« Le sort est tout puissant et nul en cette vie n'est maître de sa vie. »
– Accius
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Marie-Sidonie Detry, née à Namur le 28 septembre 1851, y décédée le 25 août 1891, épouse Namur le 8 avril 1874 Henri Provis [1], négociant en denrées coloniales, administrateur de la société immobilière civile « Provis et Toisoul », membre du Club Nautique de Sambre et Meuse fondé par Rops, né à Bois-de-Villers le 31 mai 1843, décédé à Namur le 27 juin 1884, fils de Jean-Joseph, propriétaire et industriel à Jambes, et de Félicité Stiernard ; veuve, elle épouse à Namur le 15 février 1886 Augustin-Joseph Gerlache [2], industriel puis négociant en denrées coloniales, né à Namur le 26 janvier 1859, y décédé le 16 juin 1887, fils de Jean-Joseph, rentier puis industriel et agent en charbonnages [3], et d'Anne Ravet.
C'est à Salzinnes, faubourg de Namur, le 28 septembre 1851 à cinq heures du soir que naît Sidonie Detry. Deux jours plus tard, accompagné de son père Charles Detry et d'un ami, Joseph Defoux, âgé de 57 ans et négociant à Namur, Denis Detry déclare la naissance à l'officier de l'État civil. Sidonie se révèle être une enfant vive, impulsive, au regard de braises, tout à l'opposé de ce que sera sa sœur cadette, Alice Detry, modèle de douceur et de parfaite maîtrise d'elle-même. Moins jolie que cette dernière, Sidonie a cependant tout pour plaire, mais déteste à ce point sortir que ses dix-huit ans révolus, son père se trouve bien embarrassé d'avoir une fille si peu mondaine. Il est exceptionnel que la jeune fille accepte un bal, et le deuil en 1872 de sa mère renforce encore son manque de goût pour ces distractions.
Invitée toutefois au mariage d'une amie, Sidonie rencontre, en ce début d'année 1873, celui qui, elle s'en étonne elle-même, arrive à faire palpiter davantage son cœur. Son nom ? Henri Provis. Son âge ? Trente ans. Le coup de foudre est aussi réciproque qu'inattendu car de son côté, le jeune homme semblait engagé dans la voie du célibat, malgré le plaisir certain qu'il éprouve dans les sorties mondaines. Henri, qui possède un important négoce de denrées coloniales, et pratique l'aviron au Club Nautique de Sambre et Meuse fondé par Rops, n'est pas véritablement beau. Mais il est toujours d'une extrême élégance, suivant de très près la mode parisienne, et fumant de manière nonchalante d'excellents cigares. Eléments réunis qui lui confèrent un charme certain. Dès le 28 juillet 1873, les fiançailles sont rendues officielles. Malgré le deuil encore récent de sa mère, son père souhaite que sa fille vive au mieux cette période prénuptiale et donne à cette occasion un grand dîner à Salzinnes dont le menu est conservé dans les archives familiales.
Les mois qui suivent s'écoulent rapidement, consacrés aux préparatifs du mariage prévu pour le 8 avril 1874. Dès le 2 de ce mois-là, Sidonie Detry et Henri Provis se présentent devant le notaire Ernest Richard à Jambes afin d'établir leurs conventions matrimoniales. Le mariage peut être célébré six jours plus tard par-devant Adrien Hock, officier de l'état civil, et en présence de Joseph Hennuy, négociant de quarante-neuf ans, oncle de l'épouse [4], de Charles Hennuy, sans profession, âgé de vingt-trois ans, cousin de l'épouse [5], de Nicolas Fontaine, carrossier, âgé de quarante-sept ans, non parent des époux, tous trois domiciliés à Namur, et de Auguste Toisoul [6], entrepreneur, âgé de trente-quatre ans, cousin germain de l'époux, domicilié à Bois-de-Villers. Le 8 novembre 1875, Henri et Sidonie acquièrent par-devant Maître Barthélémy Jeanmart, notaire à Namur, pour la somme de 30.000 francs, une grande demeure d'une superficie de 3 ares 52, sise marché aux foins n°10, et appartenant à Mme Auguste de Saint-Roch, rentière à Namur, et à sa fille Anna, épouse d'Alphonse de Meester, banquier à Bruges.
En compagnie de son cousin Auguste Toisoul, Henri et son frère Julien fondent le 23 avril 1881, par-devant Maître Richard, une société civile immobilière. Elle a pour but la construction d'immeubles bourgeois appartenant aux actionnaires, qui en perçoivent les loyers. Ainsi, quatre maisons de rapport voient-elles le jour, Place Léopold à Namur. C'est à cette époque que les parents d'Henri offrent à chacun de leurs enfants non seulement les portraits qui les représentent, mais permettent encore à chacun d'eux de faire réaliser leur propre portrait [7]. Les portraits d’Émile et de Mathilde Detry ont, eux, malheureusement disparu à la suite d’une succession.
Si les affaires sont bonnes, Sidonie et Henri connaissent des épreuves familiales bien lourdes. Après une naissance heureuse en 1875 d'une fille Emma, c'est en effet non moins de quatre enfants, Albert, Edgar, Jeanne et Georges, que Sidonie perd. Le 28 juin 1882, elle a toutefois le bonheur de donner naissance à Hélène qui, elle, survit, portant à deux seulement le nombre des enfants restés en vie. Le 27 juin 1884, Sidonie s'apprête à fêter le lendemain les deux ans de sa fille cadette lorsque Henri, rentrant de Bruxelles où il est allé passer des commandes, s'écroule sur son lit, terrassé par un infarctus. Il vient d'avoir quarante-et-un ans. Ses funérailles ont lieu le 30 du mois à 10h en l’église Notre-Dame. Meurtrie au plus profond d'elle-même, la jeune veuve se retrouve seule, endettée, car la société immobilière ne fait que démarrer, ayant la charge ses deux filles de huit et deux ans. Mais cette mère, jeune encore, elle a trente-trois ans, est courageuse, volontaire. Elle décide de poursuivre les activités d'Henri, et probablement les aurait-elle parfaitement gérées seule si elle n'éprouvait les affres de la solitude.
Ses filles ont besoin d'un père, et pourquoi dès lors ne pas répondre aux avances d'un jeune négociant de huit ans son cadet, tout disposé à rendre le sourire à cette jeune veuve. Sidonie prend conseil et le cœur léger, se décide à accorder sa main à Joseph Gerlache, né à Namur rue du séminaire et dont le joli frimois est en cette ville bien connu des demoiselles. Le mariage est projeté pour le 15 février 1886 et quatre jours plus tôt, les fiancés se présentent devant le notaire Delvigne à Namur pour arrêter leurs conventions matrimoniales. Celles-ci prévoient la séparation de biens entre les futurs époux, avec communauté d’acquêts, en conséquence de quoi chacune des parties conserve les biens meubles et immeubles qui lui appartiennent ou qui lui échoiront à l'avenir. Il est en outre précisé que « le futur époux apporte en mariage ses industries et activités qui seront employées en commun avec la future épouse à l'exploitation du commerce d'épiceries et de denrées coloniales exercé jusqu'à ce jour par la future épouse, et qui sera continué désormais sous la Firme « Joseph Gerlache-Detry, successeur de Henri Provis ».
Mais afin d'éviter toute confusion et de préserver les parts des filles de Sidonie, il s'avère nécessaire de faire dresser par ledit notaire un « état détaillé et estimatif des meubles, effets mobiliers et marchandises appartenant à la dame Marie-Sidonie-Elisabeth-Charlotte Detry et à ses enfants ». Le mobilier, qui est évalué à la somme de 13.667 francs, est composé notamment de secrétaire, guéridon, porte-musique, meubles de salon, table à jeu, cave à liqueurs, garde-robes, garnitures de lit, etc. Un inventaire des marchandises relatives aux affaires est aussi dressé et comporte, parmi de nombreux produits de toute nature, non moins de 300 kg de chicorée, 1080 kilos de cafés divers, 1500 kg de sel, 100 kg de mines de plomb, 750 kg de savon, 300 litres de vinaigre, etc. Le grand jour est arrivé et c'est vraiment épanouie que Sidonie Detry s'envole pour un nouveau départ. Les années noires semblent révolues et la jeune épouse est heureuse de son choix. Deux deuils coup sur coup viennent pourtant encore l'attrister : ses beaux-parents qui approuvent ce mariage, s'éteignent, en juin et en novembre.
Quelques mois plus tard, les jeunes époux fêtent leur première année de mariage et Sidonie est vraiment heureuse. Mais très vite, elle devient soucieuse car son époux ne se débarrasse pas d'une mauvaise grippe. Il tousse jour et nuit et Sidonie se dépense sans compter pour le soulager. Mais rien n'y fait, même les potions du pharmacien Poskin, de Charleroi, un cousin de Joseph, avec lequel il est en relation suivie. Son état s'aggrave et le médecin décèle une pneumonie. Sidonie ne peut pas croire au malheur qui la frappe à nouveau, car le verdict est terrible : il n'y a pas d'espoir de sauver le malade. Le 16 du mois de juin 1887, Joseph Gerlache rend son âme à Dieu : il a vingt-huit ans. La presse signale qu’il est décédé dans la 29ème année de son âge, après une longue maladie supportée avec un grand courage et une résignation chrétienne ». Le service a lieu le 18 courant en l’église paroissiale Notre-Dame où moins de trois ans plus tôt Sidonie enterrait son premier mari [8]. Elle se retrouve à nouveau seule avec ses deux filles, et la jeune femme dynamique, parant tous les coups, n'est plus que l'ombre d'elle-même, ployant sous le poids de la fatalité. Le chagrin l'a usée, désabusée et, dans les mois et premières années qui vont suivre, c'est l'image désolante d'une tristesse résignée qu'elle donne au monde.
Endettée par la société immobilière, mal conseillée, elle connaît des difficultés matérielles qui ont raison de ses forces. Quatre ans après son second veuvage, elle s'éteint à Namur le 25 août 1891, âgée de trente-neuf ans, en laissant deux orphelines de seize et neuf ans, auxquelles elle transmet ses dernières pensées : « mes enfants, mon pèlerinage est fini. Ne m'oubliez pas dans vos prières, restez unis entre vous, soyez inébranlables dans la Foi, et ne vous écartez jamais des recommandations de votre mère. Mes enfants, souvenez-vous de moi dans vos prières et au saint sacrifice de la messe ». Émile Detry, trente-trois ans, négociant, son frère, et Ernest Provis, quarante-quatre ans, rentier, son beau-frère, sont témoins lors de la déclaration de décès. Julien Provis, oncle paternel des enfants, est nommé tuteur d'Emma et Hélène, les deux enfants survivants du premier mariage de Sidonie, alors que Léon-Octave Detry, leur oncle maternel, est désigné comme subrogé tuteur.
La déclaration de succession [9], qui comporte la propriété de la moitié de la maison du Marché aux foins et du sixième des quatre maisons de la place Léopold et de terrains rue Lucien Namèche, mentionnent un actif de 34.902 francs, auxquels toutefois viennent se greffer diverses dettes hypothécaires dues par Sidonie à la baronne de Waha-Baillonville, rentière à Saint-Josse-ten-Noode, au comte de Brouchoven de Bergeyck, sénateur à Beveren, et à ses filles, Emma et Hélène Provis, dettes se chiffrant à la somme de 26.500 francs. L'actif restant est donc de 8.402 francs, ce qui est bien maigre. De id="nbp_1"s deux filles de Sidonie, l'aînée, Emma devient religieuse sous le nom de sœur Marie-Thérésia de l'Assomption des Sœurs de Sainte-Marie, et la cadette, Hélène, épouse Auguste Balant, industriel à Mons, mais Namurois par sa mère née Godenne.
Sur le beau-père d’Hélène Provis, Charles Balant, industriel et actionnaire de la Société anonyme « Compagnie d’Assurances sur la Vie et de Rentes viagères à Bruxelles L’Européenne », il figure sous le numéro 78 dans un album intitulé « Mons qui passe » qui reprend 125 caricatures de personnalités montoises parmi lesquelles Raoul du Sart de Bouland, le baron Jules du Vivier, Maurice Jottrand, Léon de Cannart d’Hamale, Charles Tondreau, Albert Dolez, etc. Certaines sont agrémentées de commentaires telle celle de Charles Balant croqué en « Forgeron de la paix » avec les vers suivants :
« C’est pour la paix, dit-il, que je travaille
Loin des canons je vis en liberté
Je façonne l’acier qui sert à la semaille
Et ne forge le fer que pour l’Humanité ».
Le caricaturiste est René d’Inn et bien qu’aucune date ne figure, cela semble, selon diverses sources, avoir été édité en 1907.
Le sort s’acharne sur cette lignée puisque le seul descendant des six enfants de Sidonie Detry et Henri Provis, André Balant fils de leur fille Hélène, atteint d’une méningite enfant, n’aura pas de descendance.
Ainsi en est-il de l'existence de Sidonie Detry, qui vit le sort peu enviable de perdre deux époux et quatre enfants sur une fratrie de six, et dont la descendance est aujourd’hui éteinte.
[1] Provis, olim Prouvy (de) : ancienne famille namuroise remontant à Jean de Prouvy, bp vers 1630 × Élisabeth le Jeune, qui donne une lignée de géomètres arpenteurs, notamment pour les terres de la commanderie de Chantraine à Saint-Denis, et lieutenants mayeurs de la Haute Cour de Justice du Bois de Villers. Alliés et proches du milieu notarial rural, ils sont propriétaires de la plus ancienne demeure subsistante de Wépion, la ferme du Trieu Colin. Parmi les principaux personnages de cette famille, évoquons Henri (1800-1884), constructeur en 1860 du « château Provis » à Jambes, Édouard (1834-1913), cofondateur et administrateur délégué de la Banque commerciale namuroise « Provis, Renard et Cie », Hector (1857-1947), général d'artillerie, Charles-Édouard (1859-1945), général médecin, médecin de la position fortifiée de Namur en 1914, Charles (1867-1932), bâtisseur en 1900 de la Cité namuroise qui porte son nom (inscrite comme ensemble architectural à l'Inventaire du patrimoine culturel sous le nom de « Cité Provis 1-6 ») et André (1899-1986), avocat près la Cour d'Appel de Bruxelles pendant 50 ans (1924-1974), résistant dans la presse clandestine 1914-1918 déporté en Allemagne, résistant dans la presse clandestine 1940-1945, vice-président des Invalides prévoyants, membre fondateur en 1922 et président national à vie de l’Oeuvre Royale des Automobiles pour Invalides de Guerre (AIG) sous le Haut Patronage du Roi Baudouin et du Roi Léopold III. P.-E. Detry, « La famille Provis issue de Jean de Prouvy » in Le Parchemin, 1997 ; P.-E. Detry, « La banque commerciale namuroise "Provis, Renard et Cie" » in Le Parchemin, 2000 ; J.-F. Houtart, Anciennes familles de Belgique, Bruxelles, 2008, pp. 405-406. Listes des titres de noblesse, chevalerie et autres marques d’honneur accordées par les Souverains des Païs-Bas depuis l’année 1659 jusqu’à la fin de 1782, Bruxelles, 1784, pp. 18, 25-26 ; Archives de l’Etat, Petites archives de familles de la Province de Namur, numéros 26-28 ; M. d’Aubreby, La famille Aux Brebis originaire de Dinant, Lille, 2017 ; P.-E. Detry, B. d’Ydewalle, Racines, histoire et souvenirs, éditions Weyrich, 2023, pp. 136,139. On verra également sur les Provis et la famille Binamé dont ils sont issus, B. Falmagne, Transcription des Archives du Bailliage de Montaigle (1680-1796) ; L’Ami de l’Ordre, 7 août, 18 octobre 1864, 5 mars 1890, 16 octobre 1895, p. 3 ; Vers l’Avenir, 12 novembre 1919, 1er mai (licitation Provis et Toisoul), 12 février, 15 novembre 1920, 29 avril, 23 septembre, 4 novembre 1922, 5 mai, 26 juillet 1923, 14 mars 1932, 4, 24 mars 1933, 28 août 1945.
[2] Gerlache : ancienne famille d'Hanret. Par sa mère, Mme François Gerlache, née Catherine Poskin (†1829), Jean-Joseph Gerlache se rattache à cette ancienne famille de Hesbaye, olim le Poskin, dont descendent les Dohet dont sont issus Mme Edgar Detry (P.-E. Detry, Essaimage d'une famille namuroise, Bruxelles, 1987 p. 35), famille qui donne l'abbé Georges Poskin, professeur au Collège de Bellevue à Dinant puis curé de Franc-Waret, qui réalise en compagnie de l'orfèvre namurois Philippe Stokart, une importante étude sur l'orfèvrerie namuroise : G. Poskin et Ph. Stokart, Orfèvres namurois, publication extraordinaire de la Société archéologique de Namur, Namur, 1982. Voir J. Vehelst, Hanret, son église, slnd, p. 15.
[3] En 1853, il est renseigné comme économe au Grand Séminaire de Namur lorsqu'il acquiert de la baronne de Coppens née Constance Poncelet une demeure sise 188 rue du Séminaire dans laquelle naît son fils Joseph (AEN, Protocoles notariaux 7153 ; A.-M. Goffin, Documents relatifs au patrimoine immobilier de Namur intra-muros, Bruxelles, 2003, p. 35). Ensuite rentier, ce qu'il est à la naissance de son fils, Jean-Joseph Gerlache fonde à Namur un important négoce de houille (A. Prouveur et A. Jacques, Richesses et misères des houillères namuroises et jamboises de la fin du XVIIIe siècle à nos jours, Namur, 1988, p. 89). Le 23 septembre 1861, c'est une demeure avec cour, jardin et dépendances située rue des Brasseurs 77 et joignant la Sambre dont il devient aussi propriétaire (AEN, Protocoles notariaux, 6676).
[4] Époux d'Adèle Detry.
[5] L'acte mentionne par erreur « oncle » au lieu de cousin germain de l'épouse. Il s'agit en effet de Charles Hennuy (1850-1916), fils de Joseph et d'Adèle Detry.
[6] Toisoul, olim Toisoul (de) : « parti : au 1, d'arg. à la demi-aigle (bicéphale ou non) de sa. mouvant du parti ; au 2, palé ( parfois à trois pals ou même deux ) d'or et de sa. (ou de gu.) de six pièces ». Famille d'alleutiers au Bois de Villers au XVIIe siècle et d'hommes de fief de la seigneurie de Morialmé, dont une branche possède au XVIe siècle la seigneurie d'Ermeton-sur-Biert. Ils s'allient e. a.. aux familles de Furnaux, de Neffe, Cabareau, de la Fontaine, de Pondremy, de Herstal. Auguste, fils d'Augustin et de Marie-Thérèse Stiernard, est entrepreneur pendant peu d'années, puis très vite rentier, se consacrant à diverses œuvres. Il est très lié avec ses cousins Provis. J. Cassart, « Les Legrain, de Malonne » in Intermédiaire des Généalogistes, septembre 1970, p. 267 ; J. de Potter, « Epigraphie de l'abbaye de Marche-les-Dames » in Recueil XXXII de l'OGHB, Bruxelles, 1982, p. 38 ; Au pays du Bois de Villers, s. l., 1983, p. 5 ; B. La Fontaine, « Deux pierres tombales de la Fontaine à Stave » in Le Parchemin, mars-avril 1991, pp. 95-104 ; B. La Fontaine, « Les premiers degrés de la famille de Furnaux, dite de Fenal » in Le Parchemin, mai-juin 1992, pp. 207-221 (avec bibliographie).
[7] Cette commande d'une quinzaine de portraits au total est passée en 1881 au peintre Eugène van der Linden, élève à l'Académie de St-Nicolas-Waes où il obtient un Prix d'honneur en 1875 ; certaines de ses œuvres y sont conservées au musée communal dont un portrait du Roi Léopold II réalisé en 1873 (P. Piron, Dictionnaire des artistes plasticiens de Belgique des XIXe et XXe siècles, Lasne, 2003, p. 598).
[8] Extrait de presse conservé dans les Archives de la famille Detry.
[9] AEN, Enregistrement et Domaines, n° 5461.
P.-E. Detry, La famille namuroise Detry autrefois de Try. Cinq siècles d’histoire, Namur, 2015, pp. 549-561 ; La Meuse, 17 juillet 1875 ; Moniteur belge, 30 avril, 20 mai 1916, pp. 428, 688.