« Tout ce qui vaut la peine d'être fait, mérite et exige d'être bien fait. »
– Comte Philippe de Chesterfield
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Denis Detry, fermier à Saint-Marc, puis employé des accises, membre du Comité scolaire du parti libéral à Namur, né à la Ferme de la Chairesse à Saint-Marc-lez-Namur le 18 février 1818, décédé à Namur 26 août 1880, épouse à Namur le 14 octobre 1850 Joséphine BAILY, née aux Trieux de Salzinnes à Namur le 31 mars 1822, décédée à Namur le 25 juillet 1872.
Quatrième enfant en vie car deux meurent prématurément, des quatorze enfants de Charles Detry et de Marie-Françoise Damoiseaux, Denis Detry voit le jour à Saint-Marc le 18 février 1818 à onze heures du soir. C'est le lendemain après-midi que son père, encadré des deux témoins d'usage, déclare la naissance à la mairie de Saint-Servais, à laquelle Saint-Marc est rattachée. Sa naissance est rapidement suivie par d'autres, et Denis est tôt plongé dans l'atmosphère des familles très nombreuses où la mentalité est si particulière. La fortune de ses parents, qui aurait été confortable avec peu d'enfants, est bien mince pour éduquer une si grande famille ; aussi le devoir, le partage, l'économie sont-elles des valeurs qui, cumulées à une éducation chrétienne, définissent le climat familial. Le courage est aussi de mise car si la campagne est jolie l'été, elle est rude l'hiver et on imagine aisément le froid des chambres non chauffées, la rudesse de ce trajet de plusieurs kilomètres qu'il faut accomplir, à pied, de Saint-Marc à Namur, pour suivre un enseignement. Mais tout cela forme le caractère, donne à l'existence son vrai sens des valeurs. Et puis, que de souvenirs aussi cette vie proche de la terre et des gens vous procure-t-elle ; que faut-il de plus au jeune Denis que de s'ébrouer enfant, dans les champs, à l'époque de la moisson.
Paysan, Denis l'est profondément, et dans le sens étymologique du nom, par une appartenance à une terre, à une région qu'il affectionne, mais il aime aussi se cultiver l'esprit en conversant avec son grand-père maternel et parrain, et son père échevin, qui sont instruits. Toutefois, sa joie la plus grande, il la puise dans la lecture et dans la poésie, où il aime à se réfugier. Livres reçus ou achetés, parfois d'occasion, où il calligraphie joliment son nom, il se compose une bibliothèque où Lamartine et Molière côtoient codes judiciaire et administratif. Ses préférences ? Peut-être pour Bernardin de St-Pierre et ses » Études de la nature » que Denis achète en 1846 dans une édition parisienne en trois volumes datant de 1787. N’étant pas l'aîné des fils, il ne peut donc pas reprendre l’exploitation des terres familiales, bien qu'il s'adonne, pendant quelques années, à la profession de fermier. Souhaitait-il poursuivre ? Probablement, se faisant sienne cette pensée de Siegfried : « cette sagesse des Nations, n'est-ce pas simplement notre vieille sagesse paysanne ? ». Ne pouvant être cultivateur sans terre et se sentant peu de dispositions pour le négoce en général, Denis décide de mettre son sens du devoir au service de l'État en tant qu'employé des accises.
À l'âge de trente-deux ans, il est toujours célibataire et semble peu disposé à trouver épouse. Il vit en solitaire dans la maison qu'il occupe, rue de Grognon à Namur, et paraît satisfait de son état. L'année 1850 est pour la cité mosane une année de grandes inondations. La Meuse et la Sambre se sont considérablement enflées et causent d'énormes dégâts. Denis, qui habite au confluent, est aux premières loges et s'inquiète régulièrement de l'évolution de la situation. Enfant de la terre, il connaît mieux que quiconque les dangers des éléments naturels quand ils se déchaînent. Alors qu'il se rend aux Bas-Près à Salzinnes pour constater l'ampleur du sinistre causé par les débordements de la Sambre, il se propose comme volontaire pour aider les domestiques de Madame Baily, propriétaire de la ferme sise en ce lieu, afin de sauver des eaux tout ce qui peut l'être. Denis connaît trop la vie à la campagne que pour ne pas comprendre que préserver bétail et récoltes est essentiel. Mais Élisabeth Lambillon [1], veuve de Sébastien Baily, n'est pas femme à se laisser abattre. Veuve depuis cinq ans, et n'ayant retenu de son mariage qu'une fille, Joséphine, elle dirige de main de maître son exploitation, ainsi qu'un négoce de houille extraite de ses terres.
Alors que Denis se met à la tâche, il n'a pas manqué d'apercevoir la jeune fille de la maison qui bientôt fêtera ses vingt-huit ans. Elle n'est pas vraiment jolie mais est dotée comme sa mère d'une solide force de caractère et affecte une certaine hauteur qui lui donne, à défaut de beauté, de la distinction. Celui qui regagne le soir son logis de la rue de Grognon, n'est plus le même. Son cœur bat plus vite, ses yeux se font rêveurs et ses pensées songeuses : il aime. Pour ce jeune fonctionnaire sans fortune, le parti est beau, mais il n'est pas sensible à l'argent ; Joséphine évoque pour lui la jeune femme équilibrée, formée aux vertus des familles paysannes aisées, si différente des citadines artificielles qu'il côtoie. Quant à Joséphine, elle trouve un charme certain à ce prétendant, mûri par l'âge, instruit, poète à ses heures « perdues » et partageant ses goûts champêtres. Autorisés par Madame Baily à se revoir, les jeunes gens s'avouent leur flamme et projettent une union de mariage qui est bientôt acceptée par les deux familles. Dans une lettre qu'il adresse à son père, Denis lui fait part de la profondeur de ses sentiments, et c'est une réponse où chaque ligne se teinte d'affection qu'il reçoit en retour :
« Mon cher fils,
Les nouvelles que me donne votre lettre, que vient de me remettre Françoise [2], me procurent joie et plaisir. Votre mère aurait voulu vous écrire à ce sujet, mais vous savez que ses douleurs aux mains sont si fortes qu'elle ne sait plus écrire. Moi, ce sont mes pauvres yeux qui me font bien souffrir. Nous sommes bien heureux, mon fils, de votre décision d'épouser Mademoiselle Baily. Cela nous inquiétait de vous voir sans femme, mais nous ne voulions point vous forcer la main. Ni vous ni moi ne sommes des personnes intéressées, mais je suis apaisé de savoir que vous entrez dans une famille ayant du bien (...). Bien que vous vivez maintenant à la ville, nous sommes heureux que votre future femme soit non seulement du pays, mais aussi de la campagne. Vos goûts seront ainsi les mêmes (...).
Je veux maintenant mon fils vous donner un conseil relativement à votre mariage. Un conseil que vous mettrez à profit ou non selon votre droit. Aimez toujours avec profondeur votre femme, et mettez beaucoup de tendresse dans vos rapports avec elle. N'usez jamais de force à son égard comme le font certains scélérats. Vous verrez alors comme c'est un paradis et comme il est doux d'avoir des enfants dans ces conditions. Notre nombreuse famille, nous l'avons voulue, votre mère et moi, et chaque enfant était pour nous un don du ciel. Faites de même et vous serez heureux, mon fils. Ma pauvre vue n'en veut plus et je vais devoir cesser là. Venez donc dimanche avec Joséphine, notre nouvelle grande fille ; nous aurons pour elle un présent en gage de bienvenue (...) ».
La date du mariage est ainsi fixée au 14 octobre 1850 et le 27 août, les fiancés se présentent devant le notaire Richard à Namur, afin d'arrêter leurs conventions matrimoniales. La fiancée reçoit de sa mère « comme preuve de la satisfaction qu'elle éprouve du mariage de sa fille, une maison et dépendance avec jardin y attenant, le tout constituant soixante-dix ares environ, située aux Trieux de Salzinnes, pour, par la donation, en jouir et disposer en pleine propriété à compter du jour de la célébration du mariage ». Le grand jour arrive enfin et devant François Dufer, bourgmestre, officier de l'État civil, les jeunes gens échangent en l'hôtel de ville de Namur, leur consentement. Le couple s'installe chez la mère de Joséphine et c'est là, onze mois plus tard, que Sidonie voit le jour. Moins d'un an s'écoule et c'est à Jules-Antoine d'éclairer de sa présence la vie des jeunes parents ; maladif, il ne survit toutefois que peu de temps et s'éteint dans les bras de sa grand-mère paternelle à Vedrin le 14 octobre 1852. La vie de fonctionnaire impose quelques fois des déplacements, et c'est un déchirement pour Joséphine quand elle apprend que Denis est, en cette année 1853, muté à Chimay. Chimay, c'est le bout du monde : elle n'y connaît personne et c'est le cœur bien lourd que la jeune maman embrasse sa mère le jour du départ. Régulièrement, Joséphine lui écrit, décrivant les menus faits quotidiens : la maison prise en location sur place, les progrès de Sidonie, et bientôt l'évolution de sa grossesse, car elle attend un enfant pour avril 1854. Né le 25 de ce mois-là, Léon-Octave est un solide bébé qui réjouit ses parents. Mais Joséphine se languit de retrouver sa ville natale et Denis met tout en œuvre pour réintégrer Namur. Cela lui prend du temps mais il est au comble du bonheur de pouvoir annoncer à sa famille, en cette année 1857, que le déménagement est proche.
Rentré dans la cité mosane, le couple s’installe à Salzinnes dans une maison sise sur la Place et appartenant à la mère de Joséphine. C'est là que le 23 mars 1858, Émile vient au monde, suivi le 15 mai 1859 par Alice. La vie s'écoule paisible dans ce Salzinnes du XIXe siècle, véritable campagne à portée de la ville, et où les Trieux de ce faubourg constituent depuis des temps très anciens un lieu où les bourgeois de la ville peuvent faire paître leur bétail. Denis partage avec son lointain cousin, Maximilien Detry, bourgmestre de Saint-Amand-lez-Fleurus et conseiller provincial libéral du Hainaut, ce sentiment profond que l’éducation scolaire est la seule manière de faire évoluer la société. Il se rappelle ces mots de Maximilien : « les membres du Bureau de bienfaisance doivent conseiller aux familles indigentes d’envoyer avec plus de régularité leurs enfants à l’école, le seul moyen pour elles de leur faire une place dans la société ». Aussi au sein du parti libéral de Namur, se charge-t-il avec dévouement, ambition et ferveur de la Commission scolaire.
En bonne relation avec le comte de Baillet [3], gouverneur de la Province, cela explique sans doute que Denis Detry reçoive de ce dernier, le 2 octobre 1869 l'invitation suivante : « J'ai l'honneur de vous informer que le Roi et la Reine arriveront dimanche prochain, 10 de ce mois, à Namur pour assister à l'inauguration de la statue érigée par la ville au Fondateur de la Dynastie, dont la mémoire est si chère à nos populations. A l'occasion de cette solennité patriotique, Leurs Majestés recevront à midi, à l'hôtel du Gouvernement, les diverses autorités et les membres des corps constitués de l'Etat et de la Province ». C'est évidemment un honneur qui lui est accordé et si les archives familiales en permettent pas d'affirmer qu'il y ait répondu favorablement, il est des invitations qui ne se refusent pas...
Les filles de Denis, Sidonie et Alice ont respectivement vingt-et-un et treize ans lorsque le drame survient. Joséphine, leur mère, est emportée à cinquante ans par le même mal qui coûta la vie à son père : un infarctus. Denis est plongé dans une détresse profonde malgré toute la tendresse témoignée par ses enfants et la présence bienveillante de sa belle-mère. Installée depuis quelques années déjà dans la même maison, elle a la ferme résolution de veiller à l'éducation de ses petits-enfants. Mais cette femme énergique, qui semble inébranlable, a été touchée au plus profond de son cœur : elle a perdu sa fille unique. C'est sa jeunesse et sa vitalité même qui ont accompagné dans le tombeau son enfant. À peine quelques mois plus tard, elle s'en retourne à Dieu, le 20 avril 1873, âgée de septante-deux ans. Resté seul avec ses quatre enfants, Denis s'applique à les épanouir au mieux, et à leur transmettre la vue du beau et l’amour de la littérature et de la poésie. De temps à autre, il accepte quelques mondanités mais elles sont rares et ciblées. Le 18 septembre 1873, il est au château de Marlagne à Wépion chez les Drion, et le 14 mars 1875 chez le gouverneur de Baillet qui décède quelques mois plus tard. Il prend soin d'indiquer sur le menu, 14 plats dans un cas comme dans l'autre, le lieu où il se trouve. Mais sa préoccupation principale est entre-temps que le mariage de Sidonie, prévu en 1874, soit une réussite et se réjouit des voies militaires que Léon-Octave et Émile empruntent ; il protège enfin de son immense affection Alice, si délicate et si douce. Le 12 janvier 1875, il assiste, à l'invitation d'Eugène de Coppin, président, à un dîner de plus de vingt plats donné à la Société du Tir aux pigeons, dont il ne semble pas qu'il soit membre.
Sa dernière joie est le mariage, le 4 septembre 1879, de Léon-Octave avec Sidonie van Mal. Onze mois plus tard, il est en effet retrouvé inanimé dans sa maison, emporté lui aussi par un malaise cardiaque. Il n'a que soixante-deux ans. Les manifestations de sympathie sont nombreuses et dans le souvenir mortuaire que ses enfants commandent à l'imprimerie Raikem à Namur, ils ne manquent pas de signaler : « bon époux, bon père, sa vie n'a été qu'un long dévouement. Les nobles qualités de son âme, les sentiments élevés de son cœur, son honnêteté, lui ont valu l'estime de tous ceux qui l'ont connu, et l'affection immense de ses enfants (...) ». La presse, libérale, lui rend hommage en ces termes : « Hier, dans la matinée est subitement décédé à Salzinnes, M. Denis-Joseph Detry. La mort absolument imprévue de cet homme de bien, a jeté la consternation dans tout le faubourg. Sa bonté, comme sa serviabilité, n’avait point de limite. Sa famille éplorée pleure le meilleur des pères, ses amis, le plus dévoué et le plus sincère des amis. Le parti libéral fait en M. Detry, une perte extrêmement sensible, le comité scolaire, dont il faisait partie, une perte irréparable. Le service, corps présent, aura lieu demain, à onze heures, en l’église Saint-Jean-Baptiste. Réunion à la maison mortuaire, Salzinnes, place Wiertz, numéro 245 ». Denis Detry n'a survécu que huit ans à celle à laquelle il a, trente ans plus tôt, offert son cœur de vieux célibataire.
[1] LAMBILLON, LAMBILLION, LAMBION : selon le chevalier de Kessel, il n'existe des Lambillon qu'à Namur, et ceux bourgeois appartiennent à la même famille que Jean-Gérard Lambillon, échevin de Namur (1669-1672), conseiller au souverain Bailliage de Namur (1670), conseiller au Conseil de cette ville (1675), épouse Jeanne de Nuremberg, anobli le 10 juin 1697, et dont le fils François Lambillon (1673-1746), éc., président du Conseil de Namur (1717), épouse Marie-Françoise Rubens (Chev. de Kessel, La Belgique et sa noblesse officielle et non officielle (Namur), Bruxelles, 1886, pp. 53-54 ; H. Douxchamps, « Rubens et ses descendants. La famille Rubens » in Recueil XXV de l'Office Généalogique et Héraldique de Belgique, t. I, Bruxelles, 1977, p. 200 ; Notice Lambillion in Dictionnaire biographique namurois, Namur, 1999, pp. 150-151). La famille d'Élisabeth s'adonne essentiellement à la culture, mais extrait la houille dès la fin du XVIIIe siècle au « Bonnet du Prêtre » au Château de Namur mais doit cesser par ordre militaire. Par sa mère, Anne-Catherine Warrant, Élisabeth est la petite-fille de Gaspard Warrant (Warland), bourgeois de Namur le 9 juin 1767, qui épouse à Malonne le 14 février 1768 Anne-Jeanne Woitrin (1741-1804) dont le père, Claude Woitrin (1713-1779) est l'ancêtre de tous les Woitrin actuels, parmi lesquels Michel, administrateur général de l'Université catholique de Louvain, anobli en 1982 avec concession du titre personnel de baron (M. Woitrin, Louvain-la-Neuve, Louvain-en-Woluwe. Le grand dessein, Paris, Gembloux, 1987). Par cette ascendance Woitrin, Élisabeth Lambillon et ses descendants Detry sont aussi parents d'Henri Michaux (1899-1984), poète célèbre ayant opté pour la nationalité française, premier belge à figurer dans la bibliothèque de la Pléiade, et dont la grand-mère maternelle est née Woitrin. P-. E. Detry, Les Woitrin au fil de la Sambre et de la Meuse, janvier-février 2001 (avec biblio), pp. 46-76 et 83-113). On notera encore que la sœur d’Elisabeth Lambillon, belle-mère de Denis Detry, Marie-Thérèse Lambillon (bp 1797) qui X Namur 5 février 1817 Jean-Baptiste Boland (1792-1850), cultivateur, musicien, est la quadrisaïeule de François dit Francy Boland (1929-2005), né à Namur le 6 novembre 1929 et mort à Genève le 12 août 2005, musicien de jazz ayant démarré sa carrière aux côtés de Bobby Jaspar. En 1955, il rejoint le quintette de Chet Baker. Il s’installe aux Etats-Unis et à partir de 1961 codirige avec le batteur Kenny Clarke le « Clarke-Boland Big Band », un des plus grands big band sur le plan international. Il est aussi compositeur et lauréat européen du « Down Beat Poll ». (C. Larkin, The Guinness Who’s Who of Jazz, 1992). D’une autre sœur d’Elisabeth Lambillon, Marie-Joseph Lambillon (1802-1852) X Namur 30 août 1820 Pierre Stokart (1796-1862), négociant houilleur, descendent les familles Stokart, Delahaut (torréfaction de cafés) et Ciparisse qui donnent lors de la Seconde guerre Mondiale, des Résistantes contribuant à cacher des Juifs, Florence, infirmière à la Croix Rouge, et Marie-Antoinette Ciparisse. 1000 Résistantes. 1940-1945. Des femmes dans la Résistance en province de Namur, op. cit., pp. 42, 95.
[2] Mme Alexandre Lebrun née Marie-Françoise Detry (1829-1899), sœur de Denis.
[3] Charles-Léon de Baillet (1812-1875), secrétaire de légation à Washington, commissaire d'arrondissement à Malines puis à Anvers, gouverneur de la Province de Namur de 1853 à 1875, dont il existe aux Musées Royaux des Beaux-Arts de Bruxelles un beau buste par Guillaume Geefs (1805-1883), statuaire du Roi, qui réalisa la statue même faisant l'objet de cette inauguration à Namur, épouse Henriette Cogels (1816-1862) appartenant à cette famille anversoise dont Nathalie della Faille de Leverghem épouse de Philippe-Edgar Detry est issue. H. Douxchamps, Rubens et ses descendants, Bruxelles, 1985, p. 266 ; Portrait en Namurois, Namur, 2002, pp. 230-231.
L’Opinion libérale de la Province et de Namur, 28 août et 4 septembre 1880 ; P.-E. Detry, La famille namuroise Detry autrefois de Try, op. cit., pp. 543-549.