Isidore Nonclercq (1831-1892) était directeur de charbonnages à Charleroi, et son épouse, Joséphine Lagneau (1834-1872), la fille de Jacques, chevalier de l’Ordre de la Légion d'honneur pour avoir fait partie de la Garde napoléonienne. Quant à Aline Bertrand, la mère de Renée, elle appartient à la famille de Jacques Bertrand (1817-1884), musicien bien connu auteur notamment du Pays de Charleroi, et dont un boulevard de Charleroi porte le nom.
Chroniqueur musical et théâtral, Jules est très tôt apprécié comme tel. C'est ainsi que dès 1908, il a vingt-six ans, il est invité à prendre part au banquet offert au Prince et à la Princesse Albert de Belgique au château de Mariemont le 28 juin. Cet événement est marquant, évidemment, et c'est au son des chants nationaux bavarois et belge que s'ouvrent les agapes autour du menu suivant :
Potage diplomate
Saumon à la Russe, sauce Vincent
Filet de bœuf Chambord
Jambon d'York, sauce Madère
Fèves de marais
Poulets de grain
Cœurs de laitue
Pâté de Nérac à la gelée
Gâteau national
Glace variée
Fruits
Dessert.
Jules se trouve à la table 39 placée sous la présidence de Robert de Fontaine. Il conserve précieusement dans ses archives, l’invitation, le programme et la médaille de bronze conçue pour l’occasion par Egide Rombaux (1865-1942), Prix Godecharle de sculpture, Grand Prix de Rome etc. A ces festivités est aussi présent Hector Druart, industriel et président du Bureau de bienfaisance de Merbes-le-Château, belle famille de Charlotte Detry (1833-1925), fille de Maximilien Detry, conseiller provincial du Hainaut.
Jules Detry continue régulièrement ses exercices de tir, et ses prestations musicales le plus souvent au profit d'oeuvres diverses. Il combine parfois les deux comme en 1908 où, au dîner des artilleurs, il chante au profit de l'asile de nuit. Il remporte plusieurs prix notamment au Concours d'honneur de la Garde civique au Tir national à Bruxelles, dont le premier prix est constitué par la coupe de Wimbledon d'une valeur de cinq mille francs. Il est encouragé en cela par Robert de Fontaine, avocat et alors capitaine-commandant des Chasseurs à pied de Charleroi, qui le 2 septembre 1910 lui adresse, de Middelkerke, un courrier : « Mon cher Detry, j'apprends par votre lettre du 29 votre résultat au concours d'honneur. Permettez-moi de vous adresser mes plus sincères et plus amicales félicitations. C'est certainement fort beau car tout le monde sait comme il est difficile d'obtenir ce Prix qui est disputé par les meilleurs tireurs du pays, des anciens, des spécialistes, presque des professionnels. Parfait aussi pour la décoration de maître tireur. J'aurai bientôt, je l'espère, le plaisir de vous rencontrer et de vous confirmer la joie que causera ce succès à vos camarades. Mes plus affectueuses amitiés. »
Jules est en effet nommé Maître tireur ayant obtenu 165 points dans un tir de 24 cartouches, en trois séries additionnées, toutes balles en cible. En 1912, il remporte le Concours d'honneur des Chasseurs à pied et décroche de ce fait la coupe. Le principe de ce concours annuel est le même que la Coupe de Winbledon qui se déroule à Bruxelles, hormis certaines distances qui varient. Chaque concurrent tire huit balles debout, huit à genoux et huit couché. Chaque série est précédée de deux balles d'essai. Jules enlève la coupe avec 169 points dont 54 debout, 61 à genou et 54 couché. En mars 1914, les Chasseurs de la Garde civique fêtent le vingt-cinquième anniversaire de l'entrée au Corps du lieutenant Wilmet, président, et Jules évoque « en termes choisis les brillants succès obtenus par le peloton de tir, mettant en relief la vive amitié qui unit les tireurs (...) ».
Infatigable, Jules Detry exerce diverses activités au sein d'établissements comptables et commerciaux, s'adonne à la musique, dirige sa chorale, assiste et fait de nombreux papiers sur des spectacles ou concerts. Mais la guerre frappe à la porte de la Belgique et Jules se dévoue immédiatement, pour les oeuvres de bienfaisance et de ravitaillement comme le rappellera plus tard le bourgmestre Tirou mais aussi pour la Croix Rouge. Ses engagements et compétences multiples incitent le ministère des Affaires économiques à l'habiliter pour la délivrance des certificats d'origine, de ceux pour les prisonniers de guerre ainsi que pour les voyages à l'étranger et enfin pour les visas préalables à l'immatriculation au Registre du commerce. Active dans diverses oeuvres dès le début de la guerre, l'épouse de Jules, Renée Detry reçoit du président du Comité de secours pour les victimes de la guerre un long courrier de remerciement : « (...) pour la précieuse collaboration que vous avez bien voulu nous apporter lors de la distribution de vêtements en novembre dernier. Nous sommes heureux de constater qu'en matière de charité, nous ne faisons jamais en vain appel à votre dévouement. Au nom des victimes de la guerre, mille fois merci (...). »
En avril 1916, il prend part à un grand concert et la presse annonce que : « La brillante fête de charité organisée, dimanche dernier, dans les locaux de Concordia, au profit du Fonds spécial de secours en faveur des employés et voyageurs nécessiteux et des orphelins de la guerre, comptera parmi les plus belles et émotionnantes cérémonies auxquelles il nous a été donné d'assister jusqu'ici. Une foule immense emplissait la vaste et magnifique salle de la rue de Montigny, bien avant une heure fixée pour le début de la fête, ce qui fait le plus grand honneur aux dévoués organisateurs et aux sympathiques membres des Sociétés chorales : l'Etoile, le Cercle Edgar Tinel et l'Union chorale carolorégienne qui sut toutefois maintenir haut et ferme les couleurs de son cher et vénéré drapeau. C'est précédé de ce dernier, de ceux de l'Etoile et du Cercle Tinel, que les 125 exécutants partirent du local du Fonds spécial pour se rendre à Concordia. Une double haie de curieux regardait avec émotion ce beau et éloquent cortège, A 3 heures sonnant, la fête débute par une superbe exécution de l'œuvre du maître Haydn par l'orchestre composé des meilleurs musiciens de la région et supérieurement dirigé par M. Edgar Wanthy dont nous avons eu tant de fois l'occasion d'apprécier le grand talent. « Les Proscrits », de Govaert, et la « Chanson espagnole », de Jouret, furent chantés magistralement par les excellents membres des trois sociétés chorales, réunis sous l'autorisée direction de M. Jules Detry. D'enthousiastes acclamations saluèrent cette audition remarquable et ce nous est un immense plaisir de féliciter chaleureusement tous ces généreux chanteurs ».
Malade, Jules doit toutefois s'absenter quelques mois de la chorale qu'il dirige, et c'est avec joie qu'il est accueilli à son retour par le vice-président :
« Qu'ils sont doux ces instants de gloire et de bonheur,
Où nous pouvons, ici, fêter avec honneur
Le retour à Tinel de notre bon confrère,
De notre Directeur, qu'à notre humble prière
Le Ciel nous conserva ! Tel fut l'heureux effort :
C'est Dieu qui, jusqu'au bout, présidait à son sort !
N'est-il pas, du destin, l'aimable providence ?
A lui tous nos mercis et notre redevance !
Très cher Directeur, vois-en ce jour enfin promis,
Tous ceux qui ici sont vraiment tes amis.
Ta santé ravivée embellit ta jeunesse
Et l'estime et les vœux t'accompagnent sans cesse,
Car, dans notre phalange et dans son Comité,
Chaque jour, et sans frein, tu répands la bonté !
Que toujours ton appel, pour le chant, nous rassemble,
Jamais nous n'aurons eu trop de plaisirs ensemble !
L'éclat de ta vigueur ne s'est point affaibli,
Et, malgré les soucis, ton front n'a point pâli.
Va, la chorale t’aime ! et toujours ta baguette
Guidera son poème ou bien sa chansonnette,
Car son réel succès tu veux le partager,
Rien d'aimable, en effet, ne te laisse étranger.
Ce sont les arts qui font le charme de ta vie,
Et, par toi la musique, est surtout anoblie !
Oh ! tu nous vois, toi-même, en cet heureux moment,
Remplis de joie, d'ivresse et de ravissement !
C'est que ta maladie, et d'un seul coup, expire,
Que la chorale entière, avec bonheur, respire !
Nous te revoyons fort, et, de sa noble ardeur,
Ton bras, sans cesse prêt, retrouve sa verdeur !
Que Dieu, sur ton foyer, répande avec tendresse,
La paix et la santé, le bonheur, l’allégresse ! ».
Le dimanche 18 février 1917, c'est un prestigieux concert dans le grand hall de l'Université du Travail à Charleroi, qui s'y déroule. On y joue « Franciscus », oratorio en trois parties d'Edgar Tinel, avec soli, choeurs, orchestre et orgue. Trois cents exécutants, dont le ténor Jules Detry sont rassemblés sous la direction de Martin Lunssens. Le 24 mars 1918, il dirige la Chorale Tinel lors d'un service funèbre qui est rendu à Marcinelle pour un sous-lieutenant mort glorieusement au champ d'honneur. Si son épouse est active dans les oeuvres de bienfaisance, Jules se dépense lui aussi sans compter pour la même cause, ce qui lui vaut l'attribution de la médaille commémorative du Comité national par arrêté royal du 24 décembre 1919. Le courrier qui lui est adressé par le bourgmestre de Charleroi précise : « (...) En souvenir de votre collaboration aux oeuvres du Secours et d'Alimentation de la ville. »
Il continue d'ailleurs après la guerre son oeuvre de bienfaisance envers l'Oeuvre de la Saint-Nicolas dont il est membre et bienfaiteur, comme autrefois son père.
Plus tard, de manière concomitante avec son fils Edmond, il écrit pour plusieurs journaux à Charleroi et couvre la plupart des événements culturels de la région, qu'ils se déroulent au Conservatoire de musique, à l'Institut musical privé de Marcinelle, au Théâtre provincial ou au Varia à Charleroi, ainsi qu'à l'Hôtel de Ville. Les archives familiales conservent nombre de chroniques, de sa plume, qu'il signe « J. D. » et qui se rapportent à des sujets tant en lien avec sa formation de base d'expert-comptable, comme Les impôts. À propos du registre de commerce ou Organisons-nous, sous forme d'une chronique commerciale, qu'en rapport avec son intérêt manifeste pour la culture : La veuve joyeuse, Les concerts symphoniques populaires, Valse de Vienne, Le Rosaire etc. Il relance aussi l'Association des Anciens élèves des Frères de Charleroi, où il a été élève.
Jules est hyper actif et tout l'intéresse. Il noue de très nombreuses relations, dans tous les domaines et tous les milieux. En 1928, la presse signale « notre vaillante Société chorale « La Royale Union Chorale Carolorégienne » qui vient de remporter de si grands succès au concours international de chant d'ensemble de Béthune, est rentrée à Charleroi lundi soir, après un beau voyage qui se déroula dans une atmosphère de franche camaraderie. Leur retour à Charleroi est triomphal et M. Lavoye visiblement ému, rendit hommage à ses courageux chanteurs et aussi à ses collaborateurs directs, MM. Nestor Debove, Vandenbosch, les répétiteurs de la Société, ainsi qu'à M. Jules Detry pour les services qu'ils rendirent pour l'étude partielle du choeur du concours « Flambée d'Avril ».
Les compétences musicales de Jules sont de plus en plus appréciées et il est sollicité, lors du lancement d'une nouvelle Revue mensuelle, L'Héna. Elle est l'organe de l'Association Professionnelle des Jeunes Auteurs du Hainaut sous le patronage d'honneur de Jules Destrée, et traite de questions littéraires, théâtrales et artistiques. Jules est l'auteur dans le premier numéro d'un article sur L'art choral dans le Hainaut. En avril 1932, ont lieu les fêtes du XXVe anniversaire du Cercle des XVI, chorale mixte d'une soixantaine de membres sous la présidence d'honneur du bourgmestre Tirou. Jules Detry, qui en deviendra directeur, est alors trésorier, le modèle des argentiers, la ponctualité faite homme est alors assis à la droite de Madame Tirou au dîner dont le menu est excellent et délicat.
Le repas se déroule dans une joyeuse animation. Lors des toasts, il est annoncé qu'un télégramme sera envoyé à la Famille Royale pour Lui adresser des voeux de loyalisme. Il est encore précisé que le Cercle des XVI se classe parmi l'élite des sociétés chorales du pays ; il remplit une mission sociale par la discipline qu'il réclame, par la solidarité qu'il exige. Il remplit enfin une mission artistique dont les résultats tangibles pour tous les membres du Cercle autant que pour ceux qui ont l'occasion de l'applaudir. Il est évoqué combien le Cercle dont l'historique a été rappelé par notre dévoué trésorier Jules Detry lors du grand gala donné le 19 mars dernier, a soulagé, par la musique, le moral de la population lors de la tragédie de 1914-1918 à l'image de Chateaubriand, le plus sensible de nos poètes qui a écrit « il y a sans doute quelque harmonie cachée dans le malheur car les infortunés sont enclins au chant ». Parmi les invités figure le ténor Lugo « dont le talent fut providentiellement découvert dans notre pays de Charleroi et qui est maintenant sur la voie du succès puisque déjà il fait partie de la troupe de l'Opéra-comique de Paris ».
Au mois de novembre 1932, Jules, qualifié d'estimé chef carolorégien, dirige, à l'initiative du Cercle L'Intime à Montigny-le-Tilleul, les choeurs lors de l'interprétation de l'Arlésienne, jolie pièce en trois actes et cinq tableaux d'après Alphonse Daudet. La presse est élogieuse parlant d'une ouverture de saison par un coup de maître sous la direction chorale de Jules Detry, ce vieux camarade dont vingt années de philanthropie n'altère pas l'éternelle jeunesse. En février 1933, c'est au Cercle artistique de Gosselies qu'il dirige la chorale qui interprète trois choeurs dans un programme varié de qualité qui recourt notamment à Mademoiselle Bertrand, cantatrice, et Monsieur Charlier, violoncelliste, tous deux premiers Prix du Conservatoire de Bruxelles. Miss Dolly interprète également La Mort du Cygne de Saint-Saens et un représentant des disques Pathé est présent.
Il s'y produit à nouveau en juillet et la presse annonce la présence du quatuor vocal dirigé par M. Detry, chef de mérite, composé de chanteurs de première valeur. Entre-temps, il participe aux fêtes communales qui se déroulent Place de la gare à Charleroi, interprétant notamment « L'Hymne à la nuit » de Rameau, dans lequel les voix prenaient des inflexions caressantes et souples, et où M. Jauquet fit valoir une fort jolie voix de ténor. Les musiciens du Cercle des XVI se joignirent ensuite aux choristes pour interpréter « Le beau Danube bleu ». Ce fut tout simplement admirable. M. Detry, directeur du Cercle Artistique, s'est montré, dans la conduite de ses chanteurs et la mise au point de ses choeurs, un artiste complet. On le voit le rythme de ses activités est très soutenu et il est permis de se demander comment Jules arrive, outre sa profession, à organiser répétitions et prestations, critiques et articles, oeuvres de bienfaisance et vie de famille.
En septembre 1933, il est encore à l'Hôtel de ville de Gosselies pour un concert suivi d'une pièce de théâtre, en vers, dont le journal local précise que vu la qualité du spectacle, il est urgent de se procurer des cartes. La moitié du bénéfice sera versée à l'oeuvre La Maternelle. Et en effet le succès est au rendez-vous et le compte-rendu de la soirée signale que c'est le tour du Cercle Artistique sous la direction de M. Detry. Il chante d'abord un très beau choeur de Vygen, Le cor de Ronceveaux, plein de difficultés qui furent surmontées avec aisance, puis un morceau tout empreint de poésie, Clair de lune. M. Detry prend alors place au pupitre et dirige avec un rare talent musiciens et chanteurs dans la partition du Beau Danube bleu, de Strauss, qui fut enlevée dans un rythme tour à tour allègre et langoureux. M. Detry et le Cercle qu'il dirige furent longuement acclamés.
En tant que secrétaire, il établit toute l'administration de la Chambre de commerce et notamment le rapport annuel dont la presse fait écho précisant qu'il s'agit d'un résumé de l'intéressant rapport annuel élaboré par M. Jules Detry, secrétaire. On y apprend que l'année a été marquée par dix réunions qui ont traité de sujet importants et variés, assez peu éloignés sur le fond de nos préoccupations actuelles : « Rapports économiques franco-belges », « Abus en matière de colportage et de marchés publics », « Projet de création d'un Ministère du Commerce », « Campagne en faveur des produits belges », « Circulation des marchandises dans la zone douanière », « Marques de fabrique et de commerce », « Accord commercial avec l'Allemagne », « Coordination et simplification des lois d'impôts », « Registre du commerce pour étrangers », etc.
Et de terminer son long exposé par ces mots : « Il m'eut été agréable, avant de terminer ce rapport, d'applaudir avec vous, sinon à la disparition, du moins à une large atténuation de l'angoissante crise économique qui, à des degrés divers, étreint toutes les nations. Des mesures immédiates sont nécessaires pour la protection efficace du commerce, de l'industrie, et surtout du travail national contre toutes les concurrences déloyales de l'étranger, la réorganisation de tout ce qui concerne l'exportation et l'importation, le sauvetage par des mesures concertées de nos industries viables actuellement et la protection de l'épargne. Cette tâche exige l'union complète de toutes les bonnes volontés mais le salut du pays en dépend. »
Outre le monde culturel et industriel local, ses fonctions au sein de la Bourse de commerce et de la Chambre d'Industrie, qu'il considère comme une fenêtre sur le monde, lui permettent de nouer des contacts jusqu'au Japon où il est en relation, à Tokyo début 1939, avec le président de The Japon Foreign Trade Federation, contacts dont les archives familiales conservent des traces épistolaires.
Critique théâtral pour des pièces données à l'initiative du Cercle dramatique des A. C. E. C, il suit aussi les concerts donnés à l'Institut Musical privé à Marcinelle. A l'occasion d'un concert de musique de chambre à l'initiative d'un quatuor de dix cordes, il précise que Bach, Richter, Vivaldi, Haendel et Mozart ont été écoutés pendant deux heures avec une fervente attention. Ses prestations musicales reprennent et en juillet 1934, il occupe avec son Cercle le kiosque de la Grand-Place de Charleroi et le journaliste présent relate qu'on connaît toute la valeur de cette société chorale qui sous l'impulsion de son directeur, M. Detry, a su pousser la mise au point de ses choeurs à un haut degré de perfection. Les voix magnifiquement dosées, s'harmonisent et se fondent en un ensemble choral du plus heureux effet.
Un mois plus tard, c'est à l'Université du travail qu'il est. Ce lieu met en effet en scène une fancy-fair organisée par l'Association des diplômés de l'École industrielle supérieure. Inspiré de ce qui se pratique à Paris depuis 1885, le but est que des dames d'oeuvres recueillent tout au long d'activités des fonds pour la bienfaisance. Ce qui est proposé y est d'ordre divers : tombola, des gaufres préparées électriquement au moyen des appareils de la Société d'électricité du Bassin de Charleroi, la photo-express qui délivre en exemplaire unique une épreuve fugitive et éphémère de ressemblance garantie, un tea-room oriental, des démonstrations diverses, et des concerts de choeurs de chant et diction sous la direction d'un vétéran de l'art vocal et choral, M. Detry. Fin de l'année, le Cercle qu'il dirige est en représentation aux côtés de Mademoiselle Claes, soprano lyrique du Kursaal d'Ostende, à l'hôtel de ville de Gosselies.
En novembre 1935, c'est à l'occasion d'un concert à Charleroi au profit de la Fédération Nationale des Combattants, qu'il dirige un quatuor vocal. Dans le but de développer les échanges internationaux, un « train-exposition » international est mis en place et venant de Namur, il fait halte à Charleroi. Des représentants de la presse sont conviés de même que diverses personnalités dont MM. Carnoy, ancien ministre et Laurent, commissaire d'arrondissement, le collège des bourgmestres et échevins, et Jules Detry, secrétaire de la Chambre de Commerce et d'Industrie. Dans le salon d'honneur du train-exposition où une superbe gerbe de fleurs avait été déposée au pied des bustes de la regrettée Reine Astrid et du Roi Léopold III, M. Carnoy, ancien ministre a souhaité la bienvenue aux invités et a dit les buts des trains-expositions : conquérir lors du premier les marchés intérieurs, et aujourd'hui, par le train international, conquérir les marchés extérieurs encore ouverts, tels ceux du pays du Nord, buts que l'on atteindra certainement par une propagande persévérante. La France, l'Italie, la Grèce et d'autres pays devraient suivre et après un toast « le cortège officiel a ensuite parcouru les dix-huit grandes voitures du train-exposition, visite qui a fort intéressé les notabilités ». Une photo souvenir du groupe, où l'on distingue clairement Jules Detry, est prise devant le train et reproduite dans la presse. En octobre, la traditionnelle soirée du Cercle artistique permet à Jules Detry de détailler quelques belles pages du chant choral au rang desquelles la « Violette » de Paliard fait merveille. En 1937, c'est à l'Exposition du Tourisme à Charleroi que se consacre Jules. Elle se déroule dans le hall de la Bourse de commerce et Monsieur Tirou, bourgmestre, souligne l'importance du développement du tourisme depuis la mise en place des vacances payées ; le tourisme est la 3e de nos industries nationales mais c'est encore une oeuvre sociale. Bien connaître son pays, c'est l'aimer. Ces paroles sont vivement applaudies. Le clou de l'exposition est sans conteste la salle des dioramas lumineux, suggestifs, tentateurs. Suit le descriptif de toutes les villes ou endroits évoqués. Ailleurs nous remarquons de belles photos et une abondante documentation sur les châteaux du Tournaisis, région fort intéressante et trop méconnue.
En juillet 1937, d'importantes manifestations sont organisées en l'honneur du bourgmestre Joseph Tirou. Toute la ville est en fête et les colonnes des journaux se noircissent d'hommages divers. De longs et fort complets discours ont lieu. Le bourgmestre reçoit « son portrait, magnifique, en uniforme, oeuvre du peintre Laudy, alors qu'à Madame Tirou est offerte une corbeille artistique enjolivée de fleurs superbes. Cette belle pièce d'orfèvrerie exécutée par notre concitoyen Georges Simonis, le maître orfèvre bien connu et justement réputé a été très appréciée. Dans son allocution, le bourgmestre, ému, remercie pour ces manifestations de vive sympathie et rappelle : dans votre admirable discours, Monsieur le Président, vous avez rappelé que j'appartenais à une ancienne famille dont les ancêtres de temps immémorial, se sont dévoués à la chose publique. C'est vrai qu'il y a du côté des Tirou et du côté des Terlinden, des noms qui ont fait honneur au pays mais je n'ai jamais voulu m'en souvenir que pour mieux travailler. Lorsqu'il évoque sa carrière, il s'attarde sur les terribles années de guerre et souligne : je me suis occupé d'abord d'une section de secours puis comme président du Comité des règlements et de contrôle avec comme collaborateur direct, Monsieur Jules Detry. Nous avons organisé la comptabilité des sections puis je suis devenu le directeur des magasins communaux et enfin, début de 1916, je fus chargé de la direction générale du ravitaillement (...) ».
En France dès mai 1940, Jules Detry se trouve le 17 de ce mois-là dans la commune de Castelnau-d'Estrétefonds où il ne reste pas inactif, et le maire de ce lieu tient à lui rendre hommage lors d'une cérémonie en son honneur le 23 août : « (...) Nous devons rendre hommage à Monsieur Jules Detry, réfugié belge pour le zèle et le dévouement déployés en faveur de ses compatriotes dès son arrivée en notre commune le 17 mai 1940. Dès le lendemain, promoteur d'un comité franco-belge, dont à juste titre il a été désigné président, il a pu vaincre les difficultés de l'heure. Par ses qualités d'organisateur, il a su maintenir le calme ; sa bonne volonté a été un précieux concours pour le bien de tous dans la mesure de ses possibilités. Personnellement, pour nous, il a été un précieux collaborateur en matière administrative. Nous ne saurions trop l'en remercier. À l'occasion de son départ qui nous est très sensible, nous tenons à lui renouveler avec nos remerciements, l'assurance de notre meilleur souvenir(...) ».
Tout comme en 1914, Jules Detry, de retour en Belgique, conjugue musique et charité. Il continue à donner des concerts dont les bénéfices soulagent la misère ambiante et soutient son fils Edmond dans l'action de bienfaisance qu'il a mis sur pied. En mai 1942 des affiches sont placardées et des annonces paraissent dans la presse signalant le jour de l'Ascension la représentation de « L'Arlésienne » dont la mise en scène fait l'objet de soins méticuleux. Il s'agit d'un grand gala à l'hôtel de ville, tant en matinée qu'en soirée « avec une pléiade de grands artistes de nos meilleures scènes bruxelloises et dont la partie musicale est placée sous la direction de Jules Detry. Cet événement est organisé au profit de l'Oeuvre de la Soupe scolaire et de l'Oeuvre des Prisonniers de guerre ».
Actif jusqu'à ses derniers jours, Jules Detry est encore présent, en tant que secrétaire de la Chambre de Commerce de Charleroi à la Foire commerciale de Liège en mai 1950. Faisant partie d'une délégation emmenée par le ministre du Travail, M. Behogne, il est accueilli par le sénateur Moreau de Melen et le président du conseil d'administration du « Grand Liège », M. Neef de Sainval. Ils assistent à un déjeuner suivi d'une exposition d'artistes hennuyers et la journée se clôture par un concert de deux compositeurs hennuyers dont le directeur du Conservatoire de Liège, Fernand Quinet que Jules Detry connaît très bien. Quatre mois plus tard, Jules s'éteint et Le Rappel souligne : « (...) En marge de sa vie professionnelle M. Detry a consacré beaucoup de ses loisirs à la musique et avec elle il a servi plusieurs oeuvres religieuses. Nous gardons pour notre part le souvenir reconnaissant de sa collaboration à notre journal comme chroniqueur musical (...) ».
Les deux enfants de Jules et Aline Detry sont tous deux musiciens. Julienne DETRY (1908-1994) obtient une deuxième mention au cours de solfège du Conservatoire de Charleroi, et épouse à Charleroi le 26 mars 1932 Albert Delmez (1909-1991), ingénieur technicien en bâtiments, ingénieur pour une centrale électrique. Le journal « Le Rappel » signale dans son édition du 22 mars 1932 que « notre chroniqueur musical et excellent ami Jules Detry aura le plaisir de marier sa fille Julienne à M. Albert Delmez ; la Bénédiction nuptiale aura lieu en l'église Saint-Joseph le 26 courant (...) ». Julienne et Albert Delmez sont les parents de trois enfants dont un fils, Marc (1934-2005), séminariste à Tournai, ordonné prêtre en cette ville en 1959, et de longues années durant professeur de français et de latin au Collège de Chimay. Quant au frère de Julienne, Edmond DETRY (1910-2000), directeur de l’Office régulateur de la navigation, intérieure à Tournai, critique musical et théâtral, musicien, photographe et philanthrope, il est passionné de généalogie et a contribué très généreusement à la réalisation de la publication familiale parue en 2015, hélas bien après son décès.
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry, autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp. 423-434 ; Archives de la famille Detry, Papiers d’Edmond Detry (contenant notamment le curriculum vitae de Jules Detry) et Archives de Mme Julien Desmecht née Monique Delmez (fille de Julienne Detry) à Tournai ; Recueil des lois et arrêtés royaux de la Belgique, Bruxelles, 1834, p.512 (Jacques Lagneau) ; J. de Buisseret, Liste officielle des Belges décorés d’ordres étrangers autorisés à en porter leurs insignes, Bruxelles, 1863, p.55 (Jacques Lagneau) ; La Gazette de Charleroi, 18 juin 1879, 16 octobre 1896, 27 novembre 1898, 22 juillet 1899, 28 janvier, 21 juillet 1900, 17 mai 1902, 1er juin, 8 juillet, 23 septembre, 25, 28 octobre, 20 novembre, 9 décembre 1903, 15, 24 juillet 1904, 5, 10 janvier, 3, 13, 30 août, 2 septembre, 29 octobre, 6 décembre 1905, 11 juillet, 15 novembre 1906, 22 janvier, 3 juillet, 11, 14 août, 13 octobre 1908, 6 mai, 18 juin, 9, 13 septembre 1909, 4 mai, 8 juin, 17 juillet, 22, 29 août, 15 septembre 8 novembre 1910, 15 août 1911, 3 septembre, 23 novembre 1912, 17, 25 septembre 1913, 28 mai 1914, 24 mars 1918, 1, 7 décembre 1921, 28 novembre 1922, 4 septembre 1923, 16 juillet 1926, 18 août 1928, 23 février 1931, 18 octobre, 9 novembre 1932, 5, 12 février, 15, 19 juillet, 26 septembre, 3 octobre 1933, 15 mars, 4 juillet, 9-10, 28 août, 7, 15 décembre 1934, 17 novembre 1935, 24 août, 14 octobre 1936, 23 mars, 12 juillet 1937, 16 novembre 1938, 6 mai 1942 ; 1830-1880. Fête jubilaire du Petit-Séminaire de Bonne-Espérance, Tournai, 1880, p.54 (Hiernaux) ; Grandes fêtes et Cérémonies publiques organisées à Morlanwelz-Mariemont et à Chapelle-lez-Herlaimont en l’honneur de la visite de S.A.R. Le Prince Albert de Belgique le 28 juin 1903, Bruxelles, 1904, pp.194 (Jules Detry) et 5 et 170 (Druart) ; Le Journal de Charleroi, 29 novembre 1904, 21 janvier, 11 décembre 1905, 10 septembre 1909, 17 juillet, 30 août 1910, 18 août, 3 septembre, 23 novembre 1912, 17 septembre 1913, 28 mars 1914, 25 avril 1932 ; Le Courrier de l'Escaut, 29 août 1910 ; Le Messager de Bruxelles, 31 mars 1916 ; La région de Charleroi, 4 avril 1916 ; Programme de la Société de concerts de Charleroi, dimanche 18 février 1917, p. 37 ; Annuaire général des Lettres, Paris, 1932, p. 1338 ; La Nation belge, 16 mars 1934 ; Vers l’Avenir, 9-10 août 1934, 23 novembre 1939, 17 mars 1940, 9 octobre 1947, 7 août 1948, 14 septembre 1949, 20 octobre 1950 (Genard) ; Le Courrier de l’Escaut, 28 février 1947 ; La Libre Belgique, 9 mai 1950 ; Le Rappel, 4 octobre 1950 ; De Standaard, 24 mars 1955, Abbé H. Dubois et Dom Thomas Delforge, Rhisnes, Histoire de la Paroisse in Le Guetteur Wallon, fascicule 2, 1969, p. 60 (Genard).